Dernière édition du "FIB" comme on dit quand on est branché. Moi je dis "banco"! Rien à voir avec la précédente édition où le son était pourri, et où la prog. était diminuée de moitié pour payer des papys du rocks qui ont moyennement assuré.
Donc FIB 2005, d'abord, un soleil et un ciel radieux, très important quand on a attendu le soleil toute l'année (sinon autant aller à la route du rock), et puis convivialité, propreté, tout ça... parfait pour débuter ce festival emminemment sympathique.
Soir d'ouverture: j'avoue que moi et mes amis étions un peu crevés du voyage, et voulions nous réserver pour le lendemain, une soirée un petit peu molle donc, même si Polyphonic spree était très marrant (un chanteur pas génial qui gigote partout en chantant toujours la même chose, un esprit très "hair", avec une dizaine de choristes en toges
vertes plantés en plein milieu de la scène surexcités, un revival 70's et une mise en scène bien foutue.
1er soir officiel: Bon bien sûr j'ai foncé voir Peaches que je connaissais déjà bien, mais qui est une telle bête de scène comparée à plein de petits groupes sans aucun charisme qui pullulent dans ce genre de festivals très "hype" que je n'ai pas pu résister, elle a assuré évidemment, j'ai juste été déçue qu'elle ne soit pas entourée de ses "choristes" à barbes et à godes, d'un goùt douteux certes, mais très marrant et classes mine de rien.
Ensuite j'ai embarqué mes amis voir Electronicat dont je n'avais entendu que du bien, et effectivement, le gars aux platines et à la guitare se régale, et nous gratifie d'une chanteuse invitée, un côté rock "demolition doll roads" en electro.
Ensuite je ne sais plus très bien l'ordre de ce que j'ai vu, vu que j'avais un pass et que je passais mon temps à traverser le festival pour ramener des vodkas redbulls demi tarif à mes potes, et que pour ne pas les renverser je devais en boire un peu dans chaque verre à chaque fois... The Cure ne m'a pas transcendée, je n'ai jamais été une fan, mais j'ai bien vu que les fans se sont régalés, ensuite mes potes m'ont rejoint dégoûtés en m'annonçant que "yo la tengo" avaient été programmés plus tôt que prévu, et qu'on venait de rater un super concert, on s'est consolés avec Basement jaxx sur la grosse scène qui ont assuré leur race avec leur deux big mamas blacks qui n'ont rien à envier à Etta James ou Aretha.
Petite parenthèse pour signaler qu'un after du festival, "l'electrosplash", à 20 bornes de Benicassim, est super, avec une prog. géniale.
le 2ème soir, j'avoue que j'étais très fatiguée déjà du premier, et mis un peu de temps à me mettre dans le bain, mais le groupe electro Jeans team m'a agréablement surprise et réveillée après que j'ai raté Devendra Benhardt qui a ensorcelé mes copines, "!!!" a eu de très bonnes critiques alors que j'ai trouvé qu'il était franchement pas classe avec son short pourri (exprès semble-t'il), et qu'ils faisaient du sous LCD soudsystem. Je me suis régalée avec Ladytron, et je suis restée plus lontemps que prévu à la grosse scène, bluffée par Keane, dont je ne pouvais pourtant plus supporter les clips qui passaient en boucles sur MTV et cie.
Dernier soir: la grande scène promettait une énorme soirée en perspective, mais entre Oasis, Nick Cave, LCD, et Kasabian, c'est Nick Cave qui a tout fracassé, un son incroyable, une voix, des musiciens et des choristes fabuleux, une sensiblité et une énergie...! Oasis s'est fait huer après ça, Kasabian...(euh, j'ai un blanc)...et LCD a fait un bon concert mais très court.
Roisin Murphy (Moloko) a assuré avec son album solo sur la scène hallomoto, Nosfell aussi au chill out, qui était décidément l'endroit le plus expérimental du festival, Daniel Johnston a annulé...
un after très conviviale à 10 minutes à pied du festival a achevé les petits joueurs que nous étions, trop fainéants pour finir à l'electrosplash....et puis fallait démonter les tentes et tout...!
Un bon cru, je recommande Benicassim à tous ceux qui veulent se vider la tête de façon radicale, tout en mangeant des tapas et se dorant au soleil.