Entre l'achat du billet par une amie, les annonces sur la réservation en ligne et le concert, le nom du groupe sensé assurer la première partie a changé deux fois : C'est Teddy Thompson sur le billet acheté au mois de juin, c'est Sandrine sur FranceBillet et le matin-même du concert, j'apprends que c'est en fin de compte les Bishops qui s'y collent. Tant mieux, on n'y perd pas au change. Peut-être que Teddy Thompson ou Sandrine (j'ai écouté quelques morceaux de chacun pour me faire une idée) auraient été plus raccord avec la deuxième partie mais moi, je préfère les Bishops.
Il ne fallait pas être en retard : à 19h42, The Bishops donc, entrent sur la scène. Un trio look années 60 au moins pour le guitariste et le bassiste. Le batteur, lui, a une batterie et un style (tchak a poom - tchak a poom) années 60 également mais son look à lui est hors du temps. Ils jouent un rock gentillet qui va chauffer la salle mais sans plus et même échauffer les oreilles de certains. Au niveau de la programmation, c'est un choix curieux, un peu comme quand les Beatles chauffaient la salle de Sylvie Vartan. Je ne faisais pas partie de ceux qui criaient "Rentrez chez vous", ça m'a même assez plu même si aucun des morceaux joués ne m'a fait vibrer. C'est vrai que les compositions manquent un peu de variété et que l'interprétation est un peu trop prévisible. A 20h25, c'était plié. Pour ceux qui arrivaient à 20h30 pour voir Sandrine ou Teddy Thompson, c'était doublement raté.
A 21h00 pétantes, James Blunt déboule. Son entrée sur Breathe est très dynamique. Il fait des aller/retour en sautillant sur la rampe en hauteur puis descend les escaliers en courant. Le public est soulagé quand il arrive en bas entier : le concert va pouvoir avoir lieu. Au niveau du dynamisme, c'est fini pour une bonne demi-heure. Il enchaîne les titres sans passion avec plus ou moins de bonheur. Dans la colonne plus : Billy, High ou Shine On. Dans la colonne moins : I Really Want You, morceau intimiste qu'il n'a pas pu jouer comme il le souhaitait. Il voulait apparemment le silence absolu dans le Dôme, mais le public n'a pas été assez respectueux à son goût semble-t-il. Bref, il semblait mal à l'aise et nous aussi : on avait l'impression qu'il ne nous aimait pas. Il nous montre qu'il a bien travaillé les enchaînements : juste après, il interprète "un nouvel chanson qui t'appelle en français Amor Amor Amor" (sic). Love Love Love (je traduis pour ceux qui ne parlent pas espagnol), c'est du sous-Genesis de la pire époque ! Espérons que le reste du prochain album soit d'un tout autre calibre.
Et puis il y eut Coz I Love You. A la fin du morceau, il descend de scène, court dans les allées des gradins en tapant dans les mains des spectatrices aux anges avant de revenir près de la table de mixage où l'attend un piano. Une plateforme s'élève sur laquelle il jouera deux morceaux dont Goodbye My Lover. L'ambiance du concert a totalement changé. La salle devient enthousiaste, James Blunt devient plus motivé. En plus, il peut laisser reposer sa voix puisque le public connaît toutes les paroles par coeur et chante très bien ! J'ai rarement entendu une aussi belle chorale ! Rebelote sur You're Beautiful. James a les yeux humides. Il nous aime, maintenant c'est sûr. D'ailleurs il nous le dit lorsqu'il revient jouer trois titres dont So Long, Jimmy et 1973. Et il nous le répète encore quand il nous salue longuement avec ses musiciens. Tiens les musiciens, j'en ai pas parlé. Pas besoin. Ils font juste leur boulot et sont très sobres. La star, c'est James.
Setlist James Blunt : Breathe / Wisemen / Billy / High / I Really Want You / Love Love love / Carry You Home / No Bravery / Give Me Some Love / Shine On / Out Of My Mind / Coz I Love You / I'll Take Everything / Goodbye My Lover / Why Is That Complicated ? / You're Beautiful / Same Mistake
Rappels : One Of The Brightest Stars / So Long, Jimmy / 1973