Suivant la mode de ses camarades de jeu au sein des Strokes, qui enchaînent les albums en solo comme d'autres enfilent les perles, Julian Casablancas se fend d'un disque sous son nom, un court album provoquant des sentiments assez mitigés... On se demande d'abord pourquoi le New .../...

Suivant la mode de ses
camarades de jeu au sein des
Strokes, qui enchaînent les albums en solo comme d’autres enfilent les perles,
Julian Casablancas se fend d’un disque sous son nom, un court album provoquant des sentiments assez mitigés… On se demande d’abord pourquoi le New Yorkais désormais établi à Los Angeles ne commence pas plutôt à enregistrer un nouveau disque des Strokes avec ses (ex ?) amis… Et puis l’on se dit qu’une petite pause ne fera pas de mal à tout le monde, ces gens-là ayant visiblement besoin de prendre l’air loin les uns des autres. Enfin, à l’écoute des huit titres (il ne s’est pas foulé le bougre ! ) de l’album
Phrazes For The Young, l’on se dit que le virage pop/rock mâtiné de New Wave FM est assez osé, voire carrément délicat à négocier. Toutefois, si
Julian Casablancas est un peu déprimé par sa situation de gosse de riche milliardaire sex symbol – c’est vrai que ce n’est pas facile tous les jours, hein –, et si certaines idées de production sont discutables (pourquoi l’omniprésence de ces synthés clinquants dégoulinants de volontés « variétés eighties » ? ), il faut avouer que l’instigateur du retour en grâce du rock ‘n roll en 2001, l’homme qui a redonné du sex appeal au rock, garde toujours une prestance vocale saisissante et un sens de la mélodie qui tue… Car si l’on tique de prime abord sur les arrangements, bien synthétiques, le rouleau compresseur Casablancas se met rapidement en route, emportant sur son passage quasiment toutes les réticences avec les trois premiers titres,
Out Of The Blue, Left And Right In The Dark, 11th Dimension (LE tube du disque, malgré des claviers évoquant le titre
Vamos A la Playa et/ou
Cindy Lauper)… Juste après, on arrive malheureusement à l’éprouvant slow
4 Chords Of The Apocalypse, le titre inutile par excellence, même si la progression d’accords du refrain est cosignée avec les Strokes
Fabrizio Moretti et
Nick Valensi. Un titre qui est suivi de près par
Ludlow ST., pas exactement inspiré ou marquant, lui non plus. Il faudra attendre
River Of Brakelights avant de se faire à nouveau séduire par un titre enlevé. Cet album – anecdotique mais comportant quand même des put… de tubes – se termine avec des bluettes planantes pour faire craquer le cœur des filles,
Glass et
Tourist, idéales en fond sonore pendant une séance de dragouillage sur canapé. Souhaitons à
Phrazes For The Young d’être seulement une brève étape dans la carrière de
Julian Casablancas et dans l'histoire des
Strokes… L’avenir le dira.
A lire également, la chronique du concert des
Strokes aux
Eurockéennes de Belfort 2006...
Sites Internet :
www.juliancasablancas.com,
www.myspace.com/juliancasablancas,
http://twitter.com/Casablancas_J,
www.facebook.com/JulianCasablancas,
www.youtube.com/juliancasablancas,
www.thestrokes.com.
2009 (RCA - Sony Music)