Jeronimo a réussi un exploit fin septembre en première partie des excellents Deus : il a cumulé dans sa courte prestation tous les détestables travers du pop/rock adolescent tant défendu par Le Mouv' et Europe 2. Textes affligeants, humour qui tombe à plat, romantisme de cour .../...
Jeronimo a réussi un exploit fin septembre en première partie des excellents
Deus : il a cumulé dans sa courte prestation tous les détestables travers du pop/rock adolescent tant défendu par Le Mouv’ et Europe 2. Textes affligeants, humour qui tombe à plat, romantisme de cour d’école, pseudo rébellion contre la société de consommation, voix affectée et cliché (on dirait du
Diabologum, en pire), cruel manque de chansons… N’en jetez plus, la coupe est pleine. Et malheureusement, sans surprise aucune, on retrouve tout ce qu’on avait détesté en live sur le deuxième disque de ce belge francophile,
12h33. Le single
J’ai les mains qui tremblent donne le ton : grosse prod bien FM (avec des guitares gonflées aux hormones pour masquer un cruel manque d’idée, comme chez
Aston Villa), texte cliché que n’aurait pas renié les très doués
Kyo,
Damien Saez ou
Nicola Sirkis. Jugez plutôt. Premier couplet :
« Intérieur en désordre impossible à ranger. L’espoir qui nous liait a fini par casser. En silence, j’ai brûlé tes affaires, excepté ça et là des cassettes que tu as oubliées. » Refrain :
« J’ai les mains qui tremblent, ce n’est pas la drogue, ce sont les couleurs de tes jolies robes que je n’oublie pas. J’ai les mains qui tremblent, ce n’est pas l’alcool, ce sont les paillettes de tes yeux de braise qui ne s’effacent pas. » Le matraquage radio aidera sans doute à faire passer ça pour un tube… Le reste du disque – à part deux ou trois idées correctes – est du même niveau ; on vise là où se trouve le nerf de la guerre, l’argent : dans les poches des jeunes gâtés par leurs parents.
12h33 est donc vivement conseillé… aux fans de
Kyo,
Saez et
Indochine.
Site Internet :
www.v2.fr.
Octobre 2005 (V2 Music)