Kim Novak s'affirme avec inspiration entre effluves electro et dissonances rock. Ils proposent une pop habile, s'inscrivant dans la lignée post-Strokes, tout en ressuscitant avec jubilation les fantomes cold - wave des années 80.
Nada Surf + Underground Railroad + Kim Novak - 01 octobre 2008 - Espace Julien - Marseille L'espace Julien fait salle comble ce soir avec la venue des américains francophiles Nada Surf entre deux dates internationales pour la sortie chanceuse de leur 5ème album.
La scène s'ouvre avec Kim Novak , ressuscitée sous l'apparence de quatre types en noir certes moins pin up que l'originale. Kim Novak , le groupe donc, fait .../...
L’espace Julien fait salle comble ce soir avec la venue des américains francophiles Nada Surf entre deux dates internationales pour la sortie chanceuse de leur 5ème album.
La scène s’ouvre avec Kim Novak , ressuscitée sous l’apparence de quatre types en noir certes moins pin up que l’originale. Kim Novak , le groupe donc, fait comprendre au public timide qu’avec 900km dans les pattes, nos amis normands aimeraient bien prendre du plaisir, et accessoirement en donner.
C’est chose faite, le public devient foule, et l’engouement se propage. Oscillant avec inventivité dans la mélodie et le rythme entre (power) pop et grunge aux ponts atmosphériques, Kim Novak est emmené par une voix floue (c’est quoi le nom de la chanson …?) et anglophile, dont le timbre rappelle celui de Jack White . Il faudra attendre le dernier morceau pour voir le chanteur et guitariste gaucher se déchaîner, investir la scène, et tirer sa révérence à genoux, en plein larsen extatique. Jolie pépite.
Dans la série des premières parties humbles et savoureuses, le rideau rouge s’ouvre à présent sur le trio des Undergound Railroad qui partagent l’affiche sur une vingtaines de dates européennes aux côtés de Nada Surf . Dans le plus pur style grunge -chemises de bûcheron et converse usées sur fond d’hémorragie capillaire faciale- les banlieusards expatriés à Londres nous en mettent clairement plein la vue.
Les paroles cycliques et lancinantes du batteur et de la guitariste s’entremêlent sur diverses tonalités fébriles, cordes vocales éraillées ou suaves, et le synthé en pièce rapportée se plaît à heurter le trio d’une nappe d’étrangeté. Raphaël fracasse ses toms, suivi par une basse lourde et minimaliste, tandis que Marion torture sa guitare intensivement. Comme il se doit, leur show s’achève en bouillonnement instrumental, salement jouissif.
Le public bien élevé ne s’éloigne pas trop, sirote sa bière avec délicatesse et jette d’un geste élégant son gobelet vide. Trois filles trop maquillées pour leur âge (ah la vieille conne), s’éventent avec des feuilles de cours, et les téléphones portables articulent avec une fierté bruyante des histoires d’orgas londoniennes et de vernissaaaaages pour happy few.
Je me glisse dans l’interstice d’une porte courant d’air et attends gentiment la suite. La musique d’attente prolonge le concert, et l’on se laisse rêvasser dans la moiteur souriante des lieux.
Underground les anglophiles laissent place à Nada Surf les francophiles qui ont le privilège de pouvoir investir la totalité de la scène de l’Espace Julien , embrumée des milles clopes ( ?) à la chaîne du bassiste impassible. Le son est puissant, bien calibré, mais il n’empêche que l’ensemble résonne un peu trop pop rock FM, dans les chœurs un peu sucré et dans le rythme ‘ballade’ du batteur pourtant so smart (chemise, cravate et petit gilet de costume) ; heureusement, quelques passages un peu plus atmosphériques assaisonnent le tout et brutalisent les harmonies parfois un peu trop policées.
Le groupe de bonne humeur assaisonne ses chansons de gentils mots français et enchaîne un panel bien rôdé de leurs différents albums sous les claps-claps et les bras levés du public ravi. Je laisse mon humeur critiquement bougonne au placard et quitte les lieux au bout d’une petite heure de show. Hé oui, que la honte me submerge, je ne suis pas restée jusqu’à la faim de Nada Surf , face à la mutinerie de mes yeux cernés.
Nada Surf + Underground Railroad + Kim Novak - 1er octobre 2008 - Espace Julien - Marseille Évènement ce soir sur Marseille !
A l'heure où l'OM se rend à Madrid pour disputer son match de ligue des champions et peu après que la police madrilène ait décidée de taper bêtement sur les supporters olympiens, NADA SURF, un de mes groupes préférés, revient après 9 ans d'absence !
Entre mon équipe et mon groupe de coeur, le choix n'est pas si .../...
Évènement ce soir sur Marseille !
A l'heure où l'OM se rend à Madrid pour disputer son match de ligue des champions et peu après que la police madrilène ait décidée de taper bêtement sur les supporters olympiens, NADA SURF, un de mes groupes préférés, revient après 9 ans d'absence !
Entre mon équipe et mon groupe de coeur, le choix n'est pas si difficile : ce sera NADA SURF .. 9 ans d'attente tout de même !
la 1ere fois c'était au Moulin (j'y étais) et le concert était resté gravé dans ma mémoire ...
J'arrive avec deux de mes amis vers 20 h 40, la salle est noire de monde et après un ravitaillement bière au café julien nous pénétrons dans la salle de l'espace julien.
KIM NOVAK
nous arrivons à peu près à la moitié de leur set .. ne les connaissant pas du tout, je crois entendre un groupe british et pas "aux accents british" ce qui est en fait une différence fondamentale...
le chanteur-guitariste gaucher dégage une assurance remarquable, aidé en cela par les autres membres du groupe, très bons et communicatifs .. le son est franchement de très bonne qualité (félicitations au passage aux ingé sons qui ont fait de l'excellent boulot) et leurs compos efficaces font mouche sur l'assistance : ils partent sous des applaudissements nourris ! visiblement je ne suis pas le seul à mettre régalé et je me promets de passer sur le myspace de ces caennais (oui ils sont français!) pour en savoir un peu plus sur ces types..
UNDERGROUND RAILROADS
le groupe londonien est composé de 3 membres, un chanteur - batteur - clavieriste au français impeccable, une guitariste - chanteuse et un bassiste ..
le groupe a un peu du mal a démarré son set, la guitariste semble nerveuse et le bassiste complètement effacé à l'air de s'emmerder .. ça commence mal .. seul le chanteur semble concerné par le sujet et on se dit que la demi heure va être longue ..
et puis à partir de la 2ème chanson, la magie opère, ces gens là font une musique complètement barrée ! très électronique grâce au batteur qui tape a la fois frénétiquement sur sa grosse caisse et maltraite son clavier en y extirpant des sons très electros .. la chanteuse qui semblait un peu écrasée par la personnalité du batteur, se révèle .. une voix hallucinante à la Pj Harvey .. du coup le bassiste commence à se déhancher et semble completement habité ...
Ce trio suivi par le très sérieux magazine musical NME est d'une efficacité et d'une originalité remarquable ! ça sonne neuf, frais, excitant ! parfois on a l'impression d'entendre The Streets .. le duo chanteur - chanteuse semble presque raper .. bref une grosse claque et surement un futur album de chevet .. à surveiller de très près ...
NADA SURF
En attendant nos chers New-Yorkais, et profitant du départ de certains a la buvette, nous décidons de nous rapprocher le plus près possible de la scène, non sans mal ..
Le concert commence avec les pépites de l'album "the proximity effect" le meilleur à ce jour des albums de Nada Surf et surement un des meilleurs albums des années 90 .. la voix du chanteur est toujours aussi superbe, le bassiste martèle sa basse avec une assurance de vieux roublard et le batteur du groupe énorme et technique se déchaine sur ses toms…
il faut dire aussi que ces trois types ont la banane et leur plaisir est communicatif ! (marre de ces groupes qui sont persuadés que faire la gueule pendant leur set leur donne une crédibilité artistique !)
…on n'a pas conscience en France de l'importance de NADA SURF en terme d'audience a travers le monde ! voila un groupe qui joue devant des salles bondées, qui fait les plus gros festivals, qui pourrait remplir un stade (ce qui n'est pas toujours un gage de qualité..) et qui fait preuve d'une humilité déconcertante .. ils jouent avec passion et envie devant 350 - 400 personnes (estimation à prendre avec des pincettes)..
le volume sonore semble décuplé par rapport aux 2 groupes précédents … volonté du groupe ou choix des ingés sons ? il m’a semblé en tout cas qu’à chaque nouveau groupe le son n’a fait qu’augmenté ..
le bassiste du groupe au début du set nous explique dans un français parfait (lui et le chanteur se sont rencontrés dans un lycée français en Amérique et ont vécu à Paris) qu’il est obligé de jouer assis car il s’est pété le genou … peu importe le fait qu’il ait rapproché sa chaise le plus près du public nous permet d’apprécier son jeu de basse tout en technique et subtilité .. il assure aussi les chœurs de manière parfaite tout en clopant et en buvant sa bière : la grande classe !
le concert dure largement plus d’une heure, et le moins que l’on puisse dire c’est que le choix de la set list est pertinent : mélanger les chansons anciennes avec les nouvelles compos de leur album ..
Au moment du rappel, à la demande générale, ils jouent le tube qui les a fait connaitre auprès du grand public : «Popular» et terminent par «Always love» … tout simplement fabuleux ..
Après le rappel, l’organisatrice de cet événement, Anne de l’association « s’il ma muse » (remerciée d’ailleurs par le chanteur) et dont il faut souligner la qualité du travail et l’extrème gentillesse, arrive avec une bouteille de champagne sur scène et l’offre aux musiciens qui en aspergent le public…
A la sortie du concert, un peu groogy, nous apprenons que l’OM a perdu à Madrid … on s’y attendait un peu .. au fait ils reviennent quand les NADA SURF ?
pas dans 10 ans j’espère …
Kim Novak + Kami - 28 fevrier 2008 - Balthazar et Lollipop Music Store - Marseille
Je ne suis pas resté assez longtemps pour en parler correctement mais puisque personne n'a l'air de se décider je vais quand même laisser une trace de ce double concert ... Tout commence vers 19h au Lollipop Music Store avec le showcase de Kim Novak. Je ne les connaissais pas avant de venir mais ce que je savais c'est que c'est que leurs(s) .../...
Je ne suis pas resté assez longtemps pour en parler correctement mais puisque personne n’a l’air de se décider je vais quand même laisser une trace de ce double concert … Tout commence vers 19h au Lollipop Music Store avec le showcase de Kim Novak. Je ne les connaissais pas avant de venir mais ce que je savais c’est que c’est que leurs(s) album(s) étai(en)t sorti(s) chez le très a mon gout label Talitres (a qui on doit – entre autres - les premiers The National en France). Ils étaient déjà passés a Marseille il me semble mais je n’avais pas réussi à les voir. La j’arrive un peu tard a Lollipop et découvre Kim Novak en version duo (sans batterie et sans basse) donc deux guitaristes.
Tous les deux assis, ils sont en plein long instrumental quand je rentre … c’est moins directement emballant que les deux récents showcase de Narrow Terence ou Hopper, mais petit a petit on se laisse séduire par les morceaux et l’atmosphère qu’ils dégagent. Chant en anglais bien sur (j’ai dit Talitres) avec en effet un certain nombre de points comment avec The National je ne verrai que quelques morceaux, dont certains qu’ils testent pour la première fois a deux … bien que assez fatigué, je décide donc de retourner les voir au Balthazar (après m’être mis d’accord avec Anne qui me textotera quand Kami commencera).
Cette parenthèse me permet de développer mon nouveau cheval de bataille (puisqu’il est maintenant interdit de fumer dans les salles de concert) : les horaires. Ca ne me dérange pas plus que ca que les concerts commencent assez tard dans certaines salles (comme l’Intermédiaire, la Machine a Coudre, l’Embobineuse ou le Balthazar justement), mais ce qui me met en rogne c’est que les concerts sont annoncés beaucoup plus tôt. Bilan des courses les gens ponctuels viennent a l’heure annoncée entre 9h et 10h et se retrouvent parfois a attendre jusqu’a 2h alors qu’ils auraient pu manger tranquillement, voir des potes, voire se reposer … bref quand le concert commencent ils ont les boules.
Donc mesdames et messieurs les programmateurs je vous en prie un peu de respect pour votre public, si vous savez que le gros du public a pris la mauvaise habitude d’arriver tard, annoncez le concert a 23h et commencez le a l’heure. Ca mettra peut être un peu de temps mais ca vous fera gagner du monde j’en suis sur. Quant a ceux qui arrivent avec 2h de retard habituellement vous pensez qu’ils vont arriver à 1h du matin ? je ne crois pas. Bref. Je reçois le texto de Anne, je ne pars pas tout de suite et du coup quand j’arrive Kami en est déjà à la fin de son set. Je ne verrai que 3-4 morceaux mais ca suffira à constater le fossé qu’il y a entre ce que j’ai entendu sur disque et ce qu’ils font sur scène.
Contrairement au disque très posé (je les avais même comparés à Polyethylene) sur scène c’est plus « rock ». Enfin disons que ca reste bien pop, mais ca bouge musicalement comme physiquement. La ressemblance avec Placebo (mentionnée dans la chronique de disque) ne m’a même pas traversé l’esprit. Non vraiment une sacrée bonne surprise, au point que je leur conseillerais de mettre un petit mot avec l’envoie de leur maxi pour bien préciser que c’est assez différent de ce qu’ils font maintenant (en tout cas sur scène).
Je ne verrai quelques morceaux mais je passerai un tres bon moment … et tacherai de les revoir un de ces 4. A la fin du set je m’esquiverai le temps du changement de plateau pour aller prendre des nouvelles de On Vend la Caravane qui passent au Paradox … puis de retour au Balthazar (trop tot) j’attendrai que Kim Novak arrive sur scène … j’attendrai d’ailleurs un peu trop longtemps … si bien que l’intro sur bande me paraitra trop longue et plutôt que me mettre dans l’ambiance elle aura l’effet inverse.
Je ne resterai la aussi que quelques morceaux. Suffisamment pour me rendre compte que j’aime vraiment ce qu’ils font (depuis j’écoute Luck & accident récupéré le soir même). Le concert aurait commencé plus tôt je serais resté avec plaisir jusqu’ au bout … mais comme, comme le chanteur de Kami si j’ai bien compris, je devais aller travailler tôt le lendemain, et que j’avais pas mal de sommeil en retard, je suis rentré me coucher. A une prochaine donc !
En tout cas a quatre c’était rock bien comme il faut sur scène !