Après le concert de
Massive Attack au Phénix, une soirée électro/dub était organisée à l’ancien Germinal. La salle s’appelle désormais
Le 22, un chapiteau a été rajouté à côté pour doubler la capacité et permettre des changements de plateaux plus rapides. Un effort particulier a été réalisé pour la décoration, on se croirait dans une boîte chaleureuse…
C’est
DuOud qui débute la soirée avec son mélange de musique traditionnelle arabe et de rythmes électroniques. Les deux musiciens commencent leur set en jouant chacun sur leur oud, ce qui donne son nom à
DuOud. Puis, assez rapidement, un des deux membres du groupe se charge de lancer les rythmes sur un ordinateur…
DuOud réussit vraiment à créer des ambiances captivantes !
Un peu plus tard, dans l’autre salle du 22,
Erlend Oye a conquis par sa simplicité, son humour et son talent pour créer des morceaux de folk/pop/électro. Le chanteur des
King Of Convenience, collaborateur occasionnel de
Royksopp, chante d’une voix désabusée en sa guitare. Saupoudrée d’electro/pop années 80, la musique d’
Erlend Oye est assez réjouissante à écouter dans une salle de concert. Le résultat est assez dansant et permet à notre Homme et à ses musiciens,
The Full Effect, de se lancer dans des chorégraphies assez hilarantes… Le petit plus d’
Erlend Oye : une paire de lunettes qui aurait fait blêmir de jalousie votre père en 1974 !
Fidèle à sa réputation de rouleau compresseur scénique
Lab° a transporter le public loin, très loin ! Avec des projections captivantes et des musiques electro/dub/rock remuantes, ce groupe français a encore une fois prouvé qu’il faisait partie des projets à voir impérativement sur scène.
Le journaliste du
Berry Républicain a cru bon de décrire le concert de
Console au 22 ! Plus modestement, je me contenterais de parler du concert de
Wide Open Cage car le groupe allemand
Console a malheureusement annulé son concert et n’a pas mis les pieds à Bourges en 2003…
Derrière un rideau où sont projetées des images,
Wide Open Cage délivre des ambiances électroniques réussies : ça cartonne sur le dance-floor ! L’adjonction d’un guitariste apporte une touche live supplémentaire…
Adrian Sherwood a brillamment lancé des rythmes électro/dub imparables sur lesquels un energumène survolté s'est mis à toaster et à danser... Difficile de résister à la tornade déclenchée par ces fous furieux !
Après un set plutôt réussi de son Dj, le groupe
Ali Dragon a gravement déçu ! Quand la guitare, la contrebasse et la batterie se greffent sur les rythmes électro, on se dit que c’est bien parti. Et bien non : un trompettiste se croyant dans
La Ruda Salska, commence à tout gâcher avant que le chanteur ne finisse le boulot avec sa voix peu convaincante... Il faudra peut-être les revoir mais, à Bourges,
Ali Dragon nous a fait fuir !
(Photos : Flore-Anne Roth.)