J’avais déjà prévenu la petite équipe de Live In Marseille que la chronique de ce groupe serait certainement dithyrambique, et bien la voilà !
Arrivées trop tard pour pouvoir apprécier la première partie, nous découvrons cette petite salle de concert qu’est l’Affranchi où nous n’étions jamais allées encore. Le format de la salle (jauge et architecture) est assez sympa. Assez grande pour voir un concert de qualité, assez petite pour que ce dernier soit intimiste.
Arrivent sur scène les trois membres de Jahcoozi, Oren Gerlitz alias Baba Massive à la guitare, Robot Koch au clavier et bien évidemment la charismatique Sasha Perera au micro.
Le son est de plus en plus hip hop, plus me semble-t-il que leur performance au Marsatac d’il y a deux ans déjà.
En même temps, comme ceux des meilleurs groupes d’après moi, leur style est à peu près indéfinissable, entre électro bootie, hip hop, pop, raga, rock.
Non seulement ces trois là ont pu absorbé un nombre hallucinant de styles musicaux différents, mais on sent qu’ils ont en plus digéré les influences musicales les plus importantes de ces dernières années. Il y a aussi un côté entêtant à leurs chansons pourtant mélodiques qui paraissent finalement assez évidentes à l’écoute.
Le plus tripant, ce sont les personnalités des trois musiciens qui ont vraiment l’air de s’éclater sur scène, surtout Sasha, grande bombe atomique d'origine Sri lankaise, qui n’en finit pas de danser et qui n’hésite pas à descendre au milieu de son public (ça fait toujours plaisir)
Jahcoozi, ce petit groupe berlinois complètement hétéroclite, qui n’a jamais aussi bien caractérisé la fusion, musicale comme humaine, a de très beaux jours devant lui. On attend de vite les revoir tant leurs concerts sont un moment de purs musique, danse, délire et lâchage !