Ich Bin Dead, Garage Rock, riffs minimalistes et beaucoup d'énergie, idéal pour ouvrir la soirée. Il suffit d'aimer le Garage Rock et les riffs minimalistes. Ne m'en demandez pas plus !
Bazaza, comment dire... C'est cruel... Ils jouent... Et merde! Ca m'a rappelé l'horreur de la guerre.
Soli de guitare et Castafiore, pas une émotion, pas une idée, j'ai même cru entendre du Iron Maiden à 3-4 reprises.
Désolé.
Monalisa et les choses se dérident.
Entendez par là que ça se lâche un peu. Les morceaux sont parfois brouillons mais les garçons compensent par une présence éclatante. Quant aux compositions, elles sont bien plus Metal ou Noise que Punk ou Grunge, mais ce n'est pas important sauf à ne considérer la musique qu'en termes d'archiviste.

La puissance de Monalisa n'a d'ampleur et d'originalité que comme partie de leur enthousiasme. Ils ont même un ou deux morceaux qui pourraient rester en mémoire.
C'est avec eux que j'ai commencé à penser que j'allais passer une bonne soirée.
Layne et ses influences pléthoriques débarque sur scène.
Leur set m'a fait le même effet que celui de Dinosaur Junior en 1991, au Bikini de Toulouse, c'est dire.
J'ai retrouvé le même sens pointu de la tune et les constructions ludiques des compositions. Le même joyeux bordel Noise avec le panache de l'écriture.
De nombreux titres pourraient même faire un joli chemin, dans un monde où les gens seraient curieux d'autre chose que ce dont on les nourrit à la radio.
L'enthousiasme du trio est palpable et l'arrogance (ce n'est pas péjoratif en l'occurrence) toute anglo-saxonne affichée ce soir-là leur donne une aura, chose primordiale quand on se donne en spectacle.
Ils ont joué un morceau après le « dernier » et on aurait eu envie de les pousser à continuer, seulement voilà, la salle s'était vidé petit à petit, ce qui m'a surpris puisque, de mon point de vue, tout allait crescendo...
Basalte et les mots m'échappent : la classe !
Après quatre groupes qui jouent fort, Basalte fait taire l'artillerie et sort des armes plus subtilement efficaces pour conquérir le public.
Tout commence par une intro graduelle du meilleur effet et les compositions se suivent sans se ressembler, si ce n'est pour cette classe omniprésente évoquée plus haut.
Les morceaux de ce groupe sont forts et, comme pour Layne, montrent une appétence et un sens ludique certains. Les textes prennent le risque du français et sont très bien servis par un chant magistral.
Les deux guitares font le pari des textures plutôt que du bruit, les passages rageurs n'en sont que plus efficaces.
Du Rock français dans la meilleure acception du terme, on songe vite à un groupe emblématique mais c'est tellement énorme que personne n'ose en prononcer le nom. Il ne manque qu'un peu d'expérience à Basalte pour sortir son « Où veux-tu qu'je r'garde ? »...