Moins de 24 heures après être venu voir
Sonny Rollins, nous voici déjà de retour a Summerstage. Comme on pouvait s’y attendre la venue de
Jimmy Cliff en concert gratuit (
suggested donation $10) a rameuté du monde. Lorsque nous arrivons une demi heure a l’avance, une longue queue est visible aux abords de l’entrée … heureusement que Svetlana est arrivée avant nous et nous a gardé des places …
C’est de loin la fois ou je vois le plus de monde ici. Sur scène la famille
Morgan Heritage est a l’action. Plus jeunes que ce que je pensais, il ne m’ont pas vriament convaincu. Un peu trop mous comme les
Abyssinians et puis finalement pas si reggae que ca.

En effet l’un des derniers morceaux qu’ils aient jouer que devait s’intituler quelque chose comme
I love reggae était plus soul, groove ou autre chose que reggae. En fait pendant tout le long ça me faisait penser a la musique de
A la Poursuite du Diamant Vert. En plus après l’ouragan
Jimmy Cliff je me suis vraiment rendu compte que ces deux groupes ne jouaient pas dans la même cour … Pour leur défense il faut aussi dire qu’il s’est mis un peu a pleuvoir pendant leur set …
Apres une demi heure d’attente pendant laquelle j’en ai profité pour aller me ravitailler en boisson et frites, … on annonce
Jimmy Cliff et c’est comme souvent avec les stars de cet acabit par un instrumental que ses musiciens tous de jaune vêtus on commençaient … 8 il y a un clavier, des percussions, une batterie, une guitare, une basse, un saxo et deux choristes.

Me trouvant a ce moment la sur le cote de la scène, je peux voir arriver
Jimmy Cliff sur le cote qui nous gratifie d’un sourire et d’un regard absolument surnaturel (et pour le moins inquiétant).

A peine arrivé sur scène il attaque avec son tube le plus commercial (seule chanson que j’aurais été capable de vous citer a préalable). Exit donc
Reggae Night (tube qui était responsable de la « mauvaise » idée que j’avais pu me faire du bonhomme – un peu comme peut l’être
I got my mind set on you pour
Georges Harrison) et revisite du riche répertoire de l’un des plus anciens reggae man encore en activité … mais il a quel age au fait, car la il ne fait pas si vieux ?!?)

Succession de hits tels que
Many Rivers to Cross,
The harder they come Vietnam mais aussi une reprise de
Cat Stevens (
Wild World), un medley avec
By the Rivers of Babylon de
Boney M …

On a aussi eu le droit a des morceaux plus ragga, voire hip hop avec une participation plus importante du choriste et de la choriste asiatique. En tout cas ce qui est sur, c’est que ça joue vraiment … chaque instrument est bien mis en valeur et fait plus que accompagner. Que ce soit la guitare (bien rock), la basse, la batterie, le saxo …

Un patate d’enfer, il n’a pas arrêté de danser, de sauter, d’envoyer ses jambes en l’air … regard halluciné, bras tendus vers le ciel, yeux retournés … presque grand écart …
Jimmy Cliff m’a vraiment impressionnée. Message écologique, anti guerre naïf mais sincère (en ça il ma fait penser a
Patti Smith), compliments a ses musiciens, réelle joie d’être la a jouer sous le soleil (revenu) de New York.

On reprendra tous en chœurs ses messages de paix et d’amour … Sur un des derniers morceaux il empoignera une guitare … rouge comme sa tenue … et plus d’une heure et demi après son apparition il nous fera une rappel assis en jouant du djembe avant de se relever bien vite … quelle énergie !
Au final un des concert ou je me suis le plus amusé (et ce n’était même pas du rock !).
