Trois ans. Trois putains d'années que nous étions une flopée à l'attendre avec ferveur, ce premier album des Lazybones. La raison est des plus légitimes, le chanteur Mitchou s'étant octroyé un tête-à-tête avec les anges durant plusieurs semaines... Une fois bu assez de canons .../...

Trois ans. Trois putains d'années que nous étions une flopée à l'attendre avec ferveur, ce premier album des
Lazybones. La raison est des plus légitimes, le chanteur
Mitchou s'étant octroyé un tête-à-tête avec les anges durant plusieurs semaines... Une fois bu assez de canons avec les eunuques ailés, il est revenu hanter les salles de concerts marseillaises, le tout avec une ténacité qui force le respect... Alors voilà, je l'ai enfin, cet album dont je connaissais déjà quelques titres par coeur, à force de souder leur page Myspace et de me rendre à tous leurs concerts ! Très éloigné de leur redoutable E.P.
Deadly Game, et cependant toujours aussi bon...
Commençons par le visuel, sur lequel j'accroche beaucoup : design sobre et pourtant truffé de détails. Le CD imitation vinyl, outre l'effet esthétique indéniable, aura le tort de me faire immédiatement regretter l'absence de pressage sur ce noble support (qui plus est quand on fait du Punk-Rock'n'Roll, dixit le groupe).
Niveau musique, qu'en est-il ? Et bien comme mentionné précédemment, on sort totalement du répertoire de
Deadly Game : si l'ancien album semblait prouver que les
Lazybones étaient les dignes successeurs des excellents
Sweet Children, qu ce soit par sa fraîcheur, sa verve et son groove,
En attendant l\'heure marque par la sincérité des textes et ses mélodies. Indice flagrant ? Le chant en français sur plus de la moitié de l'album ! Que les puristes se rassurent, la voix éraillée et chaleureuse de Michel fait des miracles, on est loin du mariage râté entre la langue de Molière et les riffs de
Green Day qu'on avait regretté chez les
Fickle et consorts...
Comme Avant, Visage contre terre ou encore
L'autre Enfer touchent par leur spontanéité limite naïve, mais qui va droit au coeur de celui qui sait écouter.
Pour le répertoire « Gros son », il vous suffira d'écouter
Riot, My name is Johnny ou la mythique
Childhood friends (qui vous donne envie d'acheter illico un Stetson sur eBay, un billet aller simple pour le Far West, pour chevaucher le premier bourricot venu en compagnie des potes l'ayant écoutée avec vous) : soyons honnête, ils n'ont pas à rougir des comparaisons inévitables avec les méga-stars Rancidiennes ou Nofxiennes... D'autant plus lorsqu'on les voit cramer le dancefloor à
leurs apparitions !
Ecouter les
Lazybones, c'est un mélange parfait entre Punk-Rock, fête, amitié, ténacité et Rock'n'Roll. Si l'un de ces termes apparaît comme évident chez votre petite personne, allez faire un tour sur leur site ou leur
www.myspace.com/lazybones13, poussez le son, et commandez-leur un CD, seul moyen pour qu'on puisse -enfin- entendre sur Le Mouv' de la VRAIE musique Punk-Rock, et pas la daube fadasse qui nous fait illico mettre un CD !