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Peut-on décemment aller voir
Johnny Hallyday à 31 ans, avec 13 ans d'Eurockéennes au compteur, des centaines de disques de rock à la maison, une aversion sincère pour la variété, voire une petite réputation de chroniqueur alternatif à défendre ?
Evidemment, non ! On trouve immédiatement 7 bonne raisons de ne pas aller voir
Johnny Hallyday : il représente ce qu'on a toujours détesté en musique (les Yéyés, puis la Variété, puis la Star'Ac...), il ne veut plus payer ses impôts en France, ça coûte 45 euros, on a pas pu gratter une place, c'est un ami cher de Nicolas Sarkozy, à la télé il est présenté comme un crétin, et enfin il a l'air un peu vieux pour être encore crédible en idole des jeunes. D'ailleurs on a l'impression que ses fans sont tous des bikers ou des beaufs et on se dit qu'on va vraiment avoir la honte.
Le problème c'est qu'on trouve aussitôt 7 bonnes raisons d'aller voir
Johnny Hallyday : C'est une légende vivante (et par curiosité, on veut donc le voir avant qu'il soit une légende tout court), on se fout pas mal de ses impôts, ça coûte à peine le prix de 8 concerts punk à la Machine à Coudre, si on y va pas on regrettera après, il y aura pas Sarko en principe (enfin pas dans la fosse), on veut voir s'il est aussi bête qu'on le dit, on veut voir la liesse qu'il peut encore provoquer chez ses supporters. D'ailleurs on imagine la gueule de certains de ses fans et on imagine que ça peut être bien marrant (de même qu'au stade Vélodrôme on vient aussi pour le public...).
Ex aequo, 7 partout. Mais c'est lundi et y'a rien de mieux à faire. Crise de curiosité ou masochisme radical, phase régressive ou fantasme inavouable ? Je l'ignore mais les chiffres sont clairs, 8 à 7 : J'y vais, non de Zeus !
A nous deux, Blooooondin !
Arrivée à 19.55, je me fais déjà remarquer en garant un vélo, le seul, au milieu de centaines de scooters et motos - va pas falloir trop la ramener... Concert à 20 h pile soit-disant - la billetterie ignore s'il y a une première partie : je n'ose pas aller boire une mousse avant d'entrer et je sais que le Dôme ne sert que de la pisse d'âne... tant pis, pas d'alcool ce soir. Et l'angoisse de se taper 30 minutes d'un staracadémicien lambda ou d'une affreuse hurleuse Dionoïde en prime. J'entre dans une salle déjà pleine à 95 %. Je sais que je n'y croiserai pas d'amis (et je ne VEUX PAS en croiser d'ailleurs). Dans la fosse, qui est toute petite ce soir (curieusement c'est les places les moins chères !), le public est familial et d'apparence variée. 7 à 77 ans... Pas vraiment de bikers à l'horizon mais je suis quand même l'un des seuls mecs de moins de 50 ans à ne pas avoir de chaîne en or qui brille...
1) Après les bonnes raisons, se trouver de bons voisins...
Je trouve une place avec une bonne vue et, ça c'est cool, mes voisins sont représentatifs ! A ma gauche, un couple de jeunes gens un peu bedonnants... La fille a des mêches blondes et un gilet en résille beige, le garçon frisé et joufflu a un T-shirt Johnny qui a déjà beaucoup servi et une chaîne en or, bref ils ont un aspect ... rural ! Jeunes fans des champs, disons. A ma droite, un couple de sexagénaires bien habillés et qui se chamaillent tout le temps - on dirait mes parents : vieux fans des villes ! Derrière et aux premier rang des places assises, quelques gros assez gratinés et déjà très excités qui braillent et tapent des pieds. Echantillon impeccable, je suis prêt. Hélas, il faut attendre et ça dure des heures.
20 h 10, premier baillement. Un titre de Gainsbourg passe dans l'indifférence générale. 20 h 20. Une sorte de musique classique/variète (musique de film ?) - l'ambiance monte d'un cran mais c'est aussi interminable. Petite attraction (grosse pour le public qui fait une ovation) : l'entrée de la grande blonde
Laetitia et de la petite brune,
Jade. Je ne ferai pas de commentaires sur le fait d'amener à un concert une fillette de 2 ans et demi... Après tout si elle survit à son adolescence, elle part quand même avec pas mal de chance dans la vie !
Et puis ça commence enfin, dans une ambiance de 2e guerre mondiale (tirs de DCA, projecteurs etc) d'un goût délicieux... Après une projection en ombre chinoise de la Bête qui fait rugir l'auditoire de plaisir, le rideau se lève sur un décor d'un kistch assez grandiose (genre palais en ruine). Je ne peux pas m'empêcher de rire. Les musiciens sont en effet habillés, mi-Mad Max, Mi-Sgt Pepper (comme le disait
Pirlouiiiit), l'un deux semble se prendre pour Keith Richards (enfin il a surtout la même gueule de vieille dame indigne, et la même chemise de dandy défraîchi), l'autre ressemble vaguement à Renaud - version 2006. Au moins on a échappé à la première partie tant redoutée !
Et puis arrive l'Homme -
Jean-Philippe Smet, himself, dans une clameur phénoménale. Le groupe part sur les chapeaux de roue avec
L'Envie : deux guitares et une basse, deux batteries, un synthé, ça pète de partout. Hélas
Johnny semble surtout faire le tour du propriétaire en se baladant à droite à gauche : il articule à peine, parfois en retard... il se touche élégamment le vié pour souligner son propos - pfff, si c'est ça l'envie de l'idole des jeunes, je suis déçu. Et puis j'ai une révélation à faire à ceux qui ne l'ont pas vu depuis longtemps, et à ceux qui ne le verront jamais :
Johnny, il est GROS ! Si ! Je l'jure ! Aussi bien de la figure - un rien bouffie, que du bide - qu'il cache à grand peine derrière une grande veste noire brillante, une chemise noire fendue et un pantalon en cuir !
Mais au secours, sur
Né dans la Rue il joue aussi de la guitare ! Alors ça, il faut que j'en parle un peu :
Johnny qui joue de la gratte, c'est quelque chose... On dirait qu'il n'a le droit de jouer que des accords de Mi, ou plutôt qu'il ne fait que semblant de gratter - à vrai dire il semble à peu près évident que sa guitare n'est pas branchée (ou alors vraiment pas fort). Pourtant je suis à peu près sûr de l'avoir vu en jouer pour de vrai sur une vieille vidéo... Mais enfin pourquoi s'emmerder à son âge, il a déjà deux (bons) gratteux et la guitare, ça lui donne la bonne dégaine et ça lui planque le bidon, c'est tout bénef' quoi !
A ma grande surprise, moi qui n'ai pas l'ombre d'un disque de ce type (et qui n'écoute même pas la radio) je crois que j'arriverai à reconstituer toute la play-list ce soir, il faut dire que c'est le
Flashback Tour, du succès et du lourd ! Ca sonne gros rock biker, batterie en avant, solos de guitare à l'envi, à la
Bon Jovi - je ne suis pas loin de détester. Mais
Johnny s'est repris : il chante mieux, plus concentré, et monte en puissance - avouons-le franchement, il assure. Mon voisin aussi, le jeune : il connaît toutes les paroles par coeur, et compte nous le prouver - évidemment il chante aussi fort, mais bien moins juste ! La classe. A vrai dire j'espérais bien avoir au moins un voisin comme ça. Au fond ça commence tout à fait comme prévu...
2) Se laisser aller à profiter du spectacle...
Sur scène, deux plantureuses choristes black descendent les escaliers. L'idole des jeunes entame
Oh Marie, que je croyais pourtant être une scie et là - horreur - je trouve ça ... plutôt beau ! Une voix superbe, une interprétation vibrante, non de dieu, au troisième refrain, horreur, je ne peux plus résister, ça vient, je la connais trop bien, cette sensation : le frisson ! Merde alors, le salaud, il m'a bien eu, je le jure mais un peu tard, qu'on ne m'y prendra plus ! Mais bon,
Quoi ma Gueule, elle le fait bien aussi - n'ayant jamais écouté les paroles de ses chansons, j'ai au moins la chance de les découvrir ce soir. Et il chante
vraiment bien, ce mec n'a à peu près que ça, mais il l'a : un putain d'organe ! Qu'est-ce qu'elle a sa gueule ? Je dirais, un peu du botox de ci, de là, plus grand-chose d'origine sans doute... mais de beaux restes dans l'arrière-boutique.
Hey Joe et son riff foudroyant... N'oublions pas que ce type (c'est une des raisons qui le rendent légendaires) a contribué à faire connaître
Jimi Hendrix qui a même ouvert à l'Olympia pour lui ! Les paroles en français sont nazes, bien moins subversives que l'histoire en V.O. du type qui va descendre sa femme infidèle au fusil. Mais la magie opère grâce à des bonnes guitares : ça le fait. Et c'est dans une ovation méritée (au moins du guitariste) que
Johnny prend quelques instants pour parler au public : il nous rappelle avec une émotion bien jouée qu'il est venu à Marseille
"à l'Omnisport" l'été dernier... Mais si, l'Omnisport ! Vous savez bien, cette grande salle en plein air, au sol vert tendre, métro Rond-point du Prado, où s'ébattent 11 chêvres tous les 15 jours ... Sacré
Johnny, on ne se refait pas ! Tu es vraiment à la hauteur de ta légende, y compris de ta marionnette !
Mais quand tu fais
J'oublierai ton nom, alors là non je désapprouve ! C'est pile ce que je déteste chez toi, variété cucul et duo vocal - heureusement que cette
Amy Keys, sa poitrine avantageuse et des dents magnifiques, sont très agréables à regarder ! Heureusement que ça enchaîne avec un rock'n'roll d'enfer, grâce à ton big band explosif (
Jerry Lee Lewis style) qui pourtant ne retourne pas la salle (je les trouve décidément un peu statiques, tes fans), je le prends d'abord pour
Blue Suede Shoes dont c'est le riff exact. Mais non, c'est
Carole ! Sans doute datée de cette époque où notre blondinet national pompait sans vergogne des chansons à des rockeurs blancs qui les avaient eux-même pompés à des rockeurs noirs, qui se pompaient les uns les autres ...
Mais nous voilà déjà dans la séquence émotion :
Jean-Phi joue
unplugged, ou du moins le croit-il (avec deux guitares électriques branchées quand même). Prétexte en tout cas à s'asseoir plus près, dans un dispositif devant la scène (dommage que les panneaux colorés qui descendent soient plutôt immondes). Et à taper dans du plus vieux.
Le Pénitencier, toute ma jeunesse aux scouts... mais bien interprétée, j'aime assez (quoi qu'il ne chante que la moitié, mon voisin faisant l'autre). Il présente longuement ses musiciens (sur des musiques vibrantes et kitsch) : pas de doute, ils sont tous "sacré bon quelque chose" : guitariste, doublure vocale, batteur, écossais ...
Tennessee, tiens, j'avais oublié comme je la détestais aussi celle-là. Concentré à jouer, ô miracle, jusqu'à 3 accords différents, il laisse chanter la salle, il en oublie des morceaux entiers - pas mon voisin qui est décidément bien dans le coup. Mon deuxième baillement me surprend vers 21 h 25. Dans la fosse, ça braille son nom, sur l'air de "On est en finaaaale, on est en finaaaaale ...". Pour la troisième fois déjà. Même lui ça semble le fatiguer, à force. Il envoie un deuxième bon rock'n'roll à piano, dérivé d'
Eddie cochran :
Cours vite charlie. Décidément j'aime bien les rock'n'roll de
Johnny et surtout de son groupe, j'avoue. Plus que sa version blues planplan de
Blueberry Hill qui me gavera un peu.
Opportunément avant que je pique du nez, il demande à "rallumer la salle" (comme aux Vieilles Charrues, hein mon Jojo ? Je te taquine...) Je remarque qu'il y a de vrais papis et mamies dans les places assises - c'est que le yéyé, ça conserve ! Le temps de nous menacer d'un album entier de blues et voici
Toute la musiqueuuu que j'aimeuuu - comme d'hab, Johnny commence les phrases, et mon voisin les finit. Un interlude qui s'avèrera un moment agréable :
Rolling on a River interprétée par tout le groupe et les deux chanteuses déchaînées, sans l'Idole (occupée à se repoudrer le nez, j'imagine ?). L'éléphant parti, les panthères dansent ...
Mais bon c'est pas tout ça, un vieux solo de batterie limite pénible et la scène s'ouvre littéralement en deux... Plus personne ne ricane parce que là c'est du très gros :
Allumer le Feu ! Et la salle ne s'y trompe pas, qui ce coup-ci est debout jusqu'au fond. Je surprend mon pied en train de battre la mesure à fond et j'essaye en vain de le réprimer... mon deuxième frisson ! Damned, c'est plus fort que moi, quand toute une salle vibre à l'unisson, qu'importe le flacon, ça vous emporte... Ca laisse à imaginer des potentialités de la manipulation des foules, si on peut me faire vibrer, moi, avec
Allumer le Feu, c'est dingue. En tout cas, ça fait 1 h 30 qu'ils jouent, et ils font vaguement semblant de partir.
3) Tenir sur la longueur et devenir - pour un instant - un fan de Johnny...
Vite revenu, après nous avoir rappelé son premier concert à l'Alcazar il y a 45 ans (ça nous rajeunit pas, il est donc plus vieux que notre bibliothèque ?!), il fait le morceau
Mon plus beau Noël, grand moment d'exhibitionnisme avec des images projetées de l'adoption-éclair de sa fille en Asie. Beuark, en plus c'est chiant... Et le pire c'est que ça marche sur tout le monde sauf moi, croyez-moi si vous voulez : un quinqua devant moi a les yeux mouillés, et mon voisin, le gros un peu rustre... il
pleure ! Là j'hallucine complètement. J'ai presque honte d'être si insensible à ces images ParisMatchesques... Il faut se rendre à l 'évidence, je ne suis qu'une brute.
J'en ai assez d'entendre à la radio ..., continue le bourreau des coeurs, dans une chanson de varièt-a-billy non identifiée. Et après avoir fait semblant de jouer de sa guitare rouge, non là c'est trop : il la casse ! Oui, tel un
Paul Simonon sur la pochette de
London Calling, notre
Johnny Hallyday à nous, comme un vrai rebelle (au fisc) qu'il est, pète la gueule à sa guitare dont il a même pas joué (quel gâchis quand même), et qui casse un peu bizarrement d'ailleurs. Normalement c'est le manche qui pète non ? Ben là, elle éclate littéralement en deux au milieu du corps. Aurait-elle été pré-sciée ? Tout ceci serait donc prémédité, et pas le geste fou, irréfléchi et romantique d'une jeune rock-star ? On nous aurait menti ?
Sans nous laisser trop le temps d'y penser, la star balance le tout dans la foule, et le big band fait un
Honky Tonk Blues correct mais un peu scolaire - mais j'y découvre que l'Homme sait aussi chanter dans un language proche de l'anglais. Au moment où j'envisage, au désespoir, d'aller acheter un verre de bière sans alcool, je suis sauvé par
Gabrielle, l'inévitable tube en live paraît-il, avec son gros son biker et tout ... Mon voisin s'est repris et me jette un coup d'oeil complice, les bras déjà frémissants (genre,
"On le fait, hein, chiche on le fait ?").
Parce que le truc, tous les fans savent ça, même moi je l'avais vu à la télé, c'est qu'on met les bras en l'air en croix sur
"Et mourir d'amour enchaîné-héé !". Allez, au point où j'en suis de ma confession je peux bien l'avouer, Docteur... La salle était en feu, mon pied tapait tout seul, je me suis dit, et puis merde, qui le saura ? C'est pas comme si j'allais le raconter à tout le monde. J'ai voulu savoir, au moins une fois, ce que ça faisait d'être un fan de Johnny ! Et au quatrième refrain, oui oui, moi qui aime
Radiohead, Nirvana, Nine Inch Nails, les Hatepinks et tout ça... J'ai fait le truc avec les bras croisés, là, comme tous ces gens... C'est grave Docteur ? Vous croyez que je pourrai encore entrer à la Machine à Coudre après ça ?
Heureusement je ne suis pas tombé accro. Dieu merci, je n'ai même pas senti grand-chose. Inconscient du point de non-retour que j'ai failli franchir à cause d'elle, la Star est déjà ailleurs : elle plie le genou (qu'on devine douloureux), ferme le poing, le synthé retentit et la foule frémit, car voici l'autre grand moment :
Que Je T'aime ! Est-ce parce qu'il est fatigué ? Il me déçoit un peu, car il zappe tous les refrains ! Selon leur numéro désormais bien rodé, Johnny crie donc "Queuuu..." et mon voisin ajoute "...Je t'aimeuuu". C'est quand même pas pareil - pas de frisson en vue sur ce coup-là, faudrait quand même mouiller un peu le maillot pour le mériter ! Et le groupe fait mine de s'en aller pour de vrai (après 2 heures, ce ne serait pas scandaleux !)
4) Conclure, enfin, que tout cela en valait la peine...
Et là, je dois dire que l'ovation a de la gueule. Même mon vaillant voisin (qui a doublé
J.H. tout le concert, rappelons-le) et qui est presque aphone, trouve la ressource pour s'arracher le fond du gosier. La star s'en revient donc (pfff, je craque un peu, là, pas vous ?) faire un slow qui doit s'appeler
Si tu pars (une nouveauté peut-être ?). Il prend le temps de remercier, avec sincérité, tous ses roadies et techniciens - et ça c'est assez sympa, il faut bien le dire, il y a pas mal de gens moins connus que lui qui n'y pensent jamais.
Pour en finir vraiment,
Johnny Hallyday me surprend agréablement avec une reprise de
La Quête, du Grand
Jacques. Seul avec son complice
Yvan Cassar au piano, seul et sans forcer sa voix, interprétant une chanson que j'adore - objectivement c'est très beau, tout dans la retenue. Encore une fois l'interprête prend le pas sur l'individu. Et là-encore, j'entends renifler tout autour de moi toutes ces dames, et une partie de ces messieurs. Etonnant comme ce type peut transmettre des émotions à son public. Ca force quand même le respect !
Je rentre à la maison sous la pluie (ça doit être la faute à mon voisin de concert), et un petit bilan s'impose. 2 baillements, mais aussi 2 frissons. Un grand show réglé au millimètre, et un public en folie ... C'est pas si mal. Entre ce qui m'a fait un peu rire (ou franchement ricaner), et ce qui m'a vraiment plu, parfois malgré moi et à ma grande surprise... L'un dans l'autre, je ne regrette pas du tout ma soirée ! Certes le personnage et son public évoluent dans un monde légèrement parallèle. Mais ça vaut le coup d'oeil.
J'ai vu
Johnny en 2007 au Dôme, j'ai vu qu'il était vieux et gros, mais que quand il s'applique, il chante encore comme un Dieu et fait pleurer les foules... Rigolez si vous voulez, mais vous, qu'avez-vous appris de plus intéressant, le soir de ce lundi 22 janvier ??
Photos (sans JH, c'est interdit !) :
Pirlouiiiit (Juillet 2006, à l'
Omnisport de Marseille)
Objets :
FanAvenue
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