lambchop - 21/04/2004 - le Splendid (Lille) Tel le bon vin, Lambchop se bonifie avec l'age. La formule est facile certes mais tellement vraie. Ceux et celles qui gardaient un souvenir ému du concert du grand mix de Tourcoing l'an dernier, n'ont pas été déçus : un son parfait, une ambiance intimiste à souhait (ils n'attirent pas encore les grandes foules et on est partagé entre le désir de .../...
Tel le bon vin, Lambchop se bonifie avec l'age. La formule est facile certes mais tellement vraie. Ceux et celles qui gardaient un souvenir ému du concert du grand mix de Tourcoing l'an dernier, n'ont pas été déçus : un son parfait, une ambiance intimiste à souhait (ils n'attirent pas encore les grandes foules et on est partagé entre le désir de profiter de cette intimité et l'envie de crier sur tous les toits : mais ne voyez vous pas que ce groupe surpasse de très loin tout ce que vous pouvez écouter ?)
Vers 20h15, Andrew Bird ouvre le bal (normal, son album est produit par mark nevers de lambchop et kurt en dit le plus grand bien), parfaite entrée en matière que cet étonnant virtuose du violon qui sur les traces de Joseph Arthur, Dominique A ou thomas Beldhom, enregistre des séquences avant de chanter et de jouer par dessus avec son violon ou une guitare, créant des ambiances parfois insolites ou proches du jazz et de la musique orientale. La voix n'est pas sans rappeler celle de Rufus Wainwright, les textes semblent assez cyniques si l'on en juge à son petit jeu de scène et à son attitude un rien cabotine. Le petit oiseau s'exprime aussi dans un français impeccable. Mais le coté "organisé" de sa musique la rend un peu trop sage à mon goût pour être totalement magique.
A peine le temps de respirer que les "maîtres" entrent sur scène et se préparent avec leur légendaire tranquillité. Le groupe aligne les perles (en même temps que les cigarettes) du merveilleux "is a woman" et de leur dernier double "Aw c'mon, no you c'mon". Comme d'habitude, la voix de Kurt et le piano de Tony Crow font merveille. Mais ce qui frappe aussi c'est cette faculté de révéler à chaque fois de nouveaux arrangements d'une subtilité déconcertante : enrichis ça et là de quelques choeurs, quelques notes de saxo ou de violon (andrew bird ayant rejoint le groupe sur scène à mi-concert), les titres sonnent encore différemment de ce que l'on a pu entendre aux black sessions et ceux du dernier album prennent une dimension parfois insoupçonnée. D'apparence tranquille, leur musique part parfois dans des délires soniques étonnants : il faut voir Kurt collé à sa guitare, littéralement en transe, comme électrocuté. Quelques volutes de fumée plus loin, le bonhomme sort tranquillement sa petite trousse pour réparer une corde tout en continuant à chanter sur le final (somptueux
) de "new cobweb summer".
A la fin du concert (un seul petit rappel mais plein de générosité), on se dit que ce qui les place tout en haut c'est ce constat évident que les membres du groupe prennent autant de plaisir à jouer ensemble qu'ils en donnent à leur public.
Alors merci messieurs(sans oublier madame Dina) et à l'année prochaine (oublié le 21 avril 2002, je préfère me souvenir d'un certain 21 avril 2004 et d'un rideau noir qui virevolte autour d'une scène habitée par la magie de la musique). Réagir à cette critique
Lambchop - 23 Septembre 2002 - La Cigale à Paris Parfaitement installés dans un fauteuil derrière les régies lumières et sons, nous avons vu excellent concert, dans l'ambiance intime de la Cigale.
La première partie, un duo d'Ecossais, était parfaitement en phase avec les musiciens de Lambchop. Ils nous ont prodigué une musique mélodieuse, teintée d'exotisme, s'inspirant du sous-continent .../...
Parfaitement installés dans un fauteuil derrière les régies lumières et sons, nous avons vu excellent concert, dans l’ambiance intime de la Cigale.
La première partie, un duo d’Ecossais, était parfaitement en phase avec les musiciens de Lambchop. Ils nous ont prodigué une musique mélodieuse, teintée d’exotisme, s’inspirant du sous-continent indien.
Par la suite, Lambchop nous a gratifié d’un excellent concert dans une configuration plus puissante et électrique que lors de leur dernier passage à Paris, au Cabaret Sauvage : au total, douze musiciens sur scène, deux batteurs percussionnistes, une slide guitare, trois guitares acoustiques (dont le chanteur et une joueuse de saxophone), une guitare électrique, une basse, un clavier et un synthé.
Tous ces musiciens sont très professionnels et portent la voix, toujours aussi grave et belle, du chanteur.
Ils n’ont pas pu faire durer les rappels ; il sont excusés leur Bus partait 1h30 plus tard pour Copenhague.
Ce passage éclair à Paris fut une grande réussite, ils reviennent quand ils veulent. Réagir à cette critique
Mercury rev + Lambchop + Gemma Hayes - 10 juillet 2002 - Miles Davis Hall - festival de jazz de Montreux Programmation de choix pour la soirée " songwriters " du Festival de Jazz de Montreux :
Gemma Hayes " Night on my side "
Lambchop " is a woman "
Mercury rev " All is dream "
C'est la belle irlandaise Gemma Hayes qui ouvre les festivités avec sa pop-folk ravageuse, alternant des chansons douces et d'autres plus électriques avec .../...
Programmation de choix pour la soirée " songwriters " du Festival de Jazz de Montreux :
Gemma Hayes " Night on my side "
Lambchop " is a woman "
Mercury rev " All is dream "
C’est la belle irlandaise Gemma Hayes qui ouvre les festivités avec sa pop-folk ravageuse, alternant des chansons douces et d’autres plus électriques avec une rigueur et une sensibilité de mise. Très proche de l’univers de Tom Mc Ray, j’ai parfois eu l’impression d’entendre son double au féminin : guitare sèche, chansons d’amouuuur, belle voix mise en valeur par l’excellent son du " Miles Davis Hall ". Un bien belle première partie qui a eu pour effet de mettre tout le monde en appétit pour la suite.
Après une demi heure d’attente c’est au tour de Lambchop d’imposer leur musique jazz-country atypique, sensuelle et… terriblement monotone pour un concert d’une heure et demi. J’ai énormément apprécié leur album à écouter pour se détendre mais j’ai trouvé ça difficile à apprécier sur la longueur d’un concert, en station débout. Pas assez de changements de rythme, pas assez " d’envolée lyrique ", trop cantonné au Cd notes pour notes. Malgré cela leur musique est un réel bonheur et la voix de Kurt Wagner, un vrai délice pour les oreilles. Un album à se procurer pour le plaisir mais il n’est pas forcement nécessaire de se déplacer pour leur concert (à moins que ce soit dans une salle où il y aurait de bons fauteuils !!!), de toute façon tous les membres du groupe sont amateurs (le chanteur est poseur de parquet !) et ne font pas, par conséquent, d’énormes tournées..
Une pause " installation de matos " nous a permis de faire reposer nos vertèbres avant la touche finale de cette soirée.. et quelle touche finale : Mercury Rev.. enfin
Un véritable coup de cœur que j’ai eu il y a quelques mois de cela en écoutant leur album à la fnac…. Véritable jalousie aussi quand j’avais vu qu’ils passaient à la coopérative de mai à Clermont.. mais ça y est j’y étais.. et je ne fus pas déçue. C’est avec un sourire jusqu’aux oreilles et les yeux un peu éclatés que Jonathan Donahue a fait son entrée. C’est avec une générosité sans limite que le groupe nous a fait rentrer dans leur univers fantastique inondé de sons bizarres. Semblant tout droit sortie du pays imaginaire, leur musique nous plonge dans un trip psychédélique et très rock’n roll comme on en fait plus. Très théâtral et faisant mine de s’envoler en battant des bras Jonathan Donahue retient l’attention, d’ailleurs les caméras qui filment et retransmettent les images en live sur 2 écrans géants dans une salle pourtant petite et très intime ne s’y trompent pas, elles bloquent relativement souvent le chanteur et ses mimiques…Le sourire béat décidément scotché sur son visage paraît de plus en plus suspect et irréel mais est surtout dû, je pense, à des substances pas trop autorisées.. Par contre pour le public pas besoin de ce genre de truc pour être totalement absorbée par leur musique hors du temps et rentrer dans leur délire. Alternant les chansons du premier et du dernier album le concert aurait pu frôler le parfait s’il n’avait pas zappé Ma préférée " Lincoln’s eyes ", seul petit hic à ce fabuleux set !! Ils ont même repris une chanson de David Bowie (merci Christobal pour l’info). Vraiment loin d’être déçue, je ressors du concert aux anges, un peu fatiguée mais tellement envoûtée, avec un son et des lumières au top dans cette idéale salle du festival…. Que du bonheur !!!!
Lambchop - 12 avril 2002 - Cabaret Sauvage - Paris Merveilleux concert !
Le blues de Lambchop est particulièrement doux et agréable.
Sur quelques morceaux, ils se permettent des montées en puissance de tous les instruments ce qui est réellement enivrant.
De plus, la voix du chanteur, chaleurese, belle et extrêmement grave, accompagne les ballades avec beaucoup d'émotion.
Ils ont .../...
Merveilleux concert !
Le blues de Lambchop est particulièrement doux et agréable.
Sur quelques morceaux, ils se permettent des montées en puissance de tous les instruments ce qui est réellement enivrant.
De plus, la voix du chanteur, chaleurese, belle et extrêmement grave, accompagne les ballades avec beaucoup d’émotion.
Ils ont interprété la plupart des chansons de leur dernier album « Is A Woman »en nous gratifiant d’une version plus riche et plus travaillée pour chaque morceau.
La salle du Cabaret Sauvage, charmant chapiteau au décor boisé, convenait parfaitement à cette prestation à la fois très professionnelle et aussi intimiste.
Un petit mot de la première partie, Saint Jack, qui se sont très bien défendus à deux en nous proposant du blues rock, clair, simple et bien fait, avec de l’humour entre chaque titre. A la fin de leur concert, ils ont noté leur propre prestation à 6/10 et le public à 9/10 (record à battre).