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|  | Klub des Loosers + Frer 200 - 3 Decembre 2005 - L'affranchi - Marseille  Alors qu'une polémique un peu vaine pointe du doigt les textes de certains rappeurs, l'Affranchi nous a proposé trois jeunes groupes prêts à en découdre avec la morosité ambiante et ce fut ma foi .../...
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Alors qu’une polémique un peu vaine pointe du doigt les textes de certains rappeurs, l’Affranchi nous a proposé trois jeunes groupes prêts à en découdre avec la morosité ambiante et ce fut ma foi plutôt réussi.
Arrivé à la milieu du set de L’homme parle, on constate que la salle est bien pleine et l’ambiance perceptible bon enfant.
Bon à vrai dire le style de ce premier groupe n’est guère transcendant mais ils ont un petit coté united colors of …(avec le tatoué, la chanteuse, le mec aux locks pour la caution ragga) pas désagréable et développent une certaine énergie sur scène.

Pendant le changement de plateau des clips un peu cheap sont projetés avant qu’un Dj Detect en grande forme ne vienne scratcher sur du ParaOne , on pense qu’il assure la transition mais en fait Fuzati le rejoint et c’est avec surprise qu’on voit la tête d’affiche du soir ne pas jouer en dernier, apparemment fatigué d’une tournée longue d’un an, qui les avait vu déjà passer à Marseille au printemps dernier dans une salle bien moins chaleureuse.

Ici la plupart du public est acquis à la cause du MC Versaillais, qui nous livre une prestation encore une fois ébouriffante, avec ses tubes bien sûr ( « Baise les gens », « La femme de fer », « Sous le signe du V », repris en chœur par les fans) mais également beaucoup de freestyles inédits.

A partir de quelques mots comme crevette, rideau, le label culte Fondl’em, le rappeur masqué se lance des narrations parfois à la limite du scabreux mais retombe toujours sur ses pattes, arrive à taper là où ça fait mal, y compris son public qui télécharge plus qu’il n’achète ses disques.

Un show généreux où on retiendra en plus du gout du risque du bonhomme un agencement efficace de sons nouveaux ou classiques comme ce ’93 till infinity’ des Soul Of Mischief sur lequel Fuzati conclut avec un texte nostalgique, désabusé et drôle, qui résume parfaitement l’atmosphère qui régnait pendant cette heure.

Après cette claque on hésite à rester, mais les Frer 200 ont réussi à gagner notre sympathie et capter notre attention à la fin de leur deuxième morceau qui les voit épeler « L-O-L / A-S-V » en mimant un nerd taper au clavier.

On ne comprend pas toujours ce qu’ils racontent, ça crie fort et le son est réglé à fond mais il faut bien avouer que c’était plutôt frais comme découverte. Et physique aussi.

Un trio à casquettes et shorts XXL, avec le fils caché de Dr Dre et Todd Bridges, qui s’inscrit dans la lignée déconneuse et tapageuse des Svinkels, Saian Supa Crew et TTC pour situer, avec un coté euro crunk homo thug auquel on était pas préparé, des instrus malmenant musiques Latino, Arabe ou Tango quand ce ne sont pas The Game, Missy Elliott,Ying Yang Twins (parodie tordante de « Wait » ) qui sont détournés, et des clin d’œil appuyés au Roi Heenok, t’entends ?!

On est curieux d’entendre ce que ça peut donner sur disque, et dans une salle pas désertée aux deux tiers comme ce fut hélas le cas pour cette dernière partie.
Chouette soirée en tout cas, on y reviendra.
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|  | Klub des Loosers + Frer 200 - 03 decembre 2005 - Affranchi - Marseille  Impression mitigée après ce concert ... enfin uniquement par rapport à la prestation du Klub des Loosers, celle des Frer 200 étant sans ambiguïté : sympathique et pleine d'énergie. Mais reprenons dans .../...
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Impression mitigée après ce concert … enfin uniquement par rapport à la prestation du Klub des Loosers, celle des Frer 200 étant sans ambiguïté : sympathique et pleine d'énergie. Mais reprenons dans l'ordre. Grosse affluence ce soir à l'Affranchi comme en témoigne les longues files de voiture de part et d'autre du Bd St Marcel. On rentre pile quand le tout premier groupe termine. On patientera jusqu'au set du Klub des Loosers en regardant quelques clips plus ou moins bien finis, mais sympa. Mieux que de regarder la scène se préparer.
Impression mitigée donc, car si j'ai beaucoup apprécié l'adresse du dénommé Fuzati (et de son comparse aux platines), je n'adhère pas du tout à son langage cru et irrespectueux pour la gente féminine. Mais il n'y a pas que ça, effet je le trouve un peu trop empêtré dans des contradictions et paradoxes … ce qui me donne à la fin l'impression qu'il n'assume rien complètement. Je vais essayer de m'être un peu plus clair.

Le Kub des Loosers est donc un duo en polo qui nous vient de Versailles. Apres que le DJ ait commencé à chauffer ses platines, Fuzati est arrivé : gros manteau avec capuche brodée de fourrure, visière de casquette et ce fameux pasque blanc qui couvre la moitié supérieure du visage. L'idée du masque est plutôt sympa je trouve … ça me rappelle Zorro, Marylisa ou plutôt le fantome de l'opera … il y a un côté mystère doublé d'un atout marketing réel. Seulement après l'avoir entendu raconter tout ce qu'il a à raconter si on n'est pas d'accord avec ce qu'il dit ou encore plus avec la façon dont il le dit on va commencer à lui en vouloir de se cacher derrière ce petit bout de plastique, trouvant cela lâche tout ce qu'on veut.

Tout le début du concert m'a plutôt plus. Les textes étaient souvent grossiers et crus mais j'imagine que c'est son style qui veut ça. Il chante souvent le mal-être il me semble, donne l'impression d'avoir une revanche à prendre sur la vie après une enfance et surtout une adolescence qu'on en peut s'empêcher d'imaginer pas complètement épanoui(ssant)e (c'est ce qui se dégage des textes et des thèmes je trouve).
Par contre dans les nombreuses impros dans lesquelles il s'est lancé sur la fin son vrai visage est enfin apparu. Et c'est là que j'ai eu l'impression que derrière son masque se cachait quelqu'un de vraiment agri et finalement assez méchant (encore une fois je ne veux vexé personne je parle de ce que j'ai ressenti). De tout ce qu'il a dit à partir mots qui lui ont été suggérés il a surtout dit des choses négatives ou crades.

Exemple : « Crevette » : ouais j'ai baisé ta meilleure copine et j'ai encore son odeur de crevette sur les doigts que je renifle ne mangeant avec toi (je n'arrive pas à être aussi vulgaire que lui) ; un mec jeune lui dit « serpentin » ? Après lui avoir demandé si il consultait un psy il se met alors à projeter sur ce jeune homme toutes ses frustrations d'adolescent masturbation vite fait sur canal en brouillé avant que les parents rentrent, mère qui découvre les magazines porno sous le lit …
Lorsqu'une fille lui proposera le mot « cuisinier » il s'énervera la traitant de tout disant qu'il ne veut pas rentrer dans ses embrouilles entre rappeur (pourtant il me semble que la fille aimait bien le fameux cuisinier) et en ne se gênant pas au passage pour en dire du mal.

Bref à chaque fois qu'il s'adressera à quelqu'un dans la salle ce sera pour le tourner en ridicule, que ce soit sur son age, ses fringues, son physique, sa calvitie naissante. C'est peut être un jeu mais ce n'est pas très drôle à la longue.
Pas plus que d'employer systématiquement le terme de catin, putain ou salope pour dire fille ou femme. Pas plus que de ne les présenter que comme des accessoires sexuels ou des nymphos comme ces « Catin qui ont pris des poppers pour qu'il puisse les faire tourner autour de sa bite » (a quelque chose près ça devait être ça – cette expression étant revenu à plusieurs reprises) ; Il beau dire qu'il ne se laisse pas faire ça il n'est pas une pute ça n'est pas très respectueux quand même.

Sur le mot « misogyne » il traitera la fille de petite conne qui ne sait pas déchiffrer ses paroles si elle l'accuse de misogynie. Tu m'excuseras Fuzati mais pour cela il faut avoir envie d'en écouter un peu plus. Et puis franchement ce qu' j'ai entendu l'autre soir … c'est un peu comme ces gens qui sont tolérants et pas du tout homophobe mais qui sortiront comme première insulte « pédé » … chose que tu as fait l'autre soir non ?
Bref voici ce qui ne m'a pas choqué plus que ça sur le coup mais qui en en reparlant dans la voiture avec Duarte m'a paru inadmissible. En plus de ça il se moque des rappeurs mais est à fond dans le cliché avec son grand manteau (pas les pompes et le polo par contre). Il cite Truffaud et juste après dit qu'il ne veut pas passer pour un intello à deux balles …

Fuzati a bien compris que, surtout en impro, il est plus facile de retenir l'attention et de choquer que d'impressionner avec des textes plus fins, et c'est dommage qu'il en abuse car quand on voir la finesse de ce qu'il écrit sur certains sujets (comme sur l'excellent le hip hop est mort) on se dit que ce mec a un réel talent et amour de ce qu'il fait. Souhaitons qu'il arrête juste un peu de faire le bad boy calimero. Pour finir quand même je dois avouer que je ne me suis pas ennuyé une seconde.

Après une courte pause sans clips cette fois (pendant laquelle il est descendu dans la salle toujours déguisé), sont arrivés les trois géants de Frer 200. J'étais assez prêt du bord de la scène et j'ai du me reculer un peu en les voyant arriver. Vraiment impressionnant physiquement (surtout le géant vert) ils n'arrêtaient pas de cavaler tout en rapant. Chorégraphies très bien calées, chant à 3 efficace …

même si lorsque cela va un peu vite on ne comprend peut être plus tout, on les regarde amusé et médusé occuper tout l'espace, s'accroupir, courir, grimacer, faire comme des petits sketchs. Ils me feront un peu penser aux Wriggles en fin de compte.

Vers le milieu de leur set je suis resté sur la palier à discuter un peu avec Tonia, mais le groupe était bien sympa. Et même si ils étaient moins connus (beaucoup de gens sont partis après le Klub , comme leur rap était plus péchu leur passage en dernier était une bonne idée.
Site du Klub des Loosers : http://fred.sons.free.fr/kdl
Site des Frer 200 : http://www.frer200.com/
Site de l'Affranchi : http://www.l-affranchi.com/ Réagir à cette critique |
|  | Klub des Loosers + Riton + Spektrum + Airborn Audio + Beans + Vive la fête ! + Bus Driver + DJ Tiga (Printemps de Bourges 2005) - 22 avril 2005 - le 22est/ouest - Bourges  La salle se remplie très rapidement pour accueillir KLUB DES LOOSERS. Fuzati, le Mc masqué versaillais apparaît sur scène accompagné du scratcher DJ Detect. Les premiers rangs connaissent par cœur .../...
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La salle se remplie très rapidement pour accueillir KLUB DES LOOSERS. Fuzati, le Mc masqué versaillais apparaît sur scène accompagné du scratcher DJ Detect. Les premiers rangs connaissent par cœur tous les titres de son premier album : un vrai fan club. Ses chroniques amères d’adolescent attardé de la banlieue ouest de Paris font mouche. Fuzati a toujours ce tic névrotique d’un doigt pointé vers le public et celui-ci en redemande. Il est particulièrement en forme ce soir puisque il demande quelques mots aux spectateurs pour faire des impros assez réussies. Le premier mot qui vient à un drôle d’éberlué au premier rang est « Ta gueule » : il ne s’en remettra pas face au flow terrible du vengeur masqué. Pour finir Fuzati jette rageusement son micro sur la table de mixage du DJ et s’en va. Alors que les lumières se rallument et que les techniciens démontent le matériel, quelques fans qui en voulaient encore crient « Loosers ! Loosers ! »………..
Dans l’autre salle, plus petite, le 22 est, Les 3 anglais de RITON avec 2 toutes petites machines et une guitare se débrouillent pas mal avec leur électro dans la veine de Scissor Sisters et nous livrent leur tube « Angerman » qui passait en bloucle sur radio nova. Leurs compatriotes du groupe SPEKTRUM bénéficient d’une chanteuse avec une voix soul assez puissante qui joue de sa séduction avec le public. Le groove est terrible et le public adhère.
De l’autre côté,4 MC’s se succèdent. Les 2 membres d’AIRBORN AUDIO font leur show : un drôle de duo, l’un avec un physique de basketteur avec une coupe de cheveux digne de Will Smtih époque Prince de Bel Air, l’autre beaucoup plus petit, une casquette vissée sur la tête. Du hip-hop bien fait : l’un des 2 MC n’hésite pas à descendre dans la foule pour rapper et faire le show ! Les 2 américains ont l’air vraiment sympathiques, puisque du début à la fin de la soirée ils se baladent dans le public pour écouter les autres groupes ou discuter avec les gens.
BUSDRIVER leur succède avec son flow incroyablement rapide : une des tchatche les plus rapide du monde parait-il.
Enfin la soirée se termine avec BEANS, un ancien du collectif Antipop Consortium. Il alterne des moments quasiment de slam (il interpelle public qui ne suit pas à cause la barrière de la langue) avec du hip-hop très électronique.
Au 22 ouest, les belges de VIVE LA FETE assurent le spectacle avec leur électro 80’s très naïve chantée en français : ça ressemble à du Telex en plus rock’n’roll. La chanteuse au look très punk et les guitaristes/batteur tous masqués mettent le feu. A la fin du show, ils font monter quelques personnes du public pour prendre leur place des musiciens et se barrent…
Enfin Dj Tiga prend le relais malgré une platine vinyle défectueuse rapidement changée au début du set. Sa technique est bonne et il enchaîne son tube « Pleasure from the bass » avec des remixs incroyable de Lcd soundsystem (« daft punk is… »), Lipps Inc (« funky Town ») : son electro très punchy séduit encore les derniers spectateurs présents.
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|  | Svinkels + Klub des Loosers - 07 Avril 2005 - La Laiterie - Strasbourg  Une soirée bien sympa où la mise en condition fut réalisée par le Klub des Loosers qui livre un set efficace musicalement et son chanteur Fuzati pose son flow (et ses doigts d'honneur) avec conviction .../...
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Une soirée bien sympa où la mise en condition fut réalisée par le Klub des Loosers qui livre un set efficace musicalement et son chanteur Fuzati pose son flow (et ses doigts d'honneur) avec conviction mais cela reste un peu calme, sérieux et "dépressif" quand on sait ce qui arrive après.
En effet, les Svinkels accompagnés de DJ Pone vont pendant plus d'une heure et demi mettre le feu en misant sur leurs titres les plus dansants. L'apologie de l'alcool restant le thème principal des textes, l'ambiance sur scène s'en ressent : douches à la bière, délires en tout genre, style kitch et pogo dans la fosse.
Bref, le Svink' c'est chic et on en redemande! Réagir à cette critique |
|  | Klub des Loosers + NOHA - 5 Mars 2005 - Cabaret aléatoire - Marseille  Malgré tout l'intérêt, voire l'admiration que l'on pouvait porter au disque du Klub des Loosers on pouvait craindre d'être déçu de sa toute première prestation live à Marseille, ayant lu de-ci de-là .../...
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Malgré tout l’intérêt, voire l’admiration que l’on pouvait porter au disque du Klub des Loosers on pouvait craindre d’être déçu de sa toute première prestation live à Marseille, ayant lu de-ci de-là des avis assez partagés et sachant que ça se déroulerait au Cabaret Aléatoire.
Ca amuse mon entourage mais à chaque soirée passée là bas, je lance que je n’y mettrai plus jamais les pieds, en général assez écoeuré du son souvent minable et du public jemenfoutiste habitué des lieux qui avait réservé il y a quelques semaines à peine un accueil des plus froids au set electro pourtant renversant de Ddamage.
Ce ne fut heureusement pas le cas pour notre ami Fuzati, en tout cas en ce qui concerne les premiers rangs tout acquis à sa cause.
Une assistance plutôt jeune et masculine de sympathiques nerds qui pour certains connaissaient les textes par cœur, que ce soient les hymnes de l’album « Vive la vie », « La femme de fer » (sa sordide chanson d’amour avec une cul-de-jatte) l’hilarant maxi absent du LP ou encore un de ses morceaux avec l’Atelier.
Il débarque avec masque, visière et veste d’un goût douteux, accompagné de l’excellent Dj Detect dont on avait déjà pu apprécier les talents de scratcheur avec son groupe Gravité Zero lors du dernier festival Marsatac.
Bonne présence scénique du bonhomme à l’humour noir contagieux, il s’adresse au public à pas mal de reprises, notamment pour demander des thèmes pour improviser des freestyles, et fait hurler les punchlines de ses textes les plus percutants ( « Baise les gens », « Pas stable », « Dead hip hop ») dans la plus pure tradition des call and response.
Si son cœur de cible est évidement les amateurs de rap, on ne peut s’empêcher de trouver une dimension pop à son art, malgré la dureté des thème abordés on est enthousiasmé par sa nonchalance et son bagout, sans parler de ces instrus tragi-comiques qui s’avèrent particulièrement efficaces.
Pas le temps de s’ennuyer donc, on en ressort même agréablement surpris, le personnage étant aussi attachant (si on ne prend pas ses horreurs proférées au premier degré bien sûr) sur disque qu’en concert.
La suite sera forcément moins drôle : la tambouille indigeste de N.O.H.A, genre de fusion drum’n’bass / acid jazz aux relents de Goran Brégovic (bâillement) qu’on pensait enterrée avec les années 90, ce n’est pas grave « tu sais », la soirée avait fort bien commencé et nous laissera un assez bon souvenir. Réagir à cette critique |
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