Apres avoir passer le début de la soirée chez moi a mettre en ligne des vieilles photos, et la deuxième partie au Cabaret Aléatoire en compagnie des certes lourds mais diablement efficaces TTC, j'ai fait un petit crochet par la rue Jean Roque pour enfin voir le phénomène Chaminas sur scène ...
Sa demo m'avait pas mal interloquée ... et je dois dire que sur scène c'est tout aussi troublant. Lorsque j’arrive l’autre groupe programmé ce soir (Molik Country Band) a bien évidemment terminé et Laure Chaminas est déjà sur scène. Accompagné par le fameux Pinky, et dans l'ombre le non moins célèbre J2P elle tient tête a un public plutôt attentif (a une exception près) sagement assis, ce qui contraste pas mal avec sa musique.
Elle aussi est relativement statique sur la scène dépouillée, qui parait étrangement grande. Pinky clope au bec ou assis sur son tabouret est très discret. Il assure la guitare électrique lorsque Laure chante et prend l'acoustique lorsqu'elle prend l'électrique. Le mélange des deux plus les sons envoyés par J2P fonctionnent bien mais globalement ça manque un peu de volume dans un ambiance calme comme ce soir.
Pourtant Laure chante, crie, hurle, s'énerve ... elle crache ses textes surréalistes, bizarres, provocateurs, engagés ... seule a la guitare saturée, sur la musique de Fred Berthet, avec l'aide de ses deux compères. On n’est pas loin d’une sorte de poésie trash (sans être nécessairement vulgaire). Dans le fond J2P a moitie caché derrière son tableau secoue la tête, lève un main au ciel en cadence … bref il est dedans
Ce n’est pas tout a fait mon cas ce soir … La fin du set arrive, Laure disparaît, on l’a rappelle et la revoilà changée avec un haut blanc. Elle réattaque seule, puis est rejoint par Pinky … c’est le moment que je choisis pour m’éclipser. JE ne regrette pas d’être venu et d’avoir enfin vu la dame, même si j’ai trouvé qu’il manquait quelque chose …
une découverte ---brut, sexy et rock’n roll ---, visiblement je n'ai pas été la seule à le penser (je tiens à préciser que l'exception près de la critique précédente ce n'était pas moi!!)
Face à un public qui - loin d'être sage et discipliné - interpelle, crie et entre dans la danse, la panthère tient tête, sur scène y a du mordant. Et elle nous met d'ac(corps).
Les trois comparses se donnent et la belle se met en danger pour nous faire découvrir un univers à la fois surréaliste, drôle et sarcastique... comment rester indifférent
C’est sûr, demain j"y retourne , mais Laure tu joues où demain???