Quand je suis arrivé au Dock (après un passage éclair par l'Exodus où jouait
Wesh Wesh)
Tony Allen venait semble t il d'attaquer son set sur le grande scène, je n'avais donc raté que
Télépopmusic dont j'ai eu plutôt de bons échos.
Tony Allen qu'on m'a présenté comme le fondateur de l'afro beat trônait au milieu de la scène (au fond quand même à derrière sa batterie.
A gauche un mec (genre jamaïquain) au synthé, à droite un bassiste asiatique, un DJ.
Je suis allé faire un petit tour pour reconnaître le terrain. Sur la petite scène (dite cabaret rouge)
Stéphane Leborgne jouait accompagné d'un bassiste devant un par terre assez clairsemé.
Son utilisation de feu de bingal et de projection n'y ont rien fait, le gros du public était dans la salle principale.
J'y suis d'ailleurs retourné pour constater que
Tony Allen et les autres avaient été rejoints par un saxophoniste. Malgré cela j'ai eu toujours autant de mal à rentrer dedans. J'ai même été un peu frustré car tout semblait parfait : super jeux de lumières, des intros du tonnerre, tous les instruments pour un truc live épatant, ... et pourtant ... sur chaque morceau (très long d'ailleurs) j'avais le sentiment que dès que la sauce montait le gars Allen cassait tout le rythme en ralentissant avec sa batterie. Sinon il y a avait un petit côté Jestofunk en moins dansant. Peut être était ce trop jazz à mon goût ?
En tout cas Tony Allen qui parlait pas mal entre les morceaux semblait vraiment content d'être là (pour la première fois à Marseille) devant ce public groovy. Et après un long set il nous promis de revenir pour jouer seul pendant trois heures !!! parce là il était obligé de laisser la place à un DJ ...
Je suis ensuite retourné au cabaret rouge où le
Snooze (ex Dalcan lorsqu'il fait/faisait de la variété) avait pris place.
A ses côtés un bassiste, un pianiste et une chanteuse danseuse. Lui à l'ordi. Pas trop de public au début mais progressivement il a rameuté du monde. Il faut dire que c'était assez dynamique, mais surtout qu'il avait une de ces pêches.
Il ne tenait pas en place, sautait dans tous les sens, encourageait les gens à bouger ... réclamait plus de son ... sympa !
Ensuite retour dans la grande salle où le fameux
Pompougnac, dont Sulli n'arrêtait pas de me parler (machin Coste bidule compile gna gna), faisait le DJ. Pas spécialement spécialiste, je n'ai pas trouvé cela désagréable (ni révolutionnaire) avec tout la grande salle plein de gens qui dansaient sans être trop serrés. Lui même avait une bouille sympathique.
Avant de partir j'ai fait un dernier petit tour au cabaret rouge ou
Le son du Peuple ou de l'Herbe je ne sais jamais (en tout cas deux des Djs du
Peuple de l'Herbe) envoyaient des disques plutôt reggae hip hop dub. Sympa là aussi.
Globalement n'étant pas spécialement venu pour danser sur des sons de boite, je n'ai quand même pas trouvé cette soirée extraordinaire.
Rien ne vaut de bons instruments électriques bien utilisés !