Poète et chanteur folk canadien, Leonard Cohen est considéré comme l'un des plus grands auteurs-compositeurs de notre époque. Son récent retour scénique - reconnu comme magistral de manière unanime - est l'occasion de communier en live avec l'auteur de titres intemporels - présents sur ses Best Of - comme Hallelujah, So Long, Marianne, The Partisan, Suzanne, Who by Fire, Bird On The Wire ou encore Sisters of Mercy...
Leonard Cohen - 20 aout 2009 - Arènes de Nimes
Il y a un an, quand j'avais vu que Leonard Cohen sortait de son monastère pour venir faire une date unique dans le sud de la France au festival de "Jazz" de Nice j'avais fait l'aller – retour dans la soirée juste pour lui. Arrivé sur place mon pass photo était malheureusement valable pour tout le monde sauf pour lui... je l'avais donc vu de très .../... La suite
Il y a un an, quand j'avais vu que Leonard Cohen sortait de son monastère pour venir faire une date unique dans le sud de la France au festival de "Jazz" de Nice j'avais fait l'aller – retour dans la soirée juste pour lui. Arrivé sur place mon pass photo était malheureusement valable pour tout le monde sauf pour lui... je l'avais donc vu de très loin, par intermittences, sur la pointe des pieds, en contrebas, mais fort heureusement le son était bon. J'avais passé une très bonne soirée me laissant bercer par des morceaux que je connaissais tous (ce qui ne m'était pas arrivé depuis la reformation des Pixies je crois) !
Cette fois il était de retour aux arènes de Nimes en plein mois d'aout. Du coup j'ai eu un passe photo et comme il était seul, j'étais sur de ne pas avoir de mauvaise surprise a l'arrivée. Impossible de trouver un co-voitureur (a plus de 60 euros les places les moins chères, je n'avais pas beaucoup de potes motivés) j'ai donc fait la route en polluant seul.
D'ailleurs l'équation "trop chaud => pollution a l'ozone (=> -30km/h) + bouchon sur place + parking complet" a manqué de peu de me voir refusé l'accès au pied de la scène. Je l'aurais eu très mauvaise je pense, d'autant qu'on a qu'un seul morceau pour prendre des photos. Juste le temps de constater que les arènes sont en configuration assise et un peu moins remplies que ce que je pensais .... mais encore une fois, vu le prix ... et c'est parti, il fait son entrée accompagné de 9 personnes je crois me souvenir, immédiatement accueilli par le bouquet d'une fan.
3 choristes, un bassiste, un clavier, un batteur, deux guitaristes et un saxophoniste ... bref une sacrée équipe qui m'indique que ce n'est pas ce soir que les morceaux seront joués de façon dépouillée. En tout cas je suis content car je peux enfin le voir de près. Prendre des photos pour moi est devenu important a plus d'un titre ... d'une part c'est amusant et ça permet d'illustrer des chroniques de concert et de les rendre plus vivantes, d'autre part (et surtout sur les gros concerts) cela me permet de m'approcher suffisamment prés des artistes pour les voir et "sentir" ... chose que je n'arrive pas a faire de la même manière ne serait ce que quelques mètres plus loin. Alors certes ça ne dure en général que quelques morceaux (voire un seul comme ce soir) mais après une fois que je l'ai vu, que j'ai pu le voir se déplacer, respirer, grimacer ou sourire, éventuellement aperçu la lueur dans ses yeux après je peux me mettre loin et reconstituer la chose
C'est donc ce que je ferai ce soir en regagnant ma place assez haut dans les arènes à l'opposé de la scène. Je n'ai pas noté l'ordre des morceaux ni même lesquels il a joué ou pas mais la encore cela aura été un magnifique best of (et pas le même qu'à Nice). The Future, Bird On The Wire, Everybody Knows, Who By Fire, Suzanne, Sisters Of Mercy, The Partisan, Hallelujah, I'm Your Man, So Long, Marianne, ... (set list en fin de chronique). Un régal
Par rapport à la dernière fois j'ai été moins irrité par les arrangements (que l'on doit au bassiste si j'ai bien compris) pourtant toujours un peu jazz pompeux. Cela dit, cela ne date pas d'hier ... il y a toujours eu beaucoup de chœurs and co dans les chansons de Cohen mais certains morceaux plus sobres a l'époque (une époque ou je n'étais même pas né !) étaient plus a mon gout.
J'aurais revé le voir jouer seul a la guitare certains titres comme Who by fire par exemple. Oui un petit morceau en "acoustique" aurait été bien agréable (j'espère qu'il ne l'a pas fait a la toute fin du concert – j'ai du partir un peu avant la fin car le lendemain boulot). Sinon que dire ? qu'il a la pèche, il circule beaucoup sur scène, se met a genoux assez souvent, se tourne beaucoup vers les 3 choristes dont celle qui a co écrit certains titres comme Everybody knows, qui aura d'ailleurs la chance de nous faire un de ces morceaux a elle Boogie Street.
Par rapport à l'année dernière j'ai même trouvé qu'il avait une voix encore plus puissante (j'avais trouvé a Nice qu'il était un peu limite sur certains passage de Hallelujah par exemple et qu'il avait tendance a se réfugier derrière ses choristes). Plein d'énergie il quittera la scène en courant et reviendra pour le rappel tout aussi vite ! Même s'il ne s'adressera pas énormément au public, lorsqu'il le fera ce sera dans un français impeccable !
Bien installé dans les arènes on pouvait d'ailleurs faire attention aux paroles de chansons qu'on a parfois découvert à un age ou on ne parlait pas anglais ... Bref je ne regrette pas d'avoir fait le déplacement et conseille à tous ceux qui sont fans sur disque et se demandent s'ils ne seront pas déçus de ne pas hésiter !
Set list (recopiee a partir du forum de Leonard Cohen) :
premiere partie : Dance Me To The End Of Love, The Future, Ain't No Cure For Love, Bird On The Wire, Everybody Knows, In My Secret Life, Who By Fire, Lover Lover Lover, Waiting For The Miracle, Anthem
deuxieme partie : Tower Of Song, Suzanne, Sisters Of Mercy, Hey, That's No Way To Say Goodbye, The Partisan, Boogie Street, Hallelujah, I'm Your Man, Take This Waltz
rappel : So Long, Marianne, First We Take Manhattan, Famous Blue Raincoat, If It Be Your Will, Closing Time, I Tried to Leave You, Whither Thou Goest
Leonard Cohen - 26 novembre 2008 - Olympia Paris
Après 15 ans d'absence de la scène et plusieurs années passées dans un monastère bouddhiste, d'autres à soigner une grave dépression Leonard Cohen se présentait trois soirs de suite devant le public de l'Olympia.
On ne savait pas trop quoi penser de ce retour du Canadien sur la scène à plus de 75 ans, d'autant que les derniers live datant .../... La suite
...scène à plus de 75 ans, d'autant que les derniers live datant du début des années 90 n'étaient pas fameux. L'olympia était assurément la meilleure salle possible pour le retour du canadien puisqu'elle conjugue proximité, acoustique et légende.
La salle était archi comble d'un public huppé, ou l'on pouvait reconnaître des ministreset des personnalités du spectacle (JP Marielle et d'autres acteurs). Il faut quand même souligner que les prix faramineux (Merci Gerard Drouot Production) pour ces concerts ont forcement été discriminants et ne laissait pas de place aux personnes non cadres et ne payant pas l'ISF.
Ces considérations mises de coté, les lumières s'éteignirent à 20H15 et Leonard COHEN avec son groupe composé de 3 choristes, un batteur, un bassiste, un saxophoniste flutiste clarinettiste, un pianiste , un guitariste et un joueur d'oud, mandoline et guitare rentrèrent sur scène habillés de costumes sombres et entamèrent Dance Me tothe end of love.
Dés lors, le temps et le reste du monde n'ont plus eu grande importance . Il est des concerts dont on se souvient, celui ci restera indélébile.
Pendant près de 2H30, Leonard Cohen interpréta à peu près tous ses grands morceaux (de Suzanne à Halleluia en passant par Everybody knows ou Chelseahotel et So long Marianne) à part Sisters of mercy. Les plus grands moments du concert me firent frissonner et pleurer plusieurs fois tant les interprétations étaient belles et touchantes de finesse, de simplicité et de beauté et les émotions transmise avec beaucoup de profondeur. La salle écoutait religieusement, fascinée par le contraste de lavoix grave et envoutante de Leonard COHEN et les chœurs aériens et angéliques des trois choristes.
Les grands moments furent à mon sens Who by fire, le Partisan, Democracy, It will be your will, mais le concert était lui même un moment inoubliable.
Léonard Cohen quitta la scène visiblement ému par le triomphe que lui fit lepublic non sans avoir présenté et remercié ses musiciens ainsi que tout son staff. Parler d'un retour à la scène réussit est un euphémisme, puisque Leonard COHEN n'a peut être jamais été aussi bon que lors de cette tournée.
Ce fut une soirée magique qui figurera indiscutablement parmi les meilleurs concerts qu'il m'ait étédonner de voir tout style confondus (Rolling Stones à l'olympia 1996, Manu Chao à la cigale en 2002, Ennio Morricone, Noir désir tournée tostaki, Salif Keita, Rage against the machine 1993, Nick Cave ou Iggy Pop et les Pogues à leur sommet, Pink Foyd... )
Leonard Cohen - 27 octobre 2008 - Aréna de Genève Suisse
Une troupe de musiciens hors pair, en particulier Ravier Mas (solo mandoline ), des choristes qui vous flanquent la chair de poule quand les voix montent ( les Sisters Webb et la magnifique Sharon Robinson ) pour accompagner le Grand Leonard Cohen, égal à lui même avec cette voix qui vous transporte....
Que d'émotions ! Scotché dans le .../... La suite
...transporte....
Que d'émotions ! Scotché dans le fauteuil durant trois heures, les oreilles grandes ouvertes, le poil dressé, certes pas de nouveaux textes depuis 4 ans, mais la reprise du morceau "The Partisan " vaut son pesant d'or.... et c'est bien pour cela que j'y retourne ce jour, le 18 aout à Vienne, cette fois avec toute maFamille... ça vaut le détour, des kilomètres certes, quand on aime on ne compte pas..
Merci M. Leonard Cohen pour tout ce que vous développez et transmettez à toutes les générations. Cordialement. Réagir à cette critique
Léonard Cohen - 22 juillet 2008 - Nice Jazz festival Avant d'investir 3 soirs de suite l'Olympia en novembre, Léonard Cohen donnait le 22 juillet au Nice Jazz festival son second concert en France après celui de Lyon le 9 juillet (42 concerts en Europe cet été, tous complets)
Un concert événement .../... La suite
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Un concert événement au moins à doubletitre. Le canadien n'était pas remonté sur scène depuis 15 ans et à 73 ans, c'était peut être la dernière occasion de voir de visu l'auteur de Suzanne, So long Marianne, Hallelujah, autrement dit un auteur capable de faire chanter toute unefamille, depuis les grands parents jusqu'au dernier rejeton.
Situées sur les hauteurs de Nice, dans les quartiers Nord, les arènes de Cimiez n'ont pas grand chose à voir avec celles de Nîmes. Tout au plus remarque-t-on lesvestiges d'un tout petit amphithéatre romain totalement investi par la scène Matisse où se produit dans une légère indifférence Bad Plus, un trio de jazz à la composition orthodoxe (contrebasse, piano, batterie).
Originaire du Midwest américain, le trio introduit uneénergie toute rock dans la succession de ses improvisations. On ne sera pas surpris en découvrant plus tard qu'ils sont adeptes de reprises de "standards" (Nirvana, Black Sabbath, Neil Young, Blondie). Arrivé vers la fin de leur prestation,je ne sais pas s'ils en ont commis une ce soir là.
A la fin de leur set, le public, en majorité assis sur des chaises en plastique, se presse de quitter la scène pour rejoindre l'autre scène dressée au milieu d'un parc abritant plusd'une cinquantaine d'oliviers centenaires.
Il faudra auparavant traverser l'espace restauration. Hot dog, kebab frites, bières, crèpes, cocas, glaces, les propositions culinaires ne sont pas très différentes des festivals de rock.Sauf qu'ici, on est à Nice. Donc les prix plus élevés (7 euros un sandwich chaud) mais surtout, chacun fait attention à manger avec classe. Pour certains, c'est une coupe de champagne en plastique à la main, pour d'autres, c'est une frite à la foisen faisant bien attention de s'essuyer la bouche à chaque fois.
C'est qu'au Nice Jazz festival, on sait se tenir. Pantalon blanc et chemisette pour les hommes, robes pour les femmes, beaucoup d'anglo-saxons, beaucoupd'Italiens, beaucoup de Néerlandais... Ah, les vacances sur la Côte d'Azur !
Dans le jardin, l'ambiance est plus décontractée. La plupart ont amené un panier et pique nique tranquillement, on boit du rosé, on lit. On est venu enfamille mais surtout en amoureux. C'est Cohen, quand même...
Certains montent sur les oliviers pour mieux voir la scène, d'autres ont trainé des chaises de l'autre scène, tout cela dans une ambiance très cool. Cool, pas hippie.Pas vu de pantalon à fleur, ni de pipe à l'eau et encore moins de seins à l'air (et heureusement).
A 21h, les 5 000 spectateurs commencent à se lever et se pressent devant la scène. Et c'est là qu'on se rend compte d'un petit problème qui va devenir trèsgrand. La scène n'est pas très surélevée et le terrain en pente descend quand on s'éloigne de la scène. Si vous rajoutez les oliviers tous les 10 mètres dont les branches, parfaitement taillées, sont particulièrement fournies en juillet, vous vousrendez compte qu'il est impossible de voir la scène correctement à moins d'être dans les 20 premiers mètres. Mais il s'avère impossible d'y accéder, grâce à l'incroyable la stratégie des gens bien-comme-il-faut pour barrer le chemin à quiconque veutbouger, que ce soit en avant ou en arrière (entendu derrière moi "Pour voir un vieux schnoc de 75 ans, on se fait piétiner !").
Bref, il fait encore bien jour quand montent sur scène les 6 musiciens de Cohen (batteur, deux guitaristes, un clavier, un flûtiste,un bassiste, Roscoe Beck, qui collabore avec Cohen depuis 30 ans et assure la direction artsitique des concerts). Il y a également 3 choristes, dont Sharon Robinson (fidèle depuis 1979 également avec laquelle il a signé son dernieralbum en date, Ten new songs.)
Quelques secondes après les premières mesures, un homme svelte arrive en courant de l'arrière de la scène. C'est bien Léonard Cohen, 73 ans au compteur, mais apparemment 20 ans de moins, qui porte avec élégance un costume noir sur une chemise grise et un feutre noir du plus bel effet. Il ôte d'ailleurs son feutre pour saluer le public, saisit son micro et là, mesdames et messieurs, là, vous entendezTHE VOICE.
Cette voixd'outre-tombe, élégante et sensuelle, prfonde et sexuelle qu'aucun chanteur noctambule n'arrivera jamais à atteindre, même en enchaînant gitanes sur gauloises toute les nuits de sa vie.
Cette voix vous enveloppe avec douceur comme unmanteau de cachemire, surtout, quand elle vout invite "à danser jusqu'au bout de l'amour". Car Léonard Cohen parle un français parfait et sur ses 3 premières chansons, il traduit introduit ses chansons par un passage en français. Çadonne sur le premier morceau, Dance to the end of the love :
"Fais moi danser jusqu'à voir ta beauté sur un air de violon se consumant
Fais moi danser malgré la panique jusqu'à ce que je sois en paix
Soulève-moi comme un rameau d'olivier et soit la colombe me montrant mon chemin
Fais moi danser jusqu'à la fin de l'amour"
Derrière, la machine jazzy se met en route. Les arrangements n'ont jamais été le fort du Canadien et 15 ans d'absence scénique n'ont paschangé les choses. C'est quand même pas dans un monastère tibétain sur les hauteurs de Los Angeles qu'on peut écouter Radiohead ou Arcade fire ! Et si vous vous demandez pourquoi Léonard Cohen remonte sur scène à 73 ans, c'estsimplement parce que notre homme est ruiné par son ancienne manageuse Kelley Lynch. Il lui reste que quelques miettes et sa tournée mondiale a été monté pour lui permettre de... vivre.
Le son, donc, très marqué début des années 80 avec ceclavier omniprésent, le sous-mixage de la section rythmique au profit des voix et les succession de solo (guitare slide, flûte, saxo) donne à la musique de Cohen ce goût suranné qui sied bien au crooner. Les trois choristes, vraiment parfaites,apporteront un contrepoint haut perché qui se marie parfaitement avec la voix de velours de Cohen.
A la fin du premier morceau, Léonard Cohen ôte son feutre et salue à nouveau le public. Il en sera ainsi à chaque fin de morceau.
Après Dance to the end of love, Il enchaîne ensuite avec The Future, puis Ain't no cure for love. Sur les 15 morceaux joués ce soir là, 10 seront d'ailleurs issus des derniers albums (Various Position, I'm yourMan, The Future), mais aucune ne provient de son dernier album en date, Ten New Songs en 2001, (qui, il est vrai, est certainement le plus faible de sa discographie).
Peu à peu, un partie public, qui en a marre de se tenirsur la pointe des pieds et de tendre le cou pour espérer apercevoir entre deux feuilles d'oliviers un bout du feutre du chanteur, finit par se reculer pour s'asseoir, voir s'allonger dans l'herbe rare du Parc. De loin, la meilleure position (si vousêtes en bonne compagnie) pour apprécier un concert de Léonard Cohen. L'atmosphère devient plus relax et sur scène, le canadien enlève sa veste.
Allongé, on peut se boucher les oreilles pour éviter lapollution provoquée par la version sirupeuse qui colle si mal à Bird on Wire. Plaquer autant de solos (guitare slide, puis saxo puis Mandoline) sur une chanson écrite en solitaire dans une chambre et qui parle de la fragilité a quelque chosedu blasphème.
Mais, allongé, on peut aussi ouvrir grands ses oreilles pour se délecter des 3 grands moments du concert : Who by fire, avec son intro à l'Oud et Léonard Cohen à la guitare. Dommage que l'on retombe ensuite dansles niaiseries avec le traitement chamallow de So long, Marianne.
Le second sommet est atteint avec l'enchaînement de Tower of songs, magnifiques entrelacs de voix de Cohen et de ses choristes, juste soutenu par unediscrète rythmique. Puis Suzanne, seul à la guitare. Le public le sent, lui pourtant si discret, se met à applaudir à tout rompre.
Il faudra ensuite attendre la fin du concert pour retrouver des frissons avec l'enchaînement deI'm your man et Closing Time. Le premier pour les mots (la plus belle déclaration d'amour ?), le second pour son tempo jazz new yorkais toujours aussi entraînant (oui oui).
Au final, Léonard Cohen aura joué 15 morceaux (et unechorale en fin de rappel avec l'ensemble de ses musiciens et des techniciens de son groupe).
Il y a comme un goût d'inachevé, car on aurait aimé qu'il nous présente une palette plus large de son répertoire (et notamment les albums desannées 70, quasiment absents du concert et qui sont pourtant les plus aboutis).
1h40 de concert là où au Festival de Montreux, autre festival de jazz, il a joué 3 heures... Mais peut être est-ce dû au fait que GérardDrouot, celui qui a récupéré l'organisation du Nice Jazz festival pour les 3 ans à venir est également le tourneur de Léonard Cohen en France. Provoquer la rareté pour susciter l'engouement et créer l'événement. A l'Olympia en novembre,les places en vente vont de 128 à 161 euros...
Comme dit Léonard Cohen sur Eveybody knows
"Tout le monde sait que les dès sont pipés
Tout le monde roule avec ses doigts croisés
Tout le monde sait que la guerre est finie
Que tous les bons ont capitulé
Tout le monde sait qu'il n'y a pas d'justice
Les pauvres restent pauvres
Et les riches s'enrichissent
Les jeux sont faits
Et toutle monde le sait"
Plus de photos (encore pires que celles ci) par Pirlouiiiit en cliquant là
La set list complète du concert du 22 juillet 2008 au Nice Jazz Festival
Dance to the end of love(album Various position 1985)
The Future (album The Future 1992)
Ain't no cure for love (album I'm your man 1988)
Bird on Wire (album Songs from a room 1969)
Everybody knows (album I'm your man 1988)
Who by fire(album New sky for old cérémony 1974)
So long Marianne (album Songs 1967)
Tower of songs (album I'm your man 1988)
Suzanne (album Songs 1967)
Halleluhjah (album Various positions 1985)
Democracy (album The Future1992)
I'm your man (album I'm your man 1988)
Closing Time (album The Future 1992)
Rappel Anthem (album The Future 1992)
First, we take Manathan (album I'm your man 1988)
ndP : + untruc a capella avec tous les musiciens à la fin ...
>> Réponse (le 21/08/2008 par Simon Pégurier) Léonard Cohen en concert a Nice ! S’il y avait bien une date que je ne pouvais manquer sous aucun prétexte c’était celle la. Léonard Cohen fait partie de ma vie, je l’ai écouté un .../...La suite
Leonard Cohen - 22 juillet 2008 - Nice Jazz Festival Leonard Cohen en tournée, ce n'était pas arrivé depuis 15 ans ! Et s'il maintient ce rythme, il aura 89 ans lors de sa prochaine tournée. Il vaut mieux le voir cette année.
Je ne connaissais pas le Festival de jazz de Nice (qui a souvent une très .../... La suite
...a souvent une très belle programmation, mais la concurrence est rude en Provence à cette époque). Beaucoup d'Anglais connaissent. English spoken everywhere. Ils ont amené leur chaise pliante, leur luge en bois (authentique) pour monter dessus. Ilsconnaissent les lieux et savent que la scène jardin est devant un champ plein d'oliviers et en pente dans le mauvais sens, ce qui fait que lorsque vous êtes loin, vous ne voyez rien du tout. Moi, j'étais à quelques mètres mais j'ai quand même eu dumal. Quant à ma femme (1m57), elle a découvert au rappel qu'il y avait 3 choristes et non 2.
Les musiciens arrivent : Roscoe Beck (basse et direction musicale), Neil Larsen (claviers), Bob Metzger (guitare),Rafael Gayol (percussions), Javier Mas (guitare 12 cordes et bandurria), Dino Soldo (saxophone, clarinette électrique, harmonica, claviers) et trois choristes : Sharon Robinson et les Webb Sisters, immédiatementsuivis par Leonard Cohen, longuement acclamé.
Dès "Dance Me To The End Of Love", il est clair que Leonard est toujours un génie. Les ans n'ont pas altéré cette voix unique à laquelle répondent celles des troischoristes. Les solos ne sont pas ceux d'un violon comme sur le disque mais de la clarinette électrique (excellent son !!).
Avant le début de quelques morceaux, il traduit les paroles en français. C'est le cas pour "Bird On A Wire" ou "Everybody Knows", mon morceau préféré, sur lequel Javier Mas a joué à merveille même si la sono ne le mettait pas assez en valeur.
Le musicien le plus remarqué est Dino Soldo qui passe d'un instrument àl'autre avec autant de dextérité. Au milieu du show, les musiciens sortent et laissent Leonard tout seul sur scène avec ses trois choristes pour deux morceaux : "Tower Of Song" (Leonard aux claviers) et "Suzanne" (guitare).
Le choix de la setlist a dû être difficile étant donné la multitude de chefs d'œuvres dans le répertoire de l'artiste. Et comme il n'a pas fait d'album depuis quatre ans, il n'avait pas de promo à faire et a joué ses morceaux les plusconnus, de mémoire : "Ain't No Cure For Love”, “Hallelujah”, “So Long Marianne”, “First We Take Manhattan”, “Democracy”, “I'm Your Man”, “Closing Time” et j'en oublie certainement. En revanche, il n'a pas joué "The Partisan".Dommage, ça lui aurait permis de chanter en français.
A la fin du rappel, le chanteur et le public se livrent à une partie de ping pong avec "merci !" en guise de balle.
Dans une demi-heure, Maceo Parker entrera surcette même scène. Le Maria Schneider Orchestra sévit déjà sur la scène Arènes. Comme beaucoup de festivaliers, je préfère partir en chantonnant à ma femme "Everybody knows that you love me baby" ou "I'm your man"...
Leonard Cohen - Greatest Hits par Pierre Andrieu Imparable Best of de Leonard Cohen première période, cet album renferme les titres qui expliquent pourquoi le poète folk canadien mérite plus que jamais un respect éternel au 21éme siècle... De Suzanne à So Long, Marianne en passant par The Partisan, Chelsea Hotel N°2 ou encore .../... La suite
Imparable Best of de Leonard Cohen première période, cet album renferme les titres qui expliquent pourquoi le poète folk canadien mérite plus que jamais un respect éternel au 21éme siècle… De Suzanne à So Long, Marianne en passant par The Partisan, Chelsea Hotel N°2 ou encore Famous Blue Raincoat, il n’y a ici pas une seule faute de goût : l’écriture des morceaux est magistrale, les textes sont aussi imagés que magnifiques, la voix est hallucinante de puissance évocatrice, les mélodies sont sidérantes et les arrangements (guitare, voix, choeurs... ) sont, quant à eux, bouleversants… C’est un sans faute inégalable qui a inspiré tous les musiciens intéressants parcourant le circuit actuel de la musique folk, pop ou rock, parmi lesquels nous citerons Nick Cave & The Bad Seeds, The National, David Eugene Edwards, R.E.M., Jean-Louis Murat, Lloyd Cole, Pixies, Herman Dune, Coming Soon, Rufus Wainwright etc etc… et Jeff Buckley (R.I.P.) qui, lui, fréquente le paradis en chantant en boucle Hallelujah (un titre disponible sur d’autres disques de Cohen). Cela fonctionne à tous les coups, quelle que soit la saison, l’heure ou l’humeur du moment ; l’écoute des morceaux écrits par Leonard Cohen dans les années 60/70 est un véritable bonheur teinté de mélancolie. Un bonheur qu’on peut être tenté de revivre en communiant avec l’auteur de Who by fire sur scène lors de sa tournée actuelle. La voix est intacte, l’homme a une classe incroyable, une prestance remarquable et ses morceaux sont intemporels ; on regrette seulement des arrangements « soft jazz rock » pas toujours appropriés (et c'est un euphémisme !) sur de nombreux morceaux. Mais en vrai, là en face de nous dans une salle de concerts, il y a de très fortes chances que la classe du monsieur fasse tout oublier… et que l’on se retrouve téléporté - comme par magie - à l’île de Wight en 1970 avec notre héros interprétant Suzanne à la guitare sèche.