Herman Düne + Tribute To Neil Young + Jesse Sykes + J. Tillman (Printemps de Bourges 2007) - 21 avril 2007 - Auditorium et Théâtre Saint-Bonnet, Bourges
Soirée country folk pop rock en deux parties pour l'avant dernier jour du Printemps de Bourges 2007... Un festival non plus printanier mais carrément estival cette année : un soleil radieux pendant une semaine, une chaleur bienvenue, pas une goutte de pluie, aucun nuage. Que demander de plus ? Un peu de musique peut être... Et bien, .../...
Soirée country folk pop rock en deux parties pour l’avant dernier jour du Printemps de Bourges 2007… Un festival non plus printanier mais carrément estival cette année : un soleil radieux pendant une semaine, une chaleur bienvenue, pas une goutte de pluie, aucun nuage. Que demander de plus ? Un peu de musique peut être… Et bien, ça tombe plutôt pas mal : le Printemps de Bourges est fait pour ça.
J. Tillman :
C’est dans une nouvelle salle récemment ouverte au public (pour des concerts ultra intimistes de piano classique) que se déroule une soirée réservée au label Fargo. Deux de ses plus brillants artistes, J. Tillman et Jesse Sykes, sont au programme. Dans ce mini théâtre à l’italienne proposant une centaine de places assises, l’une des dernières signatures de Michel Pampelune – le « boss » de Fargo – a enchanté le public. Comment ne pas s’enthousiasmer devant ces morceaux joliment lancinants, authentiques, à la fois rugueux et accueillants ? C’est absolument impossible ! Car, en plus de composer de petites merveilles folk pop (voir son album Minor works, J Tillman est doté d’une voix hallucinante de beauté et d’un jeu de guitare sobrement classe. Au final, on obtient donc un concert de très haute tenue.
Jesse Sykes :
Juste le temps de se rafraîchir un peu dans la rue que Jesse Sykes et ses trois musiciens font déjà leur apparition sur scène. D’abord pour une balance improvisée assez drôle, ensuite pour un superbe set entre country folk et rock. Plutôt orienté sur ses précédents disques, le lieu se prêtant peu aux ambiances rock du dernier album, la belle brune au charme vénéneux a transporté l’auditoire pendant la totalité de son set. Sa voix d’ange déchu – pleine de vécu et très évocatrice – est à elle seule un véritable bonheur pour les oreilles… Mais là aussi, comme chez J. Tillman, le songwriting n’est pas oublié pour autant (lire la chronique de son dernier album : Like Love Lust) ; tous les morceaux sont aussi marquants les uns que les autres. Cerise sur le gâteau, le batteur, le bassiste et le guitariste rivalisent d’ingéniosité et d’inspiration pour habiller les chansons de leur « patronne » avec des habits qui leur vont à merveille : batterie caressée, lignes de basse onctueuse et/ou sèches, rythmiques et solo électriques digne de Neil Young & Crazy Horse. Un très beau moment que cette prestation de Jesse Sykes.
Tribute To Neil Young :
En sortant du théâtre Saint-Bonnet, on avait très envie de revoir très vite J. Tillman et Jesse Sykes sur une scène. Miracle de la programmation, le Tribute to Neil Young présenté en ouverture du concert d’Herman Düne dans le très bel Auditorium de Bourges avait pensé à les inviter ! Dans cette salle flambant neuve à l’acoustique parfaite (et permettant une visibilité irréprochable), Seb Martel et ses acolytes ont proposé une heure durant des reprises de Neil Young en forme d’hommage au génial loner… Chacun se met donc au service du répertoire du Canadien épileptique pour montrer – s’il était besoin – à quel point ses morceaux sont beaux. Hey Hey My My, The Loner, Tell me why, Pocahontas, Harvest Moon, A needs a maid, Old man etc etc sont interprétés avec ferveur et passion par des musiciens transis d’amour pour Mr Young, mais pas paralysés par l’enjeu pour autant ! Les arrangements sont intelligemment modifiés, des morceaux peu connus sont interprétés, c’est un hommage de rès belle tenue auquel on assiste ! En plus de Seb Martel et de ses musiciens doués et bien dans l’esprit, Emily Loizeau (pour deux superbes titres chantés avec une voix impressionnante), Peter Von Poehl (avec une reprise originale seul à la guitare d’Old man), J. Tillman et Jesse Sykes (pour deux titres chacun, de très jolis instants de communion musicale avec une de leurs influences majeures) se succèdent sur scène. Pour le plus grand bonheur du public, sous le charme.
Herman Düne :
Juste après, la troupe d’Herman Düne au grand complet a prolongé le plaisir du public pendant toute la durée de son set. L’envie de jouer est là, les musiciens sont décontractés mais bien calés ensemble (ce qui n’est pas toujours le cas), les morceaux sont de grande qualité… Avec tout cela il parait impossible de rater sa soirée. Le concert débute par deux morceaux peu connus joués par David Ivar, au chant et à la guitare et Néman à la batterie minimaliste. C’est beau, sobre et donne envie d’en entendre plus, voire de rester en compagnie de ce groupe à part toute la nuit. Juste après l’arrivée de Doctor Shönberg (aux percus et à la trompette), de Turner Cody en bassiste/choriste aussi impeccable que son costard, et de Julie Doiron et d’Angela des Baby Skins (toutes deux aux chœurs angéliques) complète ce tableau idyllique. André est toujours absent, ses chansons aussi, mais Herman Dûne, désormais dans un style différent (mois mélancolique, moins Lo-Fi) se débrouille très bien, merci. David Ivar se comporte en leader souriant et affable, chaque chanson étant dédicacée à quelqu’un : Angela, ses parents (présents dans la salle ce soir), des Hollandais tenant une salle de concert où un morceau du set a été joué pour la première fois,et, enfin, le public présent ce soir, très chaleureux. Celui-ci fait un triomphe au tube extrait de Giant, I wish that I could see you soon, et à Not on top (provenant de l’album du même nom) mais écoute attentivement et apprécie également les titres moins accrocheurs mais tout aussi réussis qui font partie intégrante du répertoire scénique d’Herman Düne. David Ivar chante divinement, il fait frémir sa guitare pour quelques solos superbes, parfaitement soutenu qu’il est par un groupe au taquet, souriant (sauf le taciturne Turner Cody, bien sûr… ) et content d’être sur scène. Timing serré oblige, le concert se termine trop tôt avec un unique rappel, mais l’heure passée avec les Düne était plus qu’agréable ; elle a permis au public de baigner dans une délicieuse ambiance folk pop hors du temps, entre sixties et seventies, bien loin des tracas de l’année 2007. Et c’est pour ça qu’on vient voir un concert dans un festival, n'est ce pas ?
Jesse Sykes and the Sweet HereAfter et Shannon Wright - 23 avril 2004 - Theatre Jacques Coeur - Bourges (18) Jesse Sykes and the Sweet HereAfter : Magnifique concert dans le très beau théâtre Jacques-Cœur de Bourges. Une prestation à l'image du groupe tout en noirceur et en beauté. Tout est doux et mélancolique du chant à la guitare en passant par le violon. Les morceaux s'enchaînent comme des pépites et crée une belle ambiance sombre mais chaleureuse. .../...
Jesse Sykes and the Sweet HereAfter : Magnifique concert dans le très beau théâtre Jacques-Cœur de Bourges. Une prestation à l'image du groupe tout en noirceur et en beauté. Tout est doux et mélancolique du chant à la guitare en passant par le violon. Les morceaux s'enchaînent comme des pépites et crée une belle ambiance sombre mais chaleureuse. Jesse, avec son regard de pierre, est belle à tomber.
Le groupe porte vraiment bien son nom car ils étaient là après pour dédicacer leur album et prêt à discuter avec les gens. Bref un pur moment de bonheur comme on dit.
Shannon Wright nous offre un rock pèchu et nerveux. Ce petit bout de femme accompagné seulement par une batteuse se jette partout, joue couchée, assise, à genoux. Elle alterne les moments de rock douloureux joué à la guitare et des chansons plus calmes, mais tous aussi "barrées" interprété au clavier et souvent seule. Bref elle n'a pas usurpé son titre de nouvel PJ Harvey.
Jesse Sykes and the Swwet HereAfter + Shannon Wright - 23 avril 2004 - Théâtre Jacques Coeur, Bourges Jesse Sykes and the Swwet HereAfter :
Magnifique concert dans le très beau théâtre Jacques-Cœur de Bourges. Une prestation à l'image du groupe tout en noirceur et en beauté. Tout est doux et mélancolique du chant à la guitare en passant par le violon. Les morceaux s'enchaînent comme des pépites et crée une belle ambiance sombre mais .../...
Magnifique concert dans le très beau théâtre Jacques-Cœur de Bourges. Une prestation à l'image du groupe tout en noirceur et en beauté. Tout est doux et mélancolique du chant à la guitare en passant par le violon. Les morceaux s'enchaînent comme des pépites et crée une belle ambiance sombre mais chaleureuse. Jesse, avec son regard de pierre, est belle à tomber. Le groupe porte vraiment bien son nom car ils étaient là après pour dédicacer leur album et prêt à discuter avec les gens. Bref un pur moment de bonheur comme on dit.
Shannon Wright :
Shannon Wright nous offre un rock pèchu et nerveux. Ce petit bout de femme accompagné seulement par une batteuse se jette partout, joue couchée, assise, à genoux. Elle alterne les moments de rock douloureux joué à la guitare et des chansons plus calmes, mais tous aussi "barrées" interprété au clavier et souvent seule. Bref elle n'a pas usurpé son titre de nouvelle PJ Harvey.
Shannon Wright + Jesse Sykes & The Sweet Hereafter (Printemps de Bourges 2004) - 23 avril 2004 - Théâtre Jacques Coeur, Bourges
Tout était réuni pour que le premier concert de la journée de vendredi au Printemps de Bourges soit réussi : un théâtre à l'italienne de 350 places absolument magnifique, une affiche de rêve (Shannon Wright + Jesse Sykes) et un public de connaisseurs très à l'écoute des artistes...
Dès le début du concert de Jesse Sykes & The Sweet .../...
Tout était réuni pour que le premier concert de la journée de vendredi au Printemps de Bourges soit réussi : un théâtre à l’italienne de 350 places absolument magnifique, une affiche de rêve (Shannon Wright + Jesse Sykes) et un public de connaisseurs très à l’écoute des artistes…
Dès le début du concert de Jesse Sykes & The Sweet Hereafter - qui viennent de sortir l’excellent album Oh, My girl sur Fargo Records -, on se laisse saisir par la beauté de la voix de Jesse Sykes, la qualité des interventions guitaristiques de Phil Wandsher et le côté sombre et envoûtant de ballades country rock apocalyptiques. Tous les musiciens semblent habités par la musique qu’ils jouent, la ferveur qui se dégage des interprétations est presque palpable. On passe donc un moment délicieux à écouter religieusement ces morceaux aussi intemporels que marquants…
Peu de temps après Shannon Wright et sa batteuse Christina Files font leur apparition sur les planches du Théâtre Jacques Cœur. On gardait un très bon souvenir des deux concerts de Shannon Wright en première partie de Calexico et Pinback mais celui de ce soir les surpassera tous les deux ! On a beau être prévenu, cette mademoiselle Wright impressionne à chaque fois par sa schizophrénie scénique : elle alterne avec une incroyable aisance les instants calmes et bouleversants prostrée sur son Wurlitzer et les violentes décharges sonores guitare - dissonante - à la main. Dans ces moments là, Shannon semble dans un état second, elle arpente la scène en dansant de manière surprenante - un peu comme si elle était en apesanteur -, hurle des mots torturés et inquiétants, finit parfois à terre comme prise de convulsions soniques, ce qui ne l’empêche pas de continuer à sortir des accords déchirants de sa guitare… Comme sur le magistral album Over the sun, la présence tour à tour énergique ou sobre de Christina Files à la batterie apporte un indéniable plus ; l’entente entre les deux jeunes femmes semble en effet relever de la télépathie. Devant un tel spectacle, on reste cloué à son siège les ongles plantés dans les accoudoirs, comme si on était projeté à pleine vitesse dans des montagnes russes pendant la durée du concert. Immanquable !