Pas une seule critique sur ce concert alors que cela fait maintenant près de 2 semaines que VV et Hotel sont montés sur la scène de la Cigale et que je ne m'en suis toujours pas remis... Alors tant pis, je m'y colle.
Comment ne pas user de superlatifs pour parler de cette performance ? Chez les Kills : pas de roadies, le boulot est fait par la maison, ou plus exactement par Hotel, père peinard, imperturbable pendant que VV lui tourne déjà autour.
Qu'attendre alors de ce groupe réduit à sa plus simple expression : une guitare, une boîte à rythme et 2 fauves, 2 râles ? Et bien tout, et surtout le meilleur. La scène était même trop petite pour les ébats sensuels, primitifs du (vrai) couple anglo-américain. Il faut être quelque peu voyeur pour assister à un concert des Kills, l'atmosphère y est torride, électrique. VV ne quitte pas son homme du regard, sur scène ça se cherche, se frôle, mais jamais ne se touche. Et quand une allumée monte sur scène pour faire son show, on sent VV telle une lionne prête à bondir sur l'intrus.
Côté voix et charisme, Karen O la "chanteuse" couinante des Yeah Yeah Yeahs (en concert une semaine plus tard au Trabendo) peut prendre de la graine, VV a le timbre de PJ Harvey époque "Dry" et la sensualité de la PJ d'aujourd'hui... Un violent délice pour nos oreilles, un régal pour nos yeux, on sort de leur concert - forcément trop court - groggy et trempé par la sueur d'une véritable expérience Rock, quasi sexuelle, et on répète à tout le monde "Putain qu'est que c'était fort"…