J’ai appris deux jours avant le concert que la première partie serait assurée par
Martina Topley Bird. Ca tombe bien, j’adore ce qu’elle fait, notamment ses collaborations avec Tricky. Mais je fus assez déçu. Ca manque de conviction, notamment pour inciter le public à participer.
Peut-être est-elle plus à l’aise quand l’auditoire vient pour elle. Là, elle donnait l’impression de se demander à quelle sauce elle allait être mangée. Elle était entourée de bons musiciens habillés en ninja, le plus dynamique étant le bassiste tout de noir vêtu et dont on n’apercevait que les yeux. Avec la chaleur qu’il faisait, il a dû déguster !
Beaucoup plus énergique fut la prestation d’
Asa. Dès le premier morceau, elle a su donner le ton et faire participer la foule, même si celle-ci n’avait une connaissance des paroles de ses deux hits
« Jailer » et
« Fire On The Mountain » qu’approximative. Je ne connaissais pas le reste de son répertoire et j’ai beaucoup aimé. Asa a dû beaucoup écouter Bob Marley et Tracy Chapmann… Elle a su faire monter la sauce.
Une attente anormalement longue eut lieu avant que n’arrive
Lenny Kravitz On oubliera vite ce désagrément. Le public (à majorité féminin) de la fosse a pu apprécier le charme du chanteur guitariste (et même pianiste sur son merveilleux piano à queue translucide). Pour ceux situés en haut des gradins, ce fut certainement différent. Pas d’écran géant, très peu de mise en scène, ce qui pour un concert de cette ampleur est plutôt décevant. C’est le seul point négatif du show.
Le reste fut irréprochable : prestation de Lenny, setlist, qualité des musiciens (le guitariste Craig Ross en tête qui a assuré la presque totalité des solos), composition du groupe (3 cuivres magiques)…
Un moment restera inoubliable : Sur
« Let Love Rule », Lenny descendit de la scène pour serrer quelques mains, ce qui fit blêmir deux gardes du corps qui se précipitèrent pour le suivre. Et à la surprise générale, il se hissa jusqu’à la première rangée des gradins sur laquelle il fit quelques mètres. Inutile de dire que les spectatrices des rangées de derrière se pressaient pour essayer de toucher leur idole. Arrivé au tiers des arènes, il fut clair qu’il n’allait pas rebrousser chemin et qu’il allait terminer son tour, ce qui occasionna un mouvement de foule assez impressionnant.
Pendant ce temps, sur scène, les musiciens jouaient imperturbablement en boucle les 9 notes de « Let Love Rule ». Lenny termina son tour d’arène / bain de foule pour le plus grand bonheur de tous (toutes) sauf de ses deux gardes du corps qui ont dû demander leur démission dans la foulée. 20 minutes de bonheur extrême au milieu de deux heures magiques.
Photos :
Bertrand des 13rugissant