C'est la Malienne Nahawa Doumbia et ses 4 musiciens qui ouvrent les hostilités de cette dernière soirée de concerts à la Fiesta dans un Cabaret Rouge attentif et enthousiaste.
J'ai bien aimé les instruments et les tenues traditionelles, un peu moins les effets de reverb' sur la voix de la chanteuse, qui perdait du coup un peu de naturel.
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C'est la Malienne
Nahawa Doumbia et ses 4 musiciens qui ouvrent les hostilités de cette dernière soirée de concerts à la Fiesta dans un Cabaret Rouge attentif et enthousiaste.
J'ai bien aimé les instruments et les tenues traditionelles, un peu moins les effets de reverb' sur la voix de la chanteuse, qui perdait du coup un peu de naturel.
Elle faisait néanmoins l'effort de parler en français (hélas souvent incompréhensible) entre les morceaux pour en expliquer le sens.
Petit moment agréable et dépaysant, avec une musique plus riche qu'elle n'y paraît, qui s'apprécie sans doute plus en live que sur disque quand on est pas initié.
On part un peu avant la fin alors que des spectatrices du premier rang viennent danser sur la petite scène.
Sur la grande, la foule attendait
Khaled avec ferveur (très bonne ambiance et public moins m'as-tu-vu d'habitude, les ronds de cuir étant probablement partis en week-end prolongé) et en ce qui me concerne avec une certaine curiosité.
Ce fut le tout premier artiste qu'on m'ait emmené voir, il y a une bonne dizaine d'années, bah oui c'est pas très rock comme anecdote mais même après une bonne centaine d'autres concerts en tout genre, même si c'était dans l'impersonnel Palais des Sports, ça restait un bon souvenir.
Et le concert de ce soir le sera tout autant, grace à un chanteur en bonne forme et content d'être là (le contraire aurait étonné) et entouré d'une dizaine de musiciens tout aussi impeccables.
Comme sur ses disques, on dénote deux types de morceaux qu'il alterne avec un air de pas y toucher.
Les chansons typiquement raï comme
"Abdelkader" où les violons et l'oud dominent, avec des passages orchestrés un peu mélancoliques.
Et d'autres nettement plus
crossover apparues dans les disques 90's produits par
Don Was, comme les célèbres mais toujours plaisants
"Didi",
"N'ssi n'ssi" ou le très funky
"Houalou".
Là c'est vraiment festif dans le bon sens, les cuivres sont chaleureux (mention au black qui jouait du sax et aussi de la flûte, classe), le bassiste et le guitariste se lachent, les percus réhaussent le tempo et tout le monde danse.
Si l'on excepte l'atroce ballade fm
"Aicha" (dont il ne chante, blasé, que la moitié des paroles : le public connaît par coeur, désolant) et quelques problèmes de son, aucune faute de goût à déplorer, un spectacle réussi dans un très bon esprit du début à la fin .
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