Joli coup pour l'infatigable Jarvis Cocker que ce deuxième album solo enregistré par Steve Albini... Si l'on excepte quelques morceaux un peu anecdotiques, Further Complications permettra en effet aux fans hardcore – et aux autres – de Pulp et de Mr Cocker de découvrir avec un .../...

Joli coup pour l'infatigable
Jarvis Cocker que ce deuxième album solo enregistré par
Steve Albini… Si l’on excepte quelques morceaux un peu anecdotiques,
Further Complications permettra en effet aux fans hardcore – et aux autres – de
Pulp et de Mr Cocker de découvrir avec un large sourire le surprenant nouveau visage (barbu !) du facétieux et talentueux musicien ; la tonalité du disque est à la fois très « rock ‘n roll à l’emporte pièce » et un peu soul vintage, on pense de temps à autres à
David Bowie, aux
Stooges, à
Nick Cave et à de vieux disques de pop ‘n soul blaxploitation (avec cuivres et tout le toutim)… Dès le début du disque, on sent que notre homme Jarvis a envie de laisser parler la poudre des guitares électriques, ce qui donne des morceaux bruts de décoffrage comme
Further Complications (gros riff électrique, voix et chœurs à la Bowie),
Angela (gimmick de guitare stoogien + clap clap + voix pop = titre tubesque),
Pilchard (à la Roxy Music/Bowie),
Homewreclker ! (garage n’soul !),
Fuckingsong et
Caucasian blues (les deux sont envoyés façon
Bad Seeds ou
Iggy Pop)… Mais s’il est capable de rocker méchamment (sur scène, il va même jusqu’à reprendre du
Black Sabbath !) et d’oublier un peu sa légendaire finesse,
Jarvis Cocker est un sérieux client quand il s’agit de jouer les crooners de charme.
Hold still,
Leftovers,
I never said I was deep (belle profession de foi qu’il voudrait voir figurer sur sa pierre tombale en guise d’épitaphe) et
You’re in my eyes (Discosong) (où il se prend pour un
Isaac Hayes 2009) en sont d’éclatantes et vibrantes preuves ; l’ex leader de
Pulp est donc plus que jamais apte à souffler le chaud avec son organe évoluant suavement dans les graves. Sans être génial, l'album
Further Complications comporte suffisamment de motifs de satisfaction pour justifier de nombreux écoutes attentives. Ce qui rendra forcément très impatient à l’idée d’assister aux concerts du songwriter show man anglais et à celle d’écouter le résultat de son travail sur le nouvel album de la divine
Charlotte Gainsbourg. Décidément, il est infatigable ce Jarvis !
A lire également, la
chronique du concert de Jarvis Cocker au festival Rock en Seine 2007.
Sites Internet :
http://jarviscocker.net,
www.myspace.com/jarvspace,
www.because.tv,
www.youtube.com (
Angela en live),
www.youtube.com (clip du même morceau).
2009 (Rough Trade - Because Music)