Deuxième service pour le trio Jungle Fever, mais cette fois-ci, point de créature dénudée sur la couverture, on passe directement aux singes tueurs qu'on apercevait sur la première : la jungle, c'est dangereux, Madame ! Ne vous y aventurez pas sans la compagnie du chanteur & .../...

Deuxième service pour le trio
Jungle Fever, mais cette fois-ci, point de créature dénudée sur la couverture, on passe directement aux singes tueurs qu'on apercevait sur la
première : la jungle, c'est dangereux, Madame ! Ne vous y aventurez pas sans la compagnie du chanteur & guitariste
Ted Alonzo, du batteur
Johnny Ray, ou vous pourriez bien vous faire bouffer à la fin d'une course-poursuite perdue d'avance avec leur
Cannibal Lady, comme c'est peut-être arrivé au premier bassiste, remplacé ici par un certain
Dane Skandal. D'ailleurs après enquête, le titre
Maja Thürüp fait allusion à une nouvelle de
Bukowski, charmante histoire d'amour entre une exploratrice promise à la dévoration, et son sauveur, un aimable sauvage affublé d'un méga-penis...
Le tout est prétexte à refaire un album tout à fait dans le même esprit que le premier : du rock'n'roll tendance garage/billy, joué par des sauvages aux mauvaises manières, capables de chanter du binaire en français comme si ce n'était pas hyper casse-gueule, et de s'en sortir avec les honneurs (
Sur ta Tombe, gothique et vaudou à la fois !)... Osant des riffs ultra-classiques réinterprétés avec candeur et voix réverbée, coupés de soli à une corde, pour des résultats réjouissants (
Toxique, comme son nom l'indique !)
Bien sûr, il y a toujours des titres assez classiques surf (
Do the Snake, assez pépère) ou rockab (
The Beast, assez vénère)... Mais avec leurs classieux titres-parlant-de-filles comme
Frenetik Transe Fever ou la pétaradante
Géraldine, les
Jungle Fever apparaissent aussi comme des cousins sauvages des très (trop ?) urbains
Mustang... Si ce n'est comme les descendants directs de la
Mano Negra - des enfants non reconnus générés en tournée en 1988 dans les jungles sud-américaines peut-être ?
A part ça, tout est quand même en anglais sur les notes de pochette : vauclusiens peut-être, mais on vise clairement (et on le peut) les jungles ultramarines, pleines de
Red monkeys ... Et d'ailleurs le mythique
Lucas Trouble est encore aux manettes à la production. Ajoutez au tout des cris d'animaux et un charmant poster d'ambiance tropicale à l'intérieur, et vous voilà parti très loin... Et au moment où l'on finirait par se demander si le son ne s'est pas presque assagi, revoici en bout de galette quelques extraits de live, avec trois chansons du premier album qui permettent d'entrevoir le potentiel dévastateur du trio sur scène. Vivement une nouvelle tournée donc !
(2011)