Jeanne Cherhal - 4 mai 2007 - Salle des fêtes Schiltigheim Un grand moment de bonheur !!!! On passe du triste, au rock avec de beaux morceaux de piano et une superbe voix.
Jeanne Cherhal - Musard (Avec le Temps) - 16 mars 2005 - Espace Julien, Marseille 'M'oiselle Jeanne' est donc venue, parmi d'autres invités, se produire à Marseille dans le cadre du Festival Avec le Temps. Le mot Festival est ici totalement inapproprié : un festival, ça doit .../...
'M'oiselle Jeanne' est donc venue, parmi d'autres invités, se produire à Marseille dans le cadre du Festival Avec le Temps. Le mot Festival est ici totalement inapproprié : un festival, ça doit présenter une unité de lieu, et/ou des tarifs de type 'pass', et/ou au moins deux pointures par jour. Ca m'a toujours énervé que cette manifestation, simple rapprochement de dates de chanteurs sans aucun lien artistique entre eux, soit ainsi nommée, et qu'à chaque fois on doive s'y asseoir (je ne sais pas pour vous, mais un concert assis, moi, j'ai toujours un peu l'impression d'être devant la télé...). Bref.
Jeanne se présente avec deux musiciens (percussions et guitare) ; elle a coupé ses couettes et est tout à fait ravissante (même si elle pourrait largement prendre trois kilos ...). Elle entame son répertoire par un petit air de piano. Elle chante bien, mais un peu sur la retenue, et on commence à se demander si elle aussi ne va pas rester assise tout le concert (à la manière de Vincent Delerm).
Heureusement, au fur et à mesure que le public s'échauffe, elle semble trouver ses marques, elle se lève pour se montrer aux gens que son piano lui cache, et elle nous raconte toute penaude qu'elle a voulu se baigner le matin-même (nous sommes en mars, certes c'est faisable) et qu'elle a grelotté toute la journée depuis. Elle parle ensuite de plus en plus souvent au public, dans une ironie sympathique et assez drôle : par exemple après nous avoir fait taper dans les mains un truc très facile, elle saluera notre 'potentiel rythmique énorme'...
Les chansons de Jeanne ? Je suis arrivé sans les connaître (à part celle du 'p'tit voisin' étudiant) et mon point de vue a donc évolué pendant le concert. Tout d'abord un peu cyniques à mon goût ('un couple parfait', où elle se moque d'une amie malheureuse ou du monde rural - pour les vacheries on a déjà notre Anaïs locale !), puis peignant l'air du temps : 'roller de supermarché', 'le monde vous parle')... j'en venais à me dire qu'elle ne se livrait pas assez, même dans sa chanson d'amour qu'elle a présenté comme mal assurée et à peine assumée ('quand on est très amoureux'), texte très drôle mais où elle ne se mouille toujours pas.
Dans le registre cynique, elle a aussi une chanson nouvelle et très drôle sur le pape ('Est-ce qu'il est mort ? Ah non tiens il bouge encore'), chanson que je trouve un peu vache voire gênante dans le contexte actuel où le pépère n'est pas au mieux - mais du coup il faut qu'elle s'en serve vite ! Je repense à l''Enceinte vierge' d'Agnès Bihl, autre chanson violemment anti-papiste.
Et c'est à travers une chanson sur le plaisir que son père prenait à l'emmener à la station d'épuration qu'elle commencera à nous parler plus intimement (une autre chanson parlant d'un mur construit autour de lui poursuivra ce dialogue filial). 'Une tonne qui n'aime personne' parle sans détour de boulimie et d'anorexie, là aussi en regardant ses bras un peu décharnés je sens que ça parle peut-être bien ... d'elle. Serait-elle (après transformation) la Mrs Hyde du Dr Juliette à qui elle fait penser par instants ?
Vocalement, Jeanne peut ressembler aussi bien à Pascaline (chanteuse des Elles, autre créature menue et troublante dont je me demande ce qu'elle est devenue) qu'à ... Lynda Lemay (ce qui n'est pas une insulte, j'insiste Pirlouiiiit, ré-écoutez ses chansons !). Le concert de Jeanne Cherhal a duré plus d'1 h 30 et c'était vraiment très bien, généreux et tonique, son bien réglé, du beau travail !
Puis tandis que Jeanne se remet, la Café Julien accueille Musard, un trio qui doit avoir 60 ans max en âge cumulé et qui joue crânement sa chance : conserver un public qui n'est pas venu pour lui (sauf un rang bien fourni de supporters amis) par une chanson française assez rock. Pari gagné : le public entré par hasard reste en grande partie, intéressé pas ces trois p'tits jeunes tout à fait doués.
La chanteuse a une fort jolie voix, les deux musiciens sont costauds, les rythmiques convaincantes (notamment sur un air russe bien connu), une jolie reprise de Polo, du kazoo par ci, un peu de boucles électro cradingues par là : un petit concert bien troussé et, il faut le dire, des musiciens qui à 20 ans semblent déjà si bien en place qu'on se demande bien si Musard ne va pas casser la baraque un de ces jours et passer dans la salle d'à côté - c'est tout le mal qu'on leur souhaite !
Pour conclure, un petit bémol : une seule personne a refusé le tract de Live in Marseille, et c'était le guitariste de Jeanne Cherhal (pourtant j'ai essayé de lui expliquer). Je tiens ma vengeance : cher guitariste, tu es peut-être doué mais tu es an-ti-pa-thique (ça t'apprendra). C'est pas Jeanne qui ferait un truc pareil : à la fin du concert de Musard, elle est toujours dans l'entrée et se prête de bonne grâce aux photos et aux autographes, alors merci Jeanne et à bientôt !
Jeanne Cherhal + Musard (Festival Avec Le Temps) - 16 mars 2005 - Espace Julien - Marseille Une salle archi pleine (toujours en configuration assise) pour l'une des nouvelles Victoires de la Musique que je découvrais ce soir. Une chanteuse entre Camille et Oshen ... un peu le même univers, .../...
Une salle archi pleine (toujours en configuration assise) pour l'une des nouvelles Victoires de la Musique que je découvrais ce soir. Une chanteuse entre Camille et Oshen ... un peu le même univers, la même façon de chanter et la même façon de gérer sa timidité et de meubler entre les chanson (que cette dernière).
Accompagnée par deux musiciens qui tournent entre guitare, basse et batterie (elle même étant au piano ou a la basse). J'ai trouve la plupart de ses chansons bien écrites (il y a en effet un petit cote Delerm sur certaines) notamment un couple normal, le petit voisin ou encore celle sur le couples qui s'aiment bcp vs. ceux qui s'aiment moins ou sur la station d'épuration.
Par contre certaines sonnent un peu trop variété (peut être cela que veulent dire les gens lorsqu'ils la comparent a Linda Lemay) dans leurs arrangements et il y en a 3 dont j'ai beaucoup moins apprécié (ceci est un doux euphémisme) les paroles. L'assez racoleuse chanson sur le pape : Le mort vivant bien écrite mais d'une incroyable violence et gratuite (a ce demander ce qu'il a bien pu lui faire), néanmoins un tube assure, celle sur la campagne (ou elle chante son dégoût des ploucs) ou je n'ai pas réussi à sentir le second degré) - il faudra que je chope le disque et que je lise les paroles pour vérifier - Même chose pour la très estivale La tonne (je crois) qui dit en gros je t'aime donc je maigris ...
En rappel on a eu le droit a une reprise sans micro de Bidonville de Nougaro avec une nouvelle fois (comme a Chedid hier) le batteur qui s'est servi d'un La Provence pour jouer de la batterie (Les gars de Marseille l'hebdo dont quelques exemplaires traînant a l'entrée ou La Marseillaise devaient l'avoir mauvaise).
Donc je garderai de ce concert une impression mitigée ...
En sortant mon oreille fut attirée par la musique sortant du Café Julien ... ou jouait Musard jeune groupe d'Aix en Provence bien sympathique avec ses chansons rock français sans prise de tête.
De l'énergie à revendre, un réel plaisir à être sur scène. Guitare, basse, batterie, trompette !, grosse caisse etc ... (klaxon, kazoo etc ...). Ils donnent le pêche. A revoir.
Jeanne Cherhal + Loïc Lantoine - 18 mai 2004 - La Baie des Singes, Cournon (63)
Au Printemps de Bourges 2004, Jeanne Cherhal, pourtant une découverte du cru, a bénéficié en tout et pour tout de 28 minutes pour présenter son deuxième album avant l'arrivée de Lhasa sur scène. .../...
Au Printemps de Bourges 2004, Jeanne Cherhal, pourtant une découverte du cru, a bénéficié en tout et pour tout de 28 minutes pour présenter son deuxième album avant l’arrivée de Lhasa sur scène. Juste avant, le drolatique David Lafore Cinq Têtes avait eu à peine plus de temps pour dévoiler les chansons pince sans rire gorgées d’humour absurde qui seront présentes sur son premier album prévu à l’automne… Parfois, on se demande vraiment si les programmateurs n’ajoutent pas des noms sur une affiche pour se dédouaner… tout en ne prévoyant pas le temps nécessaire à l’épanouissement des nouveaux talents, « contre productivité » à court terme oblige. On devrait juger un artiste en tête d’affiche, un public, une salle ou un festival à la place laissée à la première partie pour s’exprimer et à l’accueil qui lui est réservé… Aussi bizarre que cela puisse paraître à certains, les « vedettes » d’aujourd’hui ont elles aussi débuté en essuyant les plâtres pour des artistes plus connus qu’eux à l’époque.
Levons le suspense tout de suite, la Baie des Singes, le festival « On connaît la chanson » et Jeanne Cherhal ont permis à Loïc Lantoine de présenter les perles de son album Badaboum une heure durant. Et le public, surpris au début, lui a réservé un accueil chaleureux et enthousiaste, allant même jusqu’à le rappeler à la fin ! Cerise sur le gâteau, l’excellent concert de Jeanne Cherhal se terminera même par un duo avec Loïc Lantoine sur Je voudrais dormir initialement interprétée avec Jacques Higelin sur Douze fois par an.
Ce genre de soirée très réussie réconcilierait presque avec le nauséabond business de la musique ! En plus d’assister à un réjouissant spectacle de Jeanne Cherhal avec son précieux guitariste/bassiste Eric Löhrer, le très nombreux public a pu découvrir la chanson pas chantée de Loïc Lantoine et son univers poétique, drôle, désespéré et surprenant… Accompagné par le parfois terrifiant François Pierron, contrebassiste de son état, accessoirement hurleur, pitre et strip teaseur, la nouvelle signature des Têtes Raides sur leur label Mon slip (sic) a véritablement brûlé les planches grâce à ses morceaux tombés de nulle part… Quand ce monsieur - tour à tour lunaire ou performer déchaîné - crache ses mots avec l’aide de son ami martyrisant sa contrebasse à grands coups de cintre, on se dit : « j’ai bien fait d’arriver à l’heure ! »
Peu de temps après, la prestation de Jeanne Cherhal a bénéficié d’un remarquable écho auprès du public, semble-t-il déjà conquis par les passages radio de l’espiègle jeune femme. Avec son humour décalé assez jubilatoire, l’auteure/compositeur raconte ses histoires ancrées dans le réel, avec une verve et un aplomb qui devrait la mener loin. Si musicalement on a déjà entendu plus novateur, l’ensemble produit un effet irrésistible aussi bien sur disque que sur scène. Les quelques faiblesses dans les textes, d’ailleurs autobrocardées avec un délicieux sens de l’autodérision, sont balayées par le tourbillon scénique déclenché par le complice duo. Quand les lumières se rallument après une superbe reprise débranchée de Nougaro (Bindonville), on se dit que ce serait une bonne chose si tous les concerts pouvaient se dérouler dans la même ambiance conviviale... et le même environnement propice à la découverte.
Jeanne Cherhal - 30 avril 2004 - espace jeliiote à OLORON (64) un caractère incomparable dans ses chansons. Drôle, ironique. Sait dire les choses. Chant magnifique. Un régal