Il est assez rare de voir la foule se presser aux concerts de milieu de semaine. Cette soirée ne dérogera pas à la règle et c’est devant un public assez clairsemé que Layne attaquera sont set.
Une fois de plus, les marseillais ont raté l’occasion de voir deux excellents groupes : tans pis pour eux, tant mieux pour nous ; le spectacle n’en est que plus appréciable.
La musique du trio marseillais, malencontreusement étiqueté « grunge » dépasse avec bonheur les frontières d’un genre signifiant la plupart du temps « Heu… nous, on aime Nirvana ». Layne réussit allégrement le pari de créer un univers excitant dans un genre musical fourre tout, souvent synonyme de rock tiède : la pop rock. Mais ici pas question de tiédeur : la rythmique surpuissante souligne les mélodies douces ou écorchées d’un chanteur charismatique malgré lui. La batterie est d’une puissance à faire pâlir envie un Tripop* en grande forme, la basse vrombissante fait le lien avec une guitare d’une élégance trop rare dans le genre et la voix tour à tour cristalline ou éraillée donne à Layne la possibilité d’écrire de vraies chansons ! Et puis puisqu’on a la possibilité d’écrire une chronique susceptible d’être lu par des milliers, que dis-je des millions d’internautes lâchons nous carrément : Layne a inventé un nouveau genre : le « stoner pop » !!!
Arrivent ensuite The Durgas, groupe germano américains ayant derrière lui une longue carrière truffée de rencontres prestigieuses : Iggy Pop, Sonic Youth, Mudhoney … dont le groupe a assurées les premières parties. Contre toute attente, le groupe officie dans un genre très différent de celui de ses pairs : du folk rock Bowieen-Ziggy Stardustien et / ou T-Rexien. De très bonnes références donc ! La voix est convaincante, les mélodies élégantes la batterie légère mais présente … pourtant au bout de quelques minutes je m’ennuis. Et force est de constater que le genre ne nécessite pas uniquement de l’élégance et de la conviction : il nécessite du génie ! Et le groupe est bon, très bon même, mais les interventions de guitare lead sont indigestes (tout le monde n’est pas Mick Ronson) et la guitare acoustique a un son … heu … comment dire, ah oui c’est ça : de merde ! Certes Ce n’est pas si grave, mais le contraste entre guitare acoustique et électrique inhérent au folk rock n’existe pas chez les Durgas ; leur musique manque finalement d’un peu de subtilité dans un genre pour lequel ça ne pardonne pas. Ca reste de bonne facture mais ne nécessite pas une attention soutenue : direction donc le bar d’où je peux entendre leur musique tout en discutant de l’importance de George Orwel avec le batteur le plus sonore jamais entendu.
Ce soir je me ses encore un peu privilégié: Nous étions seulement une quanrantaine ce soir là au Balthazar, mais j'y étais !
*Le batteur de Layne officie également dans Tripop.
Le site de Layne: ???
Le site de The Durgas: http://www.thedurgas.com/