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|  | Rock Werchter - Arno, LCD Soundsystem, Amy Winehouse, The Good the bad & the Queen, Chemical Brothers, Klaxons, Goose, The Bravery - 30 juin 2007 - Belgique  C'est très péniblement que j'amorçai ma venue vers ce 3e jour de Werchter, il faut dire que le début de la prog n'avait, à mon sens, rien de bien excitant (The Bravery, Klaxons, Goose, The good the .../...
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C’est très péniblement que j’amorçai ma venue vers ce 3e jour de Werchter, il faut dire que le début de la prog n’avait, à mon sens, rien de bien excitant (The Bravery, Klaxons, Goose, The good the band and the queen, Chemical Brothers... Heureusement il y aura aussi du Amy Winehouse, Arno, LCD Soundsystem et la Kriek Bellevue pour en faire une journée géniale.
Après une tentative d'arnaque par un vendeur de mauvais panchos, trop content de profiter de la pluie et de la détresse des gens, on commence par THE BRAVERY, groupe anglais disposant, comme souvent pour les groupes NME, d'un seul tube (Unconditionnal). C'est sympathique, pas désagréable, mais trois heures après le concert on a du mal à s'en souvenir exactement.
C’est en traînant les pieds que j’assistais à la prestation poussive de RAZORLIGHT, bon c’est sur un bon hit « America » (Note de l'autre auteur : pour ma part j'aurais un avis plus positif de Johnny Borell et ses amis, malgré son accoutrement digne des films les plus drôles des 70'. Il suffit d'écouter sa reprise de Je suis venu te dire que je m'en vais faites dernièrement à Taratata pour se convaincre que ce groupe vaut mieux qu'un tube) bon, bon, ça laisse passer le temps en attendant la sensation anglaise ... AMY WINEHOUSE laquelle daigne pointer le bout son nez crochu et de ses seins outrageusement mis en valeur avec 20 minutes de retard (Note de l’autre auteure, je me suis déjà pourtant indignée du fait que deux boutons d’acné dans un push-up bra ne constituent pas une paire de seins dignes de ce nom). La foule gronde car la divrogne (attention, mot-valise) se fait attendre, il faut dire que tout le festival ne parle que d’elle : même Josh Homme et la tri-tétonnée Lily Allen y sont allées de leur petit commentaire on stage. Un cas, je vous dis. Une chanteuse à voix que nous avons alors pu admirer dans tous son potentiel éthylique, un sous-fifre étant chargé de lui apporter un whisky-coca bien chargé entre deux morceaux ahanés. Car il faut bien s’en rendre compte, la pauvre Amy boit juste parce qu’elle ne parvient pas à faire face au public (contrairement à Césaria Evora qui boit juste parce que c’est la pire pocharde du Cap-Vert) Elle est vraiment touchante cette fille. Quel potentiel gâché. Car cette jeune femme a une voix extraordinaire et un charisme exceptionnel. « Pete Doherty, sors de ce corps… »
Un peu déçue quand même d’avoir raté BLONDE REDHEAD et leur petit bijou « Elephant Woman », le reste de la journée entre KLAXONS (plutôt sympathique et dansant), GOOSE (un des plus mauvais concerts du festival), the KILLERS (qui jouait en même temps que goose, tu parles d'une alternative) et PETER GABRIEL (toujours pas mort) me paraissait bien fade.
Sous l’insistance d’un certain acolyte je m’en vais toutefois me placer devant la Marquee afin d’assister à la prestation du non moins alcoolisé ARNO. Suivirent 1 heure d’un des meilleurs concerts de ma triste vie : à part Les filles du bord de mer, je ne connaissais pas un seul des titres du flamand pas morose du tout. Le set très rock enchaîne titres récents (Mourir à plusieurs) et désormais classiques (le déchirant Les Yeux de ma mère, le foutresque Putain Putain, l'hymne des filles du bord de mer,...). Le lendemain la presse lui donnait le surnom de Godfather de Werchter. En fait Arno c’est comme Dionysos, exceptionnel en live, et atrocement banal sur album… j’ai la version cymbalée de Bathroom Singer dans la tête depuis des semaines. Bref, me concernant LA découverte du festival (oui je sais il a 58 ans et fait des disques depuis 30 ans, ne vous moquez pas).
Ce bonheur était hélas de courte durée, puisque les prohibitifs THE GOOD, THE BAD AND THE QUEEN débarquèrent sur scène cigarette au bec et se la pétant à mort. Un set d’un ennui mortel….faut dire que je ne suis pas vraiment fan de ce side-project ni même de Damon Albarn en général. Mais en s’enfuyant de la fosse on pouvait compter facilement une dizaine de bâillements dans l’audience. Malheureusement pas d’alternative, puisque pendant ce temps, KEANE joue sa musique de mauvais préliminaires sur la grande scène non sans un certain succès. Après tout, ce groupe, à l’instar de Carla Bruni, passe régulièrement à Taratata... Vite une bière !
On va ensuite se placer pour LCD SOUNDSYSTEM. Leur concert aux Vieilles Charrues 2005 reste gravé dans ma mémoire et mes jambes s'en souviennent encore. Mis à part un anglais bourré (pléonasme ?) rien ne viendra gâcher ce concert génial rythmé par d'excellent tubes (Daft punk is playing in my house, in my hooooouse). La Marquee se transforme en dance-floor et les flamands sont en transe pendant une heure vingt. Les lumières s'éteignent.
En sortant on passe devant les CHEMICAL BROTHERS qui jouent poussivement sur la grande scène. Et en se dirigeant vers la tente, on se dit qui décidément ce groupe est définitivement devenu has-been. C'est triste de voir des idoles ringardisées s'accrochant malgré tout. Réagir à cette critique |
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>> Réponse (le 10/11/2007 par Marie) Réaction : les Klaxons étaient géniaux, mieux que lors de leur concert à l'Ancienne Belgique. Keane était pareil à .../... La suite |
 | Benicassim 2005 - 04 au 08 aout 2005 - Benicassim (Espagne)  Dernière édition du "FIB" comme on dit quand on est branché. Moi je dis "banco"! Rien à voir avec la précédente édition où le son était pourri, et où la prog. était diminuée de moitié pour payer des .../...
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Dernière édition du "FIB" comme on dit quand on est branché. Moi je dis "banco"! Rien à voir avec la précédente édition où le son était pourri, et où la prog. était diminuée de moitié pour payer des papys du rocks qui ont moyennement assuré.
Donc FIB 2005, d'abord, un soleil et un ciel radieux, très important quand on a attendu le soleil toute l'année (sinon autant aller à la route du rock), et puis convivialité, propreté, tout ça... parfait pour débuter ce festival emminemment sympathique.
Soir d'ouverture: j'avoue que moi et mes amis étions un peu crevés du voyage, et voulions nous réserver pour le lendemain, une soirée un petit peu molle donc, même si Polyphonic spree était très marrant (un chanteur pas génial qui gigote partout en chantant toujours la même chose, un esprit très "hair", avec une dizaine de choristes en toges
vertes plantés en plein milieu de la scène surexcités, un revival 70's et une mise en scène bien foutue.
1er soir officiel: Bon bien sûr j'ai foncé voir Peaches que je connaissais déjà bien, mais qui est une telle bête de scène comparée à plein de petits groupes sans aucun charisme qui pullulent dans ce genre de festivals très "hype" que je n'ai pas pu résister, elle a assuré évidemment, j'ai juste été déçue qu'elle ne soit pas entourée de ses "choristes" à barbes et à godes, d'un goùt douteux certes, mais très marrant et classes mine de rien.
Ensuite j'ai embarqué mes amis voir Electronicat dont je n'avais entendu que du bien, et effectivement, le gars aux platines et à la guitare se régale, et nous gratifie d'une chanteuse invitée, un côté rock "demolition doll roads" en electro.
Ensuite je ne sais plus très bien l'ordre de ce que j'ai vu, vu que j'avais un pass et que je passais mon temps à traverser le festival pour ramener des vodkas redbulls demi tarif à mes potes, et que pour ne pas les renverser je devais en boire un peu dans chaque verre à chaque fois... The Cure ne m'a pas transcendée, je n'ai jamais été une fan, mais j'ai bien vu que les fans se sont régalés, ensuite mes potes m'ont rejoint dégoûtés en m'annonçant que "yo la tengo" avaient été programmés plus tôt que prévu, et qu'on venait de rater un super concert, on s'est consolés avec Basement jaxx sur la grosse scène qui ont assuré leur race avec leur deux big mamas blacks qui n'ont rien à envier à Etta James ou Aretha.
Petite parenthèse pour signaler qu'un after du festival, "l'electrosplash", à 20 bornes de Benicassim, est super, avec une prog. géniale.
le 2ème soir, j'avoue que j'étais très fatiguée déjà du premier, et mis un peu de temps à me mettre dans le bain, mais le groupe electro Jeans team m'a agréablement surprise et réveillée après que j'ai raté Devendra Benhardt qui a ensorcelé mes copines, "!!!" a eu de très bonnes critiques alors que j'ai trouvé qu'il était franchement pas classe avec son short pourri (exprès semble-t'il), et qu'ils faisaient du sous LCD soudsystem. Je me suis régalée avec Ladytron, et je suis restée plus lontemps que prévu à la grosse scène, bluffée par Keane, dont je ne pouvais pourtant plus supporter les clips qui passaient en boucles sur MTV et cie.
Dernier soir: la grande scène promettait une énorme soirée en perspective, mais entre Oasis, Nick Cave, LCD, et Kasabian, c'est Nick Cave qui a tout fracassé, un son incroyable, une voix, des musiciens et des choristes fabuleux, une sensiblité et une énergie...! Oasis s'est fait huer après ça, Kasabian...(euh, j'ai un blanc)...et LCD a fait un bon concert mais très court.
Roisin Murphy (Moloko) a assuré avec son album solo sur la scène hallomoto, Nosfell aussi au chill out, qui était décidément l'endroit le plus expérimental du festival, Daniel Johnston a annulé...
un after très conviviale à 10 minutes à pied du festival a achevé les petits joueurs que nous étions, trop fainéants pour finir à l'electrosplash....et puis fallait démonter les tentes et tout...!
Un bon cru, je recommande Benicassim à tous ceux qui veulent se vider la tête de façon radicale, tout en mangeant des tapas et se dorant au soleil. Réagir à cette critique |
|  | Lcd Soundsystem + Rinocerose + Hot Chip - 24 Juillet 2005 - Site du Pont du Gard  Alors que Marseille redevient ville morte jusqu'à fin Septembre * ... les jeunesses d'Avignon et Montpellier avaient rendez-vous sur la plage du très beau site du Pont Du Gard pour un concert gratuit .../...
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Alors que Marseille redevient ville morte jusqu’à fin Septembre * ... les jeunesses d’Avignon et Montpellier avaient rendez-vous sur la plage du très beau site du Pont Du Gard pour un concert gratuit (eh oui) pour une triple affiche réunissant des groupes de musique plus ou moins électronique.
Au départ un peu chiche et dispersée, la foule fut au rendez vous alors que les Hot Chip commençaient leur set.
Ils sont quatre sur scène, à bidouiller sur leurs machines (synthés, samplers) tous placés au même niveau, même le guitariste.
Une découverte pour moi qui ne connaissait que leur single « Playboy » (où il est question de rouler en Peugeot sur fond de Yo La Tengo), qu’ils n’ont pas joué ce soir.
Leur musique est un étrange hybride de funk raide et d’électro pop saccadée, c’est parfois dansant, souvent déroutant, notamment pour les allergiques au vocodeur qui devaient faire avec les voix trafiquées des chanteurs, dont l’un portait des lunettes d’un goût douteux.
Mais dans l’ensemble, le public a plutôt adhéré à cet agréable mélange entre expérimentations et mélodies, un brin mélancoliques, ça m’a un peu rappelé les tout aussi méconnus Junior Boys et autres Super_Collider.
A découvrir sur disque (l’album « Coming on strong » chez Kitsuné) parce qu’à mon avis on est pas prêts de les revoir dans la région.
Un dj nous fait patienter avec des vinyles d’origine, craquement compris, bizarrement joués au ralenti (le pitch marchait pas ou quoi ?), dommage pour sa sélection qui alignait des bijoux de Tom Tom Club, Saint Etienne, Specials, Kinks et autres Nancy Sinatra.
On s’attend ensuite à voir débouler James Murphy et sa bande, or pas du tout, ce sont les pas prévus au programme Rinocérose dont on reconnaît la bassiste longiligne qui investissent la scène, au grand agacement de certains.
Il faut dire que ces Montpelliérains n’ont jamais fait dans la dentelle, et que leur prochain album « Schizophonic » dont pas mal de titres composaient ce concert, est un peu celui de tous les excès.
La réaction de l’assistance est néanmoins très festive, car ce gros son qui mélange beats house bien putassiers et riffs de guitares glam voir hard rock est extrêmement efficace.
Et contrairement à leurs précédentes prestations purement instrumentales ou samplées, des chanteurs sont invités : Mark Gardener bien loin du sérieux de son ancien groupe shoegazing Ride pour un « My demons » très funky, un inénarrable Jessy (avec une voix suraiguë et une coupe afro à faire pâlir de jalousie la chanteuse des Bellrays) pour le tubesque « Bitch », et un certain Florian qui chante plusieurs morceaux et les accompagne à la guitare du début à la fin.
Ca danse, ça pogote, ça rigole, bref la blague a fonctionné du tonnerre, même si on était encore plus impatients de voir la tête d’affiche pour lesquels on a fait le voyage.
Le dj revient et nous met dans l’ambiance avec le punk funk de !!!, le rock furibard de Le Tigre ou l’acid house des Chicken Lips, à vitesse normale cette fois.

Voilà enfin les excellents Lcd Soundsystem dont les singles déjà cultes rythment bon nombre de soirées depuis 3 ans et m’avaient très impressionné aux Eurockéennes de 2003.
Un album un poil décevant (mais génial quand même) est sorti depuis, et pas mal de médias suiveurs ont pris le train en marche, ce qui nous vaut de les retrouver ce soir après une tournée marathon.
Très, très bonne prestation des New Yorkais, extatique même.
Les tubes sont là, du tribal « Beat Connection » inaugural à l’ironique « Losing my edge » (très grande chanson, on ne le répètera jamais assez), du NewOrderien « Tribulations à l’insensé « Yeah » (apparemment le morceau le plus connu dans les premiers rangs), ils nous régalent.
Même les morceaux plus anecdotiques (car bêtement rock) comme « Give it up » ou « Movement » sont de purs moments de défouloir, un exemple à suivre pour les punks d’aujourd’hui et de demain.
L’anti star bedonnante, (par ailleurs producteur émérite du label DFA) a, depuis le choc de Belfort évoqué plus haut, pris beaucoup d’assurance, toujours habité par sa musique alors qu’il hurle plus qu’il ne chante, et y met du sien à la batterie pour créer toujours plus de groove, faire toujours plus de bruit.
Les autres membres ont l’air plus concentrés et y sont pour beaucoup dans la réussite de cette étonnante mixture rétro futuriste, qui nous aura achevé de bien belle et sauvage façon.
Bref à l’image de leur discographie encore récente Lcd Soundsystem nous a livré un sans faute et mérite amplement le buzz dont il fait objet de ci de là. S’ils jouent près de chez vous ne passez pas à coté, quitte à s’armer de patience, le plaisir en vaut vraiment la chandelle.
Photo Carole prise lors du concert des Voix du Gaou
* ndP : et les Nuits Caroline, le Festival de jazz des Cinq Continents, le Festival MIMI, l'Intermediaire, le Poulpason, le Balthazar et quelques autres qui font de la resistance ? Réagir à cette critique |
|  | LCD Soundsystem + Rubin Steiner (Les Voix du Gaou) - 19 juillet 2005 - Presqu'ile du Gaou - Six Fours  Le concert ce soir là a lieu sous les pins au bord de l'eau sur la petite scène de l'île du Gaou (scène B), beaucoup plus sympa et intimiste que la grosse scène, peut-être 300 personnes pour ce .../...
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Le concert ce soir là a lieu sous les pins au bord de l’eau sur la petite scène de l’île du Gaou (scène B), beaucoup plus sympa et intimiste que la grosse scène, peut-être 300 personnes pour ce concert.

J’avais découvert Rubin Steiner à une émission sur France 4 où il était venu avec son groupe jouer un morceau en acoustique à l’occasion du festival Art Rock, ça m’avait bien emballé.

Rubin Steiner est arrivé accompagné de trois excellent musiciens, un bassiste, un gars aux cuivres (trompette et trombone) et un batteur. Rubin Steiner en jaune permute entre sa guitare et une console d’effets. Tous avaient la pêche et ont énormément bougé sur scène.

Leur musique est vraiment à part, dur de définir leurs influences, ça part des fois dans tous les sens, un peu brouillon peut être ? mais ça fait aussi parti de leur style : un mélange de rock festif, d’électro…bref une bonne expérience musicale…

Ensuite sont arrivés les LCD Soundsystem , j’avais été un peu déçu par l’écoute de leur album mais là j’ai été bluffé…une vrai claque ! Le son était excellent, c’était très rock et très dansant. Le groupe de James Murphy a enflammé le public. J ai bien aimé le son de basse de leurs morceaux, ils faut dire que souvent il y a avait deux bassistes sur scène (le guitariste jouant plus souvent d’une deuxième basse que d’une guitare).

Le batteur qui était sur le devant de la scène, très proche du public (ce qui est rare pour un batteur) était épaulé par des percussions et une fille au clavier et aux effets. James Murphy était souvent collé à son micro et s’administrait de temps en temps entre les morceaux un coup de vaporisateur (pour la gorge ?).

Mon morceau préféré reste quand même Tribulations mais ils nous ont fait pas mal de bons morceaux. Vraiment à découvrir en concert pour bien apprécier l’album.
Photos Carole et Douarte Réagir à cette critique |
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>> Réponse (le 25/07/2007 par Buck Danny) Presqu'île du Gaou à Six-Fours - 19 juillet 2005  Parfaitement d'accord avec Douarte !
La petite scène du Gaou, planquée au fond de la presqu'île, sous les pins .../... La suite |
 | Modey Lemon + Rinocérose + Riton + LCD soundsystem + Le Tigre + Louise Attaque + Amadou et Mariam + Soulwax + Kasabian + Wriggles + Didier Super (Festival Furia) - 24/25/26 juin 2005 - base de loisirs Cergy Pontoise  J'y suis allé avec pour motivation première de voir (une fois dans la vie avant son auto destruction) Didier Super et quelques trucs sympas. Toute la programmation chanson néo réaliste française et .../...
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J'y suis allé avec pour motivation première de voir (une fois dans la vie avant son auto destruction) Didier Super et quelques trucs sympas. Toute la programmation chanson néo réaliste française et métal/punk me faisait plutot peur mais en fait il y avait moyen d'y échapper facilement.
Au final,j'ai trouvé le week end formidable, le site de la base de loisirs offre des scènes idéales et correctement sonorisées et quasiment tous les concerts auquels j'ai assistés m'ont au moins interressé et pour quelques uns enthousiasmé franchement.
Mon top personnel sera:
1 Modey Lemon, je les avais ratés aux transmusicales et bien je comprends leur présence au festival rennais, plutot exigeant dans sa prog. Modey Lemon, c'est du garage rock américain, ils viennent d'ouvrir pour la reformation de Dinosaur Jr et grosso modo c'est selon moi les Kings of Leon puissance 10000. Concert extraordinaire, et c'est pas forcément mon genre.
2 Rinocérose, ils ont soulevé un public qui ne les connaissaient pas et obtenu parmi tous les groupes que j'ai vu la plus grande ovation. Une fantastique machine à danser. Concert tout de meme rendu pénible pour moi (sans faire mon vieux con)par des gamins de 15-18 ans qui se ramènent après 20 minutes voyant que ça bouge bien et qui pogotent comme des cons,ce sont surement les memes petits branleurs qui ont tentés de prouver leur virilité en allant siffler et lever des doigts devant le concert de Kyo. A noter le présence au micro de Mark Gardener, l'ancien chanteur de Ride sur un titre et celle du chanteur danois du groupe Dead Combo qui cloturaient plus tard la soirée dans un déluge de riffs sur synthé à la Suicide.
3 Riton. Comme Rinocérose, très bonne musique pour sauter en l'air dans tous les sens. La fusion parfaite entre la culture rock et la culture rave (pas étonnant que Laurent Garnier soit fan). Dans un genre pas si éloigné, il fout la honte à des méga star comme les Death in végas, je trouve.
4 LCD soundsystem. Parfait comme d'hab. Peu de monde, ils cloturaient le premier soir à 1h mais gens motivés pour passer un bon moment et ce fut le cas.
5 Le Tigre, le groupe électro rock américain m'a complétement convaincu, ce que l'écoute distraite de leur disque n'avait pas réussi au contraire de ceux de leurs cousines anglaises des Robots in disguise. Vraiment excellent concert et comme pour Rinocérose, elles ont retourné une bonne partie d'un nombreux public ...
Par ailleurs, Louise Attaque et Amadou et Mariam m'ont bien plu. Louise Attaque, si tous les gens qui vendaient des disques en France étaient aussi bon qu'eux, on pourrait écouter les radios Fm sans honte. Pour le couple malien, la simplicité des chansons et de leur attitude est tout à fait réjouissante, la qualité des compositions et de l'interprétation (des solos jamais redondants, des montées rythmiques jouissives) excellentes.
Rien que pour tout ça et pour 60 euros, j'ai pas perdu mon week end. Les seuls trucs que j'ai trouvés mauvais étant Soulwax, Kasabian (au moins,pour un groupe anglais ils faisaient pas la gueule, mais t'enlèves les singles joués à la fin, ça décolle pas), et tous les groupes de chansons néo réalistes française que j'ai quand meme voulu prendre le soin d'écouter un peu. Les Wriggles, par exemple, je crois qu'à part Yannick Noah, je vois pas de trucs plus chiants dans la scène française actuelle. A la rigueur,le reggae de Sinsémilia m'est bien plus agréable que tous ces groupes à accordéons, trompettes et tout le toutim qui bousillent souvent leurs chansons en parlant et balançant des banalités humanistes en veux tu en voilà. De ce point de vue, la présence de Didier Super qui se fout de la gueule de tout le monde fut le contrepoint idéale à ces musiciens bien pensants sans talent pour la plupart (je suis toutefois parti avant Mano Solo, qui je pense a lui des chansons et plus d'interet). Le concert de Didier Super (ou plutot son one man show) a été un bon moment, on a bien régressé, les vannes sur le public, le show buziness, les pauvres, les enfants étaient bien amenées, le bonhomme ayant de la répartie (on se demande ce qui est écrit, ce qui ne l'est pas). D'un point de vue musicale (si j'ose dire), le point culminant du concert fut la reprise de "I wanna be your dog" devenant "je veux etre une star". La seule chose à souhaiter étant que Didier arrète bientot parceque si le happening est marrant,je doute qu'il le reste longtemps. Par contre, les Modey Lemon, faut pas qu'ils arretent ! Le programme du festival les comparait à une version underground des White stripes, je leur souhaite un succès plus large, meme si contrairement au couple de Detroit, ils ne semblent pas posséder "la chanson" pour les faire connaitre.
Allez vendredi, on remet ça, direction les eurockéennes. Réagir à cette critique |
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