Aprés une soirée inaugurale riche en bons moments (
The Do, The Heavy, My Federation, French Cowboy, Twisted Charm, The View), programme copieux pour le deuxième jour des Trans Musicales 2007. Pas une minute a perdre de 16h à tard dans la nuit : le grand tourbillon de la programmation emporte tout sur son passage ! Et comme souvent en terres rennaises tous les styles ont droit de cité : folk, pop, electro rock, electro pop, rock garage, hardcore, variété yéyé etc. Que celui qui ne trouve rien à son goût aux Trans reste chez lui jusqu’à la fin des temps…
Indigo Moss :
C’est le groupe de country/rock
Indigo Moss qui a la lourde charge d’ouvrir le bal dans la salle de la Cité. Pas trés démonstratif et un peu crispé par le fait de jouer devant un public (nombreux) qui attend
Kate Nash de pied ferme, le combo en provenance de Londres démontre néanmoins l’étendue de sa classe en deux temps trois mouvements. Trevor Moss, Hannah Lou et leur acolytes proposent en effet un fort joli tour d’horizon de leur repertoire, entre country, folk, pop et rock. L’influence tutélaire de
Bob Dylan se fait sentir dans les intonations de la voix et dans le songwriting, aussi impeccable que classique… Les deux voix, masculines et féminines, s’entendent comme larrons en foire pour créer des atmosphères aussi desuètes que saisissantes. Banjo envoûtant, harmonica évocateur et autres guitares électriques hurlantes, s’ajoutent aux traditionnels guitare sèche/basse/batterie pour un résultat toujours marquant. A découvrir…
Kate Nash :
Peu de temps après cette prometteuse démonstration, la pourtant pétillante
Kate Nash éprouve le plus grand mal à faire décoller son show. La faute à une timidité conjointe de l’artiste et de son public : les deux ont toutes les peines du monde à conclure malgré des tentatives d’approche de part et d’autre. Les pop songs mâtinées de folk et de soul susurrées malicieusement par
Kate Nash (au piano et à la guitare folk) manquent d’un peu de tenue en début de concert. La très craquante anglaise semble paralysée par le public mutique et n’arrive pas à passer la barrière de la langue ; ses chansons futées (et parfois salées) semblent un peu trop nues quand on ne comprend pas grand chose aux textes. Toutefois, tout le monde se detend au fur et à mesure que le concert avance, celui-ci reservant finalement de beaux moments intimistes ou enlevés… Avec un peu plus d’expérience pour Kate et son groupe (sobre mais pas assez culotté), tout cela peut devenir beaucoup plus convaincant sur les planches. Les jolies petites chansons de Kate Nash pourraient donc devenir scéniques sous peu…
Photo : Dom Vrignaud
Chronique de la soirée au Parc des Expos
ici...
Site internet :
www.lestrans.com.