Avec leur punk rock à tendance hardcore old school, ces furieux écument les salles de France et d'Europe Ils ont eu le plaisir d'user les scènes en compagnie de NOFX, BURNING HEADS, BANE, THUGS...
Rico + A different day + Menpenti + ISP - 1 mars 2008 - Machine à Coudre - Marseille Si y'a bien une soirée qui s'est faite attendre sur Massilia, c'était bien celle d'hier soir, à la Machine. Pensez donc : ISP, LE groupe qui sait foutre une ambiance de feu peu importe l'endroit où on .../...
Si y'a bien une soirée qui s'est faite attendre sur Massilia, c'était bien celle d'hier soir, à la Machine. Pensez donc : ISP, LE groupe qui sait foutre une ambiance de feu peu importe l'endroit où on les voit, les fadas de Menpenti avec leur punk à l'accent du 13, et A Different Day, qui redonne ses lettres de noblesse au hardcore old school, chose qui ne s'était plus vue depuis des groupes comme Try to Win, Take Shit Back ou Full in your Face...
J'arrive tout seul sur le coup des 21h sur le cours Lieutaud, pile dans les temps, chose incroyable j'ai trouvé une demi-place, où un garage punk-rock (un peu comme font certains avec une Smart, à 90° par rapport aux autres voitures, mais avec la Vandmobile) me permet d'être à 100m de la salle... Royal. Y'a pas des masses de monde ce soir, j'vais pas ressasser encore une fois les vieilles rengaines, mais ça, pour s'prétendre « hardcore », y'a du monde à Marseille. Par contre, dès qu'il s'agit d'aller à un concert de groupes autres que ceux des potes, là on voit plus personne... « Where is the world Hardcore ? » comme le chantaient les Try to Win. Bref.
En guise d'intro à la soirée, c'est Rico, le chanteur d'ISP, qui muni de sa guitare folk va entonner une bonne douzaines de chansons issues de son répertoire. De jolies chansons, pour la plupart en anglais, qui m'ont fait penser par moments à certains passages parmi les plus calmes des Pogues. Bon après le gars est un sacré personnage, qui a fait rire l'assistance avec ses mimiques et sa grande gueule entre les morceaux, plus quelques autres titres plus agités, notamment la chanson sur les moshparts, la reprise de No time Left, et un cover absolument terrible de Banana Split (de la nouvelle meilleure amie de Philippe Manoeuvre et Sinclair), avec les paroles pas encore maîtrisées malgré la feuille à ses pieds, grand grand moment !
Ca enquille peu d'temps après avec les A Different Day. Troisième date pour eux, et largement celle que j'ai préférée, même avis pour Zhou après discussion. Peut-être que c'est de les voir à la Machine, LA salle rock'n'roll du coin, peut-être aussi est-ce le fait d'avoir en face des gens certes néophytes, mais qui se sont régalés et ont bougé la tête durant tout le set. En tout cas c'était trop bon, la machine s'est mise immédiatement en route, et le feeling s'est bien fait ressentir, les morceaux ont déferlé pour le plus grand plaisir des amateurs du genre (faut dire qu'les ISP ont ramené avec eux une partie des No Guts No Glory et des Backsight, excusez du peu), au final c'était vraiment top. En discutant après coup, ils ont été plusieurs à s'manger une sacrée baffe, qu'il s'agisse de Nico Backseat, de Gui des Menpenti,... Bon, ben reste plus qu'à les voir devant un pit en folie, j'ferai le déplacement à Toulouse pour qu'ça arrive...
On enchaîne avec Menpenti, la version Pastis 51 du punk-rock, les émeutiers de la Capelette sont bien présents, et vont littéralement déclencher les hostilités : ben oui, à force de faire de la musique de voyous, faut pas s'étonner si même les gonzesses se choppent entre elles désormais ! Mieux que le salon de l'agriculture et un faiblichon « et ben casse-toi alors pauv'con », là ça a pris davantage d'ampleur ! C'est dommage ça a un peu terni l'ambiance (bon moi j'ai pas bronché durant le set, j'étais trop occupé à contenir une folle envie de vomir), mais j'y ai quand même trouvé mon compte, j'peux pas dire que j'ai été déçu, même si une fois le set achevé la p'tite équipe sera quant à elle bien moins enthousiaste.
Allez, c'est l'heure de faire la fête ! ISP est un groupe mystère, à chaque fois ils parviennent à foutre le feu dans la salle, à faire danser, pogoter, chanter, hurler les gens, et peu importe leurs délires, la raison probable étant leur mélange de hardcore old school, de punk-rock, et de rock'n'roll, plus un chanteur totalement débridé, qui saute sur tout c'qui bouge, qui balade dans la salle avec son micro... Les titres défilent à bonne allure, pas mal de morceaux du nouveau disque qui s'apprête à sortir, beaucoup issus de « Rusty Ambition », un large panel de titres, tous vous donnant une folle envie de chanter en choeur, de danser, de slamer, bref, de faire la Fête et d'afficher un putain de grand sourire... ISP, c'est la garantie de passer une soirée d'anthologie, chose que tu apprécies encore plus quand tu parles aux gars, qui sont tout c'qui s'fait de mieux niveau humain. Encore un sans-faute pour eux, que j'revoyais ainsi pour la troisième ou quatrième fois !
Bon, ben au final même avec une salle tout juste correctement remplie, tout le monde s'est régalé, les filles souriaent, les mecs se bousculaient, qu'ils arborent un t-shirt Gojira ou The Clash, et moi je repars complètement lessivé d'avoir trop dansé, direction l'anniversaire de Freddysweet, où je provoquerai en duel Mounin à Singstar sur Billy Idol, mais ça c'est beaucoup moins punk-rock...
Ca y est, CA Y EST, premier concert de Massilia Burning (co-organisé avec Chavana) ! Voilà maintenant plusieurs jours (semaines ?) que Zhou et moi on saute dans tous les sens, on a une tension supérieure à deux, on a même diminué anormalement nos doses de PES pour se préparer à ça ! J'arrive à la machine vers les 17h30 tandis que Zhou sera retenu par un partiel quelques instants de plus...
J'vous épargne tous les détails pré-concerts, si ce n'est que j'avais la larme à l'oeil en voyant les Sweet répéter (pour la première fois depuis deux ans !), et que j'ai passé un super moment avec les ISP, aussi bons pour vous faire danser que pour blaguer sur de très bons sujets de discussion (moto, musique, il manque quelque chose ? - NDZhou : oui PES et le foot fichtre) ... Ouverture à 20h30, d'abord les gens entrent doucement, on commence à retenir légèrement nos respirations (même si on sait que le vrai cap c'est 21h30, m'enfin là on était tendus faut avouer), et heureusement le set du premier groupe de la soirée sera à la fin marqué par une salle pleine à craquer !
C'était donc les Menpenti qui ouvraient, nous on était en bas pour les entrées, flyers and co, par contre on avait des espions à l'étage, qui nous ont certifié que c'était (comme d'habitude) très bien et que que ça bougeait beaucoup devant la scène ! A ce propos on remercie encore 50 milliards de fois l'équipe, pour tout ce qu'ils ont fait, là y a bientôt l'album qui va arriver, Menpenti va pas tarder à s'exporter (enfin ils ont déjà fait le Québec notez... Hein ?...) !
Menpenti:
Aïe aïe aïe ça y est, c'est l'heure... Avec pas mal de techniques ancestrales (NDZhou : et un an de traque éffréné) on a réussi à faire revenir à la vie le temps d'une soirée le plus grand groupe de punk-rock marseillais, trio de zombies oeuvrant désormais dans des groupes tels que Lazybones, Acid Test, Biuuu(t), ou encore les Backseat Girls... Alors ? Z'avez trouvé ? Facile je sais... (NDZhou : ah c'est pas les Gasolheads ? ah ah).
J'étais complètement tout chamboulé quand j'ai vu monter les Sweet Children sur scène ce soir. Jusqu'alors ma plus grande déception puisque ne les ayant jamais vus sur scène (NDZhou : ah ah, remember la), j'peux vous dire que ce set, je vais en profiter, tant pis si j'parais lourd (j'enlève tout suspens d'entrée : j'ai été très lourd) ! Impressionant de voir que sans avoir répété depuis deux ans ils étaient au top, ça transpirait le rock'n'roll, la salle a très vite affiché la température maximale tandis que Mounin au chant, Ced' à la basse et Fred à la batterie ont tout envoyé avec une banane sur la tronche qui en disait long sur leurs sensations...
Tous les morceaux monstres sont passés, en vrac y'a eu les Mounin I et II, Sweet rockin' Heart, Riot, Erocktik Dirty Party, Livin', Nuthin', Hope (chantée par Fred passé à la guitare)... Seulement une petite demi-heure mais putain qu'elle fût bonne... Le public (qui pour la plupart ne connaissait pas) était à fond, ça swinguait trop pour laisser les gens indifférents de toute manière ! J'avoue avoir annexé les micros plusieurs fois, quand l'envie se faisait trop violente, j'ai slammé comme un aliéné, pogoté un peu trop fort, alors pour ceux qui lisent et qui m'en veulent : désolé, mais c'était probablement la seule fois où j'pouvais, so...
Musicalement moi j'ai rien entendu de mauvais, Mounin excellait en guitar-hero, Ceddhou a un niveau de basse qui lui permet de bouger comme un dindon sans se louper une seule fois, et Fred tappait à merveille sur les fûts, il m'a réellement impressionné ! Enfin c'est très important : les deux derniers morceaux ont été dédicassés à celui à qui on pense tous les jours, en lui souhaitant le meilleur : collègue Michel ! J'me dis que pour que le set soit aussi rock'n'roll, fallait forcément qu'il soit là, autant à nous tous seuls c'était pas possible... Le set s'achève malheureusement, et déjà les gens viennent me demander « qui c'est ces mecs ?? Pourquoi ils continuent pas ?? C'est trop bon ce qu'ils font ! » Bah ouais, je sais bien... Snif. (NDZhou : et l'album est téléchargeable intégralement et gratuitement sur Massilia la).
La pause a été pour moi très concise, fallait pas que j'm'éparpille trop vite, il y avait la deuxième méga-pointure de la soirée, les ISP ! Leur dernier passage dans cette même salle m'avait laissé sur le cul, j'avais depuis été totalement séduit par leur dernier album, et j'attendais impatiemment un nouveau passage de ceux qui figurent dans mon top 3 de l'année 2006. C'est ça qui a été génial dans cette soirée, c'est qu'on a pu entrecroiser des groupes de Punk chanté en français, de Garage, de Hardcore, etc...
ISP
Vand en action
Là encore c'était la folie, Ricket le chanteur se jette au milieu des gens, toujours une température à rayer tous les vieux d'la planète, un groove monumental et des chansons qui défilent en emportant avec elles les suffrages du public. Ca tape fort, les riffs ont un son ultra rock'n'roll, et la sympathie du groupe achève de me convaincre que put*** si tous les groupes de HxC étaient un peu plus comme ça, on aurait davantage de monde sur Marseille pour remplir les salles... Pour les titres je ne connaissais que l'album Rusty Ambition (dont pas mal de titres ont été joués d'ailleurs... Ben ceux où j'montais chanter sur scène avec Guillaume des Menpenti d'ailleurs ! (Le premier qui dit du coup que ISP c'est de la musique de papas, Gui' et moi on l'défonce)), mais les autres m'ont bien convaincu, je suis reparti avec les deux autres CDs plus le 45t, et en ce dimanche matin de rédaction je puis assurer que les deux prochaines semaines seront marquées par du ISP à outrance...
Hop je (Zhou) prend le relais pour la fin de la soirée, Vand allant agonisé dans un coin suintant de la Machine. A ce stade du concert c'était déjà une très bonne soirée, mais le meilleur reste à venir.
Alors que la chaleur s'intensifie dans la salle c'est The Aggravation qui a pris le relais. Double actu, ils reviennent d'une longue tournée en Allemagne et viennent de sortir leur premier album qui est une vraie merveille. Si ils ont été une fois de plus excellents ce soir il faut tout de même noter la bouteille que leur a apportée la tournée. Encore plus puissant, le groupe se lâche surtout plus, par exemple Rudy (basse) un peu timide d'ordinaire semble s'être totalement décomplexé sur scène. Bref, pour le plus grand plaisir du public le groupe a enchaîné sa célèbre set list imparable : What are you doing now ?, Olivier, Travel for free, No girls, Degenerated, Breakdown, Die whithout glory, No reaction, The judge, ... Insolent, nerveux, sans fioritures, plus que jamais le groupe le plus jouissif actuellement !
The Aggravation
Public
La salle n'a pas désemplie pour The Hatepinks eux aussi de retour de tournée, mais la c'est une habitude. Pas de meilleures façons de conclure une telle soirée que le garage punk primitif des Hatepinks. Violemment rock'n roll et dansant, hystérique et speedé. Si Olivier était relativement calme ce soir, il a tout de même surpris son monde en explosant un écran et un clavier d'ordinateur contre un des poteaux de la salle avec une violence affirmée, le rêve de toute personne bossant dans un bureau en somme. Sinon ça a été l'hystérie habituelle provoquée par les haines rose, savant mélange de rythmiques follement rock'n roll (et totalement imparable dans les troubles compulsifs de remuage de jambes) et de chant minimaliste (oui) et teigneux. Des vieux morceaux (Sehr gut rock und roll, (Killed by) polaroid screen, Do the hateswing, ...) et des nouveaux (Tête malade / Sick in the head, ...), toujours aussi bon !
The Hatepinks
Ordi
Je conclus avant de re-laissé la parole à l'ex-chevelu, effectivement une bien bonne soirée, beaucoup de monde (j'en avais plus vu autant à la Machine depuis les 5 ans de la Ratakans ou Guerilla Poubelle), une bonne ambiance, les péripéties from outerspace inhérentes à ce genre de concert (notamment dans les toilettes, dédicace à Polo DéBé), ... Un très grand merci à Chavana (Nico et Chris #2) qui il faut le dire ont fait la très très très grosse partie du boulot, merci aux cinq groupes bien sur, tous excellents, au public, à la Machine et aux trois autres massilia (Vand, Chris #1 et le plieur de fly Gas).
Ah la la si ca c'est pas du report fleuve plein de moments émouvants et de 'légers' emballages qualitatifs, plein d'auto-chroniques totalement objectives (on est spectateurs avant d'être chroniqueurs ou "organisateurs" après tout). Mais bon quand on s'amuse et qu'on est content on a du mal à se retenir, relativisé et faire un boulot de chroniqueurs raleurs, alors soyons enthousiaste merde ! Bon aller je laisse Vand conclure.
La soirée terminée je suis en vrac, les quatre groupes que j'ai pu voir m'ont rincé, et j'en viens à me dire (comme Zhou) que quand même c'est balèze, le concert de l'année 2007 a lieu début janvier, j'espère quand même qu'on aura droit à quelque chose de presque aussi bien sur les 11 mois restants ! Merci aux Chavana Boyz : Chris, Nico, and co; merci au trio de l'enfer des Sweet pour ce qu'ils nous ont offert, on en demandait pas tant (quoique); merci bien sûr aux ISP (et aux deux motards de l'équipe), pour le groove, le délire et le déplacement; merci aux Aggravation et Hatepinks pour le retour au bercail; et merci à tous ceux qui ont fait que ça a pu se faire, et que ça a été un super succès... Une pensée rapide pour Ced' des CitizenGo !! qui n'a pas pu venir mais à qui on a pensé, et la dernière pour Michel, on t'oublie pas rockeur des quartiers nord, on est pressés de te revoir ! Allez... Maintenant on prépare la prochaine !
Chronique initialement postée sur Massilia's Burning : http://massilia.burning.free.fr/
Bonus : 3 vidéos des Hatepinks filmées par un chroniqueur de LiveinMarseille (ce soir-là démissionnaire mais ayant déjà, il tient à le souligner, chroniqué quasiment tous ces groupes notamment ici ou là, sans parler des disques de ces groupes eux-aussi présentés) : bref ces saletés de vidéos sont par là ! Réagir à cette critique
>> Réponse (le 01/02/2007 par Mystic Punk Pinguin) Félicitations les gars pour cette excellente soirée. Bon c'est vrai que j'ai tellement soutenu le bar de la Machine que .../...La suite
>> Réponse (le 02/02/2007 par Philippe) Ouais, c'est vrai que ce bar est super agréable, c'est un plaisir de soutenir la Machine à Coudre dont les consommations .../...La suite
Menpenti + Lazybones + ISP - 27 mai 2006 - La Machine à Coudre, Marseille Quand je pense que hier encore j'étais avec la délicieuse Emilie Simon et que je me retrouve à la Machine à Coudre pour une affiche punk rock avec une bande de salopards suants, faut vraiment aimer la .../...
Quand je pense que hier encore j'étais avec la délicieuse Emilie Simon et que je me retrouve à la Machine à Coudre pour une affiche punk rock avec une bande de salopards suants, faut vraiment aimer la musique hein ! Evidemment, le Mystic punk penguin, toujours prompt à nous traiter de bobos quand on va à des concerts intellos, n'est pas là pour cette soirée - pourtant ô combien typique - composée de joyeux hurleurs venus faire suinter les murs de la Machine à Coudre.
Ayant royalement raté Sheeva, j'arrive juste à temps pour Menpenti ("Né à Menpenti, mon rève à moi c'est Beverly"), les paroles sont très marrantes quand on les comprend, adaptées à la scène locale (OM and co) et puis surtout, elles sont en français (plus dûr à assumer que yeah fuck all right !). De plus le batteur est remplacé au pied levé (aïe, celui d'origine a la mononucléose, le pôvre). Ca dépote bien, d'ailleurs un pogo composé d'environ 4 personnes assure l'ambiance visuelle. Parmi eux, deux skin-heads juniors dont un vraiment tout petit (on lui a pas demandé sa carte d'identité à celui-là ?). Il se frotte à des chevelus pleins de bière (dans l'espoir fou de se faire péter le nez peut-être ?), ce qui ne marchera pas : ils se contentent de le brasser avec son pote, de l'envoyer valdinguer dans le micro du chanteur et de leur arracher les bretelles. Pas facile de faire le méchant avant la puberté ... Vexé, 'Tom Skinner' (haut commeu trois pommeu) rentrera à la maison avant minuit, pour au moins ne pas se faire gronder par maman. Pendant ce temps là les Menpenti assurent pas mal du tout, ils finissent pas leur fameuse chanson qui traite d'actrices porno, on avait annoncé du punk rock braillard et ma foi, c'est bien eu qu'on a eu, que du bonheur donc.
Le temps d'une petite conversation sur Nine inch Nails (et d'admirer un magnifique tatouage), et Lazybones prend le relais pour un set un peu plus pro. Déjà vus à plusieurs reprises, je me rend compte qu'ils progressent et radicalisent leur son (de plus en plus méchant). Sauf au début où le micro n'est pas branché bien sûr ! Composé d'un trio de bons musiciens, je remarque surtout le batteur qui sonne incroyablement pro, avec une rythmique pareille ils pourraient même ne pas savoir jouer que ça serait bien quand même ! Le chanteur s'amusera à vanner le pauvre Zhou sur son bonnet (jusqu'à ce qu'il valse - le bonnet pas Zhou !) : personnellement je serais plutôt admiratif d'une telle tenue : je suis en T-shirt et je sue les Hoegaarden plus vite que je ne les bois ! Sinon, à signaler l'usuelle reprise de Blue Suede Shoes toujours aussi pétaradante : les Lazybones sont bien en place, ils sont beaux, ils jouent fort et bien.
Il fait de plus en plus chaud, je sue comme une vache sous serre... petite conversation avec Yann de Lo et c'est déjà l'heure de ISP venu de Valence (dans la Drôme, pas en Espagne), qui développe un son punk tendance hardcore, ça déboite bien les cervicales ! L'ambiance devient rapidement folle avec ce chanteur très agité. D'ailleurs une jeune fille me verse obligeamment le contenu de son verre dans le dos, dommage que ce soit pas par là que je bois... Pour me rasséréner, le très remuant chanteur me prend dans ses bras (entre autre élucubrations dans le public), comme si j'avais pas assez chaud ! En fait il n'a presque pas assez de ses 5 mètres de cable tant il aime se promener dans le public, haranguer les gens, grimper, sauter, hurler... c'est vachement plaisant comme groupe, ces Imbéciles Sautant Partout ! Un pogo, cette fois-ci bon enfant et plus ou moins total, achève d'ensuer les murs et le sol de la malheureuse petite salle.
Bon, la chaleur aidant, je rends mon tablier et je finis au bar avec un collègue... au moment pile où j'envisage d'arrêter l'alcool, les clopes et la Machine à Coudre, le barman me paie un coup. Pas encore ce soir que je vais reprendre une vie saine, donc. Bref, une excellente soirée à la Machine, une de plus, dont je ressors vaguement titubant et ivre de bonne musique. Merde à Dieu, tant qu'il y aura des punks, Marseille peut bien être de droite, on s'y amusera quand même. Réagir à cette critique
ISP + Burning Heads + UNCOMMONMENFROMMARS - 19 avril 2006 - Ninkasi Kao - Lyon Quelle soirée que ce mercredi 19 avril au Kao!! Tout était réuni pour que ce concert reste gravé dans les annales : le beau temps, des groupes qui déchirent, un bon son et de la bière...
Tout .../...
Quelle soirée que ce mercredi 19 avril au Kao!! Tout était réuni pour que ce concert reste gravé dans les annales : le beau temps, des groupes qui déchirent, un bon son et de la bière...
Tout commence par ISP (assez tôt, trop peut être ce qui explique leur prestation plutôt moyenne) un set court pour faire monter la pression, du punk du vrai, une présence scénique intéressante du chanteur qui a passé 85 % du concert dans la fosse avec le public plutôt calme à vrai dire... Mais ce dernier savait qu'après le calme vient la tempête!
C'est donc au tour des extraordinaire Burning Heads d'enflammer les planches!! Le public, plutôt froid (et oui c'est bien Lyon ça!) se réchauffe très vite des les premiers riffs de gratte, les premières descentes de tomes ultra rapides et les chants hyper justes! On est enfin rentré dans le vif du sujet!! Les morceaux s'enchaînent à vitesse grand V, le batteur agonise derrière sa batterie mais les trentes dates précédentes ne s'en ressentent pas, et le public ne s'y trompe d'ailleurs pas, on entrevoit les premiers Slams!! ça y est tout le monde bouge, la sauce a enfin pris!! Le groupe fini d'assomer tout le monde après une heure de show, par un rappel dub, histoire de calmer les kids avant l'arrivée de leur protégers...
23 H, la salle est pleine à craquer, les backliners s'affolent, SID (le soundman des Unco) règle ses potars... un grand noir.... les kids se mettent à hurler et les filles à mouiller : nos martiens préféré arrivent sur une intro hyper originale. C'est parti Ed prend sa gratte et balance le riff du premier single de l'excellent nouvel album "Scars are Reminders", le public est déjà en transe, le pogo peut commencer!!! Un set extraordinaire, des nouveaux morceaux qui vous scotchent la tête, des zikos hyper carré, un son d'enfer : génial!! Quelle claque!! 10000 slams, 3 jambes cassées et 10 dents brissées plus tard, les UNCOMMONMENFROMMARS entament leur 2ème rappel: ils ne veulent plus partir!! L'hymne "Fight For Your Right" commence pour ne plus s'arrêter... Une heure du mat', les petits hommes verts nous ont tous scotché, le public tarde à partir mais les gars doivent se reposé pour bien finir "L'INCREDIBLE ROCK TOUR avec les 51 dates en 51 jours"!!! à vous couper le souffle!
Pour ceux qui ne connaissent pas ce groupe absolument génialissime, allez les voirs ils passeront forcément prêt de chez vous!!! C'est du punk rock mais du bon!
Merci aux 3 groupes pour cette soirée formidable! Réagir à cette critique
ISP + Parabellum - 20 Novembre 2003 - Poste à galène, Marseille C'est avec une certaine appréhension que j'allais voir les Parabellum, parce que avouons le, un groupe de rock alterno 20 ans parès ça fait quand même un peu peur... M'enfing, c'est toute ma jeunesse .../...
C'est avec une certaine appréhension que j'allais voir les Parabellum, parce que avouons le, un groupe de rock alterno 20 ans parès ça fait quand même un peu peur... M'enfing, c'est toute ma jeunesse et les Wampas nous prouve régulièrement que l'on peut bien vieillir.
Un Poste à Galène bien plein mais pas complet. Pas mal de keupons jeunes et moins jeunes. Une table de presse du label anarchopunk Acratos.
En première partie, ISP a carrement assuré son rôle. Lorgant plus du côté du punk harcore, le groupe a bien enflammé le public, notemment avec un chanteur déchainé qui n'arrêtait pas de descendre dans le public pour gueuler, danser, empoigner, embrasser les pauvres keupons sans défense. Bref, carrement efficace !
Les Parabellum enchaineront ensuite. Et dès le premier morceau, c'est leur hymne : Cayenne repris pour les deux premiers couplets avant d'anchainer avec un "Vive le rock'n'roll !!". Et là c'est le début de l'émeute. Un groupe qui se défonce et un public à fond. Même avec une tête de tonton fligueur et des cheveux blancs, Schultz, le chanteur, leader d'origine est très charismatique. Pas mal de vieux standards (Amsterdam, Osmose, Papa Noël entre autres) et de nouveautés. Après le rappel une dédicace à Joe Strummer et Joey Ramones avec la version punk de ce dernier de What a wonderful world de Louis Amstrong. Et le set se terminera avec les deux derniers couplets de Cayenne. La boucle est bouclée mais le, vieux, punk n'est pas mort.
Vraiment une ambiance de sa race, groupe et public se défonçant avec plaisir. Espérons que cela soit aussi le acs avec les Bérurier Noir aux Transmusicales de Rennes. Réagir à cette critique