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pour (International) Noise Conspiracy |
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Artiste :
International Noise Conspiracy
Titre :
Armed Love
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Style :
Rock
Sur leur précédent album publié en 2001, les activistes soniques de The (International) Noise Conspiracy appelaient de leurs vœux une nouvelle ère, « le capitalisme leur ayant (sauvagement) volé leur virginité ». Trois ans plus tard, ce n’est un secret pour personne, l’état des lieux est loin d’être reluisant sur Terre... et nos amis communistes suédois sont allés enregistrer à Hollywood avec le producteur des Beastie Boys et de Johnny Cash, Rick Rubin. Cela fait-il de The (International) Noise Conspiracy un groupe de vendus uniquement anti capitaliste par pose ? Et bien non, puisque les quatre garçons énervés sont une fois encore revendicatifs dans leurs textes, produisent une musique toujours aussi enflammée, tout en restant sur leur label Burning Heart, contrairement à leurs compatriotes The Hives partis collaborer avec le « grand capital ». The (International) Noise Conspiracy a par contre un point commun qui restera toujours avec les auteurs du génial tube Hate to say I told you so : quand on les a vus une fois sur scène, on ne peut pas l’oublier. Leur dernier passage à la Coopérative de Mai en 2001 laisse en effet un souvenir impérissable : ce furieux combo possède un feu intérieur qui consume littéralement les audiences.
Et comme tous les bons groupes, cela se retrouve également sur les disques, Armed love en est la preuve. Les dix titres qui composent ce nouvel effort studio se révèlent en effet être autant de bombes suintant le garage rock et la pop sixties. Malgré l’absence de la charmante organiste Sara, cet élément prépondérant du son T. (I.) N. C. - au même titre que le furibard triptyque guitare/basse/batterie - est bel et bien présent puisque c’est le mythique Billy Preston qui est venu participer à la fête en studio - ce Monsieur a quand même joué avec les Beatles et les Rolling Stones !
A la fois rageuse et mélodique, habilement sucrée tout en restant épicée (voire très salée) la musique de T. (I.) N. C. laisse plus que jamais dans le palais un goût très long en bouche et addictif. Certes le son est un peu moins cradingue - il faut bien vendre un peu ! -, mais avec ces morceaux fiévreux et fulgurants aux propriétés énergisantes gravement contagieuses, l’auditeur aura fort à faire pour ne pas vociférer debout sur la table, le poing levé. Avant de finir à genoux… à la fin du disque.
La révolution, la fin des guerres provoquées par des intérêts économiques et le pouvoir au peuple, ce n’est sans doute pas encore pour demain, malheureusement. Mais les concerts de The (International) Noise Conspiracy, c’est pour après demain ! C’est déjà ça…
A consulter également : les chroniques des disques de The (International) Noise Conspiracy et des comptes rendus des prestations du groupe à la Coopérative de Mai en 2001 et au Printemps de Bourges en 2002.
Sites Internet : www.internationalnoise.com, http://alt.digitalfarmers.com/tinc/, www.burningheart.com, www.americanrecordings.com/tinc.
12 juillet 2004 (Burning Heart / PIAS)
Signature : pierre andrieu
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Artiste :
INTERNATIONAL NOISE CONSPIRACY
Titre :
A NEW MORNING, CHANGING WEATHER
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Style :
Rock
Ce groupe suédois est passé en concert près de chez vous et vous n’étiez pas là ! Ah, vous aviez une réunion de jeunes cadres pour apprendre à licencier en gardant le sourire ? Je vous plains sincèrement, car le concert de ces cinq jeunes gens était mémorable : visuel, engagé, drôle, puissant, concis… Il est encore possible de se rattraper en écoutant, avec une oreille attentive, leur nouveau disque qui, lui aussi, vaut le détour.
S’ils appellent de leurs vœux une révolution pour mettre fin au déséquilibre nord/sud, il n’y a pas eu de révolution musicale chez nos rouges amis. The (International) Noise Conspiracy fait toujours dans le pop-rock sixties avec une bonne dose de punk. L’orgue Hammond reste omniprésent et donne une agréable couleur rétro à l’ensemble. Leur musique garde un aspect groovy et donne toujours autant envie de se déhancher.
Le groupe au complet semble toujours aussi énervé et Dennis Lyxzén, le chanteur, n’a rien perdu de sa verve et de son charisme. Ces deux qualités, alliées à l’humour, permettent de ne pas avoir la douloureuse impression d’entendre un discours politique rébarbatif. Je parlais de leur humour, il en faut une sacrée dose pour chanter un morceau appelé Capitalism stole my virginity, en se jetant partout dans un costume étriqué à la Beatles. Ce morceau mérite de faire un tube aux USA, ce serait quand même un grand moment !
En attendant le grand jour, l’écoute de cet excellent disque permet de se préparer pour participer à un concert de ces enragés venus du froid.
Signature : pierre andrieu
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