Pourtant, ça avait bien commencé, Asian Dub Foundation nous avait épargné de continuer dans des morceaux rap hurlant pour finir par nous faire planer vraiment.
Et puis, et puis...
Il y a eu la pause, le froid qui engourdissait les membres, et, mais nous ne le savions pas encore, nécrosait sinon les doigts, du moins les oreilles, de la direction du son.
Keziah Jones arrive, toujours torse nu, toujours avec son chapeau et toujours avec sa guitare. Le concert commence, on se dit qu'il y a un problème de son, mais que ça va passer. Ben non. Le meilleur moment fut celui ou le chanteur "à la voix d'argent" (heureusement que c'était marqué sur le papier, parce qu'entre les vibrations et autres Larsen, on a eu du mal à se faire à l'idée) s'est mis tout seul à la guitare et nous a récompensés d'avoir tenu jusque là avec une reprise à 100 à l'heure. "There's too much confusion...", exactement les mots qu'il fallait...
Comme lui, j'espère que ce sera mieux la prochaine fois.
Quant à la fiesta, j'y retournerai pas cette année, parce que 30 euros pour ce son là... C'est vraiment se foutre de la gueule du monde.