Première partie : Tony Allen
Ce type qui vient de sortir un nouvel album n'est autre que le batteur de Fela Kuti, maitre incontesté de l'afro-beat, sorte d'acid-jazz rythmé au son de l'afrique. Du rythme, du groove, du funk, un soupçon de jazz, une larme de rock, un groupe excellent (le clavier est à tomber par terre)... Tony Allen, une présence, un chef de tribu qui fait respecter la mélodie et l'ambiance de la salle... Bref, cette derniere était fin prête à accueillir le petit prodige de la guitare funk.
Keziah Jones :
Il est attachant, sympa (sur scène bien sur, je n'ai pas eu le loisir de l'accompagner lors d'une de ses virées nocturnes), il joue bien, il chante bien. Ses musiciens sont bien choisis, il délègue d'ailleurs la gestion des parties de chaque morceau à son bassiste (une bête de la 4 cordes soit dit en passant(et qui s'est fait ovationner en revenant sur scène toutes lumières allumées pour simplement ramasser ses câbles))... Bref, le concert aurait été parfait si les organisateurs n'avaient pas eu la bonne idée de vouloir faire de ce show un mini-show justement. En effet, au moment où on signalait au groupe qu'il ne restait que 10 minutes de concert, Keziah Jones s'est litéralement faché : "10 minutes??? alors que je commencais vraiment à groover!!" ou encore "il y a vraiment de mauvaises vibrations ici, non pas de votre part, mais des coulisses", "à Bastille il y une bonne salle, excellente, La Scène, là c'est bon !!"...C'est un petit résumé de l'ambiance... Il a tout de même réussi à caler 30 minutes supplémentaires avec Rythm is Love et Where is life en rappel... Je ne l'avais jamais vu sur scène, mais j'y retourne sans problème !!
Des bruits couraient à la fin du show à propos d'un eventuel after-show à la Scène justement, je n'ai pas pu le vérifier... Dommage.