Le Prince Miiaou, vos critiques de disques
Le Prince Miiaou 
Le Prince Miiaou, c'est Maud-Elisa Mandeau. Elle compose des chansons rock souvent dérangés, parfois même franchement dérangeantes qui puisent leurs sources autant chez Pj Harvey qu'Arcade Fire ou Tom York.
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Artiste : Le Prince Miiaou Titre : Fill The Blank With Your Own Emptiness
Style : Pop - Rock
J’adOOOOOOOOOOre, comme dirait un certain chanteur bien connu, ce disque. Derrière Le Prince Miiaou se cache une artiste française de talent : Maud-Elisa Mandeau. Avec ce déjà troisième album «Fill The Blank With Your Own Emptiness», la demoiselle va enfin obtenir une certaine notoriété bien méritée. Faut dire que là, elle fait mouche. Française, peut-être mais plus que cela, elle est internationale et sonne comme tel en tout cas. Le premier titre «j’ai deux yeux» est chanté en français et le reste de l’album en anglais. Ce choix rend les titres d’une rare intensité et il est surement plus facile pour Maud-Elisa d’exprimer ces textes plutôt graves dans cette langue. Sur ces précédents disques, il n’y en avait pas autant. Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, qui ne l’ont pas encore vue sur scène, son univers attirera les amoureux de bonne musique certes, dans une couleur, une ambiance à la Florence And The Machine ou encore PJ Harvey, Mogwai, Bon Iver. Autodidacte, auteur, compositeur, interprète, photographe, réalisatrice de ses clips, ça faisait un petit moment que je n’avais pas croisé une chanteuse française aussi complète et talentueuse. Ed (ma photographe qui me suit sur pas mal de concerts) vous avait d’ailleurs fait l’éloge de sa prestation au Café de la Danse en mai dernier. Fill The Blank With Your Own Emptiness comporte quelques maladresses, quelques légers flottements mais si peu, qu’au final, il en ressort quelque chose de merveilleusement Authentique : on peut même dire une authentique réussite. Je lui souhaite une jolie carrière à l'international d'ailleurs, au delà des frontières...
2011 (Wagram - 3ème Bureau)
Signature : lebonair
Envoyer un message à lebonair
Page Web Conseillée : www.myspace.com/leprincemiiaou
Style : Pop - Rock
J’adOOOOOOOOOOre, comme dirait un certain chanteur bien connu, ce disque. Derrière Le Prince Miiaou se cache une artiste française de talent : Maud-Elisa Mandeau. Avec ce déjà troisième album «Fill The Blank With Your Own Emptiness», la demoiselle va enfin obtenir une certaine notoriété bien méritée. Faut dire que là, elle fait mouche. Française, peut-être mais plus que cela, elle est internationale et sonne comme tel en tout cas. Le premier titre «j’ai deux yeux» est chanté en français et le reste de l’album en anglais. Ce choix rend les titres d’une rare intensité et il est surement plus facile pour Maud-Elisa d’exprimer ces textes plutôt graves dans cette langue. Sur ces précédents disques, il n’y en avait pas autant. Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, qui ne l’ont pas encore vue sur scène, son univers attirera les amoureux de bonne musique certes, dans une couleur, une ambiance à la Florence And The Machine ou encore PJ Harvey, Mogwai, Bon Iver. Autodidacte, auteur, compositeur, interprète, photographe, réalisatrice de ses clips, ça faisait un petit moment que je n’avais pas croisé une chanteuse française aussi complète et talentueuse. Ed (ma photographe qui me suit sur pas mal de concerts) vous avait d’ailleurs fait l’éloge de sa prestation au Café de la Danse en mai dernier. Fill The Blank With Your Own Emptiness comporte quelques maladresses, quelques légers flottements mais si peu, qu’au final, il en ressort quelque chose de merveilleusement Authentique : on peut même dire une authentique réussite. Je lui souhaite une jolie carrière à l'international d'ailleurs, au delà des frontières...2011 (Wagram - 3ème Bureau)
Signature : lebonair
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Page Web Conseillée : www.myspace.com/leprincemiiaou
Artiste : Le Prince Miiaou Titre : Safety First
Style : Pop - Rock
Drôle de nom que le Prince Miiaou, pour un petit bout de fille seule qui fait une drôle de musique. A 25 ans à peine, et revendiquant une certaine ignorance musicale, la jolie Maud-Elisa Mandeau a pourtant bricolé sans complexes un album foisonnant, souvent dérangé, parfois même franchement dérangeant... Auquel on est tombé addict peu à peu, sans y prendre garde : méfiez-vous et d'abord, commencez par en éloigner les enfants, fausse piste !
Bien sûr à la première écoute distraite on a pensé : Ok, enfin c'est pas la nouvelle France Cartigny quand même, mais plutôt (encore) une chanteuse sous influence Catpower, à l'écoute de sa voix sur Our Tale ou This is not about a map. Sauf que l'orchestration en est trop dissonante, flirtant sans honte avec le post-rock... Serait-ce plutôt PJ Harvey sur Could you Please Die ou Happy Thoughts ? Sauf que là aussi il y a une noirceur du propos, l'intervention surprenante d'un violoncelle geignant par ici, une voix soudain dédoublée par là, des explosions et des queues de poisson, bref une construction pas franchement couplet-refrain, incompatible avec cette référence rassurante donc... Et puis rapidement, on a été franchement destabilisé.
Parce que tout à coup, Le Prince Miiaou ouvre les fenêtres à de l'Arcade Féérie, comme avec Football Team ; que piano et violons montent en puissance, puis guitare Mogwaïenne, sur l'étrange et assez fascinante balade-gospel-comptine Hawaiian Tree, et qu'ensuite A beast besides you died s'évade également très loin de sa base de pop-song. Et surtout, il y a No Compassion Available, l'un des titres les plus étranges jamais entendus, parlant du remplissage, puis du vidage de son corps par un fluide mystérieux... Le sujet est-il le sexe, la drogue, le manque de l'un ou de l'autre ? Mystère, en tout cas on en sort pas indemne... L'étrangeté et/ou le malaise se poursuit d'ailleurs sur American Extract, rappelant un peu Thom Yorke en solo, mi français mi-VO.
Ah oui, parce qu'on avait oublié de signaler que tout l'album change de langue sans crier gare, aussi facilement que la fille change, à en croire les photos, d'accoutrement sur scène (du classique au déguisé), de coupe ou de couleur de cheveux (de brune délicate en chignon, à blonde pétasse à frange)... Tout comme son Blabla poétique et bizarre, soudain transformé en cri de phrases sibyllines (on l'imagine sautant à pieds joints et agitant les bras dans tous les sens, à moins qu'on ait eu le temps de lui passer une camisole).
Plutôt mal nommé, Safety First est donc un album largement insécurisant : maladif et pourtant sensuel, douillet et néanmoins explosif, bizarrement magnifique et magnifiquement bizarre... Le Prince Miiaou reste largement insaisissable même après 50 écoutes, et au fond, c'est sans doute précisément pour cela qu'on arrive pas à s'en défaire.
(2009)
Signature : Philippe
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Page Web Conseillée : www.myspace.com/leprincemiiaou
Style : Pop - Rock
Drôle de nom que le Prince Miiaou, pour un petit bout de fille seule qui fait une drôle de musique. A 25 ans à peine, et revendiquant une certaine ignorance musicale, la jolie Maud-Elisa Mandeau a pourtant bricolé sans complexes un album foisonnant, souvent dérangé, parfois même franchement dérangeant... Auquel on est tombé addict peu à peu, sans y prendre garde : méfiez-vous et d'abord, commencez par en éloigner les enfants, fausse piste !Bien sûr à la première écoute distraite on a pensé : Ok, enfin c'est pas la nouvelle France Cartigny quand même, mais plutôt (encore) une chanteuse sous influence Catpower, à l'écoute de sa voix sur Our Tale ou This is not about a map. Sauf que l'orchestration en est trop dissonante, flirtant sans honte avec le post-rock... Serait-ce plutôt PJ Harvey sur Could you Please Die ou Happy Thoughts ? Sauf que là aussi il y a une noirceur du propos, l'intervention surprenante d'un violoncelle geignant par ici, une voix soudain dédoublée par là, des explosions et des queues de poisson, bref une construction pas franchement couplet-refrain, incompatible avec cette référence rassurante donc... Et puis rapidement, on a été franchement destabilisé.
Parce que tout à coup, Le Prince Miiaou ouvre les fenêtres à de l'Arcade Féérie, comme avec Football Team ; que piano et violons montent en puissance, puis guitare Mogwaïenne, sur l'étrange et assez fascinante balade-gospel-comptine Hawaiian Tree, et qu'ensuite A beast besides you died s'évade également très loin de sa base de pop-song. Et surtout, il y a No Compassion Available, l'un des titres les plus étranges jamais entendus, parlant du remplissage, puis du vidage de son corps par un fluide mystérieux... Le sujet est-il le sexe, la drogue, le manque de l'un ou de l'autre ? Mystère, en tout cas on en sort pas indemne... L'étrangeté et/ou le malaise se poursuit d'ailleurs sur American Extract, rappelant un peu Thom Yorke en solo, mi français mi-VO.
Ah oui, parce qu'on avait oublié de signaler que tout l'album change de langue sans crier gare, aussi facilement que la fille change, à en croire les photos, d'accoutrement sur scène (du classique au déguisé), de coupe ou de couleur de cheveux (de brune délicate en chignon, à blonde pétasse à frange)... Tout comme son Blabla poétique et bizarre, soudain transformé en cri de phrases sibyllines (on l'imagine sautant à pieds joints et agitant les bras dans tous les sens, à moins qu'on ait eu le temps de lui passer une camisole).
Plutôt mal nommé, Safety First est donc un album largement insécurisant : maladif et pourtant sensuel, douillet et néanmoins explosif, bizarrement magnifique et magnifiquement bizarre... Le Prince Miiaou reste largement insaisissable même après 50 écoutes, et au fond, c'est sans doute précisément pour cela qu'on arrive pas à s'en défaire.
(2009)
Signature : Philippe
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Page Web Conseillée : www.myspace.com/leprincemiiaou
1 à 2 sur 2 critiques trouvées
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