separateur
Concert And Co Indochine en concert au Stade de France Indochine en concert au Stade de France
Vos critiques de concert Vos critiques de CD Interviews d'artistes Indochine en concert au Stade de France Les salles de concert Les sites web des artistes Contacts Concert And Co
Rechercher un concert dans une ville Rechercher un concert par artiste Rechercher un concert par style musical Rechercher un concert dans votre région Rechercher un festival Rechercher un concert
Créez votre compte / Connectez-vous
 
 

dEUS + LCD Soundsystem + The Kills + The Beta Band + CocoRosie + Velma (La Route du Rock 2004)

Fort de Saint Père et Palais du Grand-Large   13 août 2004

  Concert à ne pas manquer

Réagir à cette critique



    Cela fait déjà quelques années qu’on rêvait de prendre à fond La Route du Rock ; le mois d’août 2004 nous verra enfin saisire le volant pour dévaler les 624 kilomètres qui séparent Clermont-Ferrand de Saint-Malo… Malgré quelques aléas inhérents à la vie d’un festival, la programmation, la ville de Saint-Malo et la taille humaine de La Route du Rock nous ont convaincu de revenir en 2005.

    Tout avait commencé au Palais du Grand Large avec l’intriguant groupe CocoRosie… Dans le cadre très intimiste du salon de réception du Casino de Saint-Malo, les voix saisissantes des deux chanteuses et leurs compositions au charme rétro et à l’instrumentation aussi dépouillée (guitare, harpe… ) que bouleversante, ont produit un effet incroyablement puissant sur un public littéralement en apesanteur. Dehors, on peut voir les mouettes s’envoler sans effort sur la plage de Saint-Malo (NDR : je sais, cette phrase est belle à pleurer, c’est normal, c’est un emprunt à Diego, libre dans sa tête, une chanson du « regretté » Michel Berger gueulée par l’ignoble vendeur de lunettes, Johnny H.), pendant ce temps-là, à l’intérieur CocoRosie nous fait décoller vers les cieux avec une facilité déconcertante…

    Et oui, à Saint-Malo, on se sent l’âme d’un poète, le cadre est magique, les gens sont beaux et bronzés, la mer est belle, il fait beau (NDR : répétition, je sais !), il fait chaud, on se croirait presque à Acapulco ! Bon, c’est pas tout ça mais on attend Velma Sur scène… Un grand type passe près de nous avec une canette de Perrier à la main, il ressemble à une personne âgée échappée d’un asile avec son regard fou, son débardeur très Deschiens, son pantalon digne d’un grand-père… On se dit alors que les festivals attirent vraiment une foule hétéroclite. Cinq minutes après, quand cet énergumène s’avère être le chanteur dérangé de Velma, on se dit que le monde est bien fait ; il permet parfois à de dangereux détraqués de s’en sortir en faisant de la musique expérimentalo barrée. D’entrée Velma envoie gravement la sauce avec un titre hurlé par notre ami aux cheveux blancs, propulsé par un guitariste dissonant et un batteur sec, le tout mis en images par un mime inquiétant debout sur une table en fond de scène. Le morceau suivant est un blanc de 5 minutes, où les membres du groupes scrutent le public sans rien dire. Et après ? c’est un n’importe quoi souvent jubilatoire, les morceaux originaux se suivent et ne se ressemblent pas. Quand vient l’heure de dire « merci », le chanteur se lance dans un hilarant discours sans queue ni tête, qui deviendra le texte du morceau suivant, ultra marquant. En sortant du Palais du Grand Large, on se dit qu’on a passé un excellent moment en compagnie d’une jolie bande de psychopathes !

    C’est malin, avec toutes ces émotions, on en oublie complètement où on a garé notre voiture dans Saint-Malo, les recherches se poursuivent un certain temps avant d’être abandonnées jusqu’au lendemain, si bien qu’on manque la prestation de Now it’s overhead et qu’on arrive seulement sur le site du fort de Saint-Père pour découvrir un Beta Band en instance de divorce… Quel dommage que ce groupe si cher à notre cœur ait décidé de mettre un terme à ses activités musicales après sa tournée automnale ! Bien sûr, ce soir le concert sera nettement moins mémorable que celui de Benicassim 2002 (de toutes façons insurpassable), mais on retrouve avec joie les chansons de pop azimutée du groupe anglais féru de vaisseaux spatiaux et de drogues psyché. Sans rien prendre (si ce n’est une ou deux bières), on se laisse embarquer une nouvelle fois par la puissance du Beta Band. Et à la fin de leur set, on a très envie de leur dire de ne pas arrêter !

    Peu après, les Kills nous ont administré une monumentale fessée sonique à base de voix féminine droguée, guitare cradingue et boite à rythme basique… VV et Hotel ont décidément une sacrée classe et devrait faire très mal avec leur nouvel opus si l’on en croit les nombreuses bombes inédites lâchées sur le site de La Route du Rock. Si les Kills avaient voulu « tuer » les derniers réfractaires à leur musique, ils ne s’y seraient pas pris autrement ! Rien de neuf, certes, mais tout ceci est administré avec une sauvagerie, un sens du riff qui tue et de la pose rock ‘n roll qui rend accro. Ce couple ultra chaud fait l’amour en musique sur scène ; et c’est très beau à voir et à entendre un duo qui ne fait qu’un sur les planches.



    Le grand retour de dEUS - qui était l’événement de cette soirée - a répondu à toutes nos attentes : armé de nouvelles chansons légèrement plus calmes mais très prometteuses, le groupe d'Anvers a fait un sans faute. La voix de Tom Barman est toujours aussi flinguée (à la Tom Waits), le son du combo a su garder ses atours pop, rock buitiste et aventureux que nombre de groupes lui envient. La prestation 2004 de dEUS n’a pas à pâtir de la comparaison avec les deux fois précédentes où nos oreilles avaient eu à subir ses assauts soniques : comme au Sonic Rendez-vous à Clermont-Ferrand pour son deuxième album et au festival Rock au Max en 1999, les Belges nous ont convaincu.

    La fatigue commence à se faire sentir, fort heureusement LCD Soundsystem est là pour booster le public et le forcer à danser frénétiquement sur son électro rock ultra énervé. La recette est simple mais efficace : des beats/loops électro, une batterie martelée, deux basses, parfois une guitare, et des vociférations hystériques (et très réussies) signées James Murphy. L’ensemble sonne de manière très brute, les fioritures sont totalement absentes et le public répond - presque contre son gré - aux injonctions de Lcd Soundsystem : il danse dans la nuit. Après un Losing my edge d’anthologie et un Yeah, Yeah Yeah Yeah etc incroyablement puissant, on se dirige comme un zombie (mais un zombie heureux) vers le camping pour trouver un repos bien mérité…



    A lire également : les comptes rendus des soirées du samedi et du dimanche à la Route du Rock 2004.


    Sites Internet : www.laroutedurock.com, www.deus.be, www.dfarecords.com, www.thekills.tv, www.betaband.com.


    Signature : pierre andrieu
    le 31/08/2004
    Fleche concert Envoyer un message à pierre andrieu
dEUS : toutes les critiques de concert
Beta Band : toutes les critiques de concert
La Route du Rock : toutes les critiques de concert
The Kills : toutes les critiques de concert
LCD Soundsystem : toutes les critiques de concert
CocoRosie : toutes les critiques de concert

 critique précédente  retour à la liste des critiques    Réagir à cette critique      critique suivante 

   Recherche         Exprimez-vous !
Accueil Concert And Co
Plan du site
Billetterie concert
Actualité concert
Festivals
Salles de concert
Le top des artistes en concert
A l'affiche
Concert Coldplay
Concert Indochine
Concert ACDC
Concert Johnny hallyday
Concert Benabar
Concert Tryo
En ville et ailleurs
Concert Paris
Concert Lyon
Concert Marseille
Concert Nice
Concert Toulouse
Concert Lille
Partenaires
Musique Gratuite
Rap Français - Info-groupe
AOL Musique - Zikpot - RamDam
Cinéma, Soirées, Spectacles et Loisirs à Paris
Agenda clubbing & photos soirées
Se faire des amis

Copyright © Neolab Production 2000-2008. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.