Les Jolis, vos critiques de disques
Artiste : Les Jolis Titre : Les Jolis
Style : Pop - Rock
Les Jolis sortent leur premier disque. Ah ! Première question, lesquels c'est déjà ? Non parce qu'on a bien compris à force d'en voir partout depuis 2-3 ans qu'une nouvelle génération de jeunes punk-poseurs avait décidé de prendre d'assaut la Machine, Myspace, le Lounge et le Cours Julien en général, parfois même les Bouches-du-Rhône entières. Rien que de mémoire et dans le style, on peut déjà citer Dolipranes, Vaginal Liquid, Les Puceaux, Ynodible... en supposant que certains n'existent probablement déjà plus - ou ne sont plus puceaux et/ou inaudibles ! Et qu'en plus ces groupes sont probablement aussi consanguins que la vague précédente...
Bref Les Jolis sont eux aussi jeunes et bêtes, portent des fringues serrées et parfois des casquettes de marins, et sortent un disque de garage-punk-rock'77 - oui, comme si la simple notion de disque de garage-punk-rock'77 n'avait pas déjà en elle-même, 10 ans de plus qu'eux. Cela étant on s'en fout : bien qu'étant des grabataires de 30 ans et plus (je suis par exemple né après les Stooges mais avant le punk, imaginez un peu), et même avec des disques d'époque à la maison, nous ne raisonnons pas comme ça à LiveinMarseille...
D'où notre deuxième question - Faudrait-il parce qu'on a vu Shining, penser qu'on ne pourra plus jamais apprécier un film qui fait peur au cinéma ? Penser que rien ne pourra plus jamais nous horrifier à la télé parce qu'on y a vu Mathilde Seigner parler de son amour pour Sardou chez Fogiel ? Croire que personne ne pourra jouer plus fort que les Guitar Wolf au Poste à Galène il y a quelques années, ou plus mal que les 54 Nude Honeys ? Que nenni - le pire est peut-être toujours à venir. Ce qui est sûr c'est que d'autres acouphènes seront déclenchés, d'autres yeux seront pochés, d'autres filles dégueuleront dans des chiottes déjà bouchées, d'autres garçons marcheront au plafond des salles de concert ou se drogueront à l'écoute des Jolis et de leurs potes. Et encore bien après qu'on soit tous devenus vraiment vieux, ouais, même vous Les Jolis, parce que ça fait 32 ans que ça dure, qu'on s'amuse au son de cette musique de dégénérés, et même 80 ans si on part de Robert Johnson, et c'est bien comme ça !
Troisième question, faut suivre, sur quel support sortir un disque en 2009 ? Et là, forts de l'exemple de The Aggravation, ils foncent bille en tête, les bellâtres : quitte à ce que ça leur coûte plus que ça rapporte, autant rigoler et se la péter franchement ! Vinyl, taille 33 rpm, vitesse 45 rpm - le format des poseurs, ni plus ni moins. Co-production Scanner Records / Wombat Records - ça sent le fait à la maison, et pour autant c'est très correctement produit dans le genre.
Quatrième question et pas la moindre, Les Jolis le sont-ils ? Des rouflaquettes oui, du vinyl, itou (ouaip, il est même plutôt classe, avec son chardon et sa demoiselle des années 20 au verso) - manque la traditionnelle photo-poseur, c'est que jolis, peut-être ne se trouvent-ils pas en fait ? A moins que ce nom charmant ne soit simplement un dérivé d'expression d'ici, du genre : Vas-y, fait pas ton Jòli ! (noter l'accent sur le ò et prononcer en conséquence).
Cinquième question, Albert Hofmann, c'est l'inventeur de quoi déjà ? Mmh, nous sommes passés par là aussi. Albert Hofmann donc ? Ca c'est bien, ils osent chanter en français, en majorité d'ailleurs, et ce n'est même pas ridicule. A part peut-être Peur pour toi (qui n'atteind toutefois que 3 degrés sur l'échelle de Naast/Brunes qui en compte 10...) Tout rentre dans l'ordre avec Tard le soir, moqueuse et cynique sur les rebelles de salon - à croire que ces jeunes pousses sont encore capables de sortir dans la rue défendre leur cul et celui des autres, de faire chier l'ordre établi et de ne pas avaler toute la merde qu'on leur verse dans la tronche - c'est très louable !
Sixième question, ça vire à l'interrogatoire là, Papiere Bitte ? Kreuzberg Girl ? Cette voix de peigne-cul hargneux, cet amour immodéré pour la culture teutonne, ces pétaradantes chansons de 53 secondes et 14 sillons de long ? Ces soli surf sur une corde et cette batterie martiale ? Ach, Gotverdammt' ! Bon sang mais c'est bien sûr, ils sont les fils spirituels des Hatepinks, ou même des Gasolheads ! Efficaces et coupants comme les glorieux ancètres, avec les mêmes concerts de 23 minutes à prévoir ! A signaler une touche de modernité quand même : quelques effets marrants sur les voix de Love, et quelqu'un qui a trouvé le bouton "flanger" sur la finale Frustration 441... Gadget sans doute, mais ça sonne pas mal du tout ! Comme le reste du disque d'ailleurs, bien assez plaisant pour envisager d'aller ou de retourner les voir sur scène !
Au fait, on a viré plus bas le malheureux Zhou, lui qui a bien sûr chroniqué la chose avant nous, sur l'excellent Massilia's Burning - il voudra bien nous pardonner, ou alors nous régler la petite ardoise pour les 14 chroniques que lui et ses sbires nous ont pompé le mois dernier ! En attendant quel que soit votre âge, sachez que c'est précisément à cause de ce genre de chose, un LP de Les Jolis - ça et l'industrie moribonde du CD bien sûr - que vous devriez vraiment envisager sérieusement d'acquérir une platine vinyle...
(Wombat Records / Scanner Records, 2009)
Signature : Philippe
Envoyer un message à Philippe
Page Web Conseillée : www.myspace.com/lesjolis
Style : Pop - Rock
Les Jolis sortent leur premier disque. Ah ! Première question, lesquels c'est déjà ? Non parce qu'on a bien compris à force d'en voir partout depuis 2-3 ans qu'une nouvelle génération de jeunes punk-poseurs avait décidé de prendre d'assaut la Machine, Myspace, le Lounge et le Cours Julien en général, parfois même les Bouches-du-Rhône entières. Rien que de mémoire et dans le style, on peut déjà citer Dolipranes, Vaginal Liquid, Les Puceaux, Ynodible... en supposant que certains n'existent probablement déjà plus - ou ne sont plus puceaux et/ou inaudibles ! Et qu'en plus ces groupes sont probablement aussi consanguins que la vague précédente... Bref Les Jolis sont eux aussi jeunes et bêtes, portent des fringues serrées et parfois des casquettes de marins, et sortent un disque de garage-punk-rock'77 - oui, comme si la simple notion de disque de garage-punk-rock'77 n'avait pas déjà en elle-même, 10 ans de plus qu'eux. Cela étant on s'en fout : bien qu'étant des grabataires de 30 ans et plus (je suis par exemple né après les Stooges mais avant le punk, imaginez un peu), et même avec des disques d'époque à la maison, nous ne raisonnons pas comme ça à LiveinMarseille...
D'où notre deuxième question - Faudrait-il parce qu'on a vu Shining, penser qu'on ne pourra plus jamais apprécier un film qui fait peur au cinéma ? Penser que rien ne pourra plus jamais nous horrifier à la télé parce qu'on y a vu Mathilde Seigner parler de son amour pour Sardou chez Fogiel ? Croire que personne ne pourra jouer plus fort que les Guitar Wolf au Poste à Galène il y a quelques années, ou plus mal que les 54 Nude Honeys ? Que nenni - le pire est peut-être toujours à venir. Ce qui est sûr c'est que d'autres acouphènes seront déclenchés, d'autres yeux seront pochés, d'autres filles dégueuleront dans des chiottes déjà bouchées, d'autres garçons marcheront au plafond des salles de concert ou se drogueront à l'écoute des Jolis et de leurs potes. Et encore bien après qu'on soit tous devenus vraiment vieux, ouais, même vous Les Jolis, parce que ça fait 32 ans que ça dure, qu'on s'amuse au son de cette musique de dégénérés, et même 80 ans si on part de Robert Johnson, et c'est bien comme ça !
Troisième question, faut suivre, sur quel support sortir un disque en 2009 ? Et là, forts de l'exemple de The Aggravation, ils foncent bille en tête, les bellâtres : quitte à ce que ça leur coûte plus que ça rapporte, autant rigoler et se la péter franchement ! Vinyl, taille 33 rpm, vitesse 45 rpm - le format des poseurs, ni plus ni moins. Co-production Scanner Records / Wombat Records - ça sent le fait à la maison, et pour autant c'est très correctement produit dans le genre.
Quatrième question et pas la moindre, Les Jolis le sont-ils ? Des rouflaquettes oui, du vinyl, itou (ouaip, il est même plutôt classe, avec son chardon et sa demoiselle des années 20 au verso) - manque la traditionnelle photo-poseur, c'est que jolis, peut-être ne se trouvent-ils pas en fait ? A moins que ce nom charmant ne soit simplement un dérivé d'expression d'ici, du genre : Vas-y, fait pas ton Jòli ! (noter l'accent sur le ò et prononcer en conséquence).
Cinquième question, Albert Hofmann, c'est l'inventeur de quoi déjà ? Mmh, nous sommes passés par là aussi. Albert Hofmann donc ? Ca c'est bien, ils osent chanter en français, en majorité d'ailleurs, et ce n'est même pas ridicule. A part peut-être Peur pour toi (qui n'atteind toutefois que 3 degrés sur l'échelle de Naast/Brunes qui en compte 10...) Tout rentre dans l'ordre avec Tard le soir, moqueuse et cynique sur les rebelles de salon - à croire que ces jeunes pousses sont encore capables de sortir dans la rue défendre leur cul et celui des autres, de faire chier l'ordre établi et de ne pas avaler toute la merde qu'on leur verse dans la tronche - c'est très louable !
Sixième question, ça vire à l'interrogatoire là, Papiere Bitte ? Kreuzberg Girl ? Cette voix de peigne-cul hargneux, cet amour immodéré pour la culture teutonne, ces pétaradantes chansons de 53 secondes et 14 sillons de long ? Ces soli surf sur une corde et cette batterie martiale ? Ach, Gotverdammt' ! Bon sang mais c'est bien sûr, ils sont les fils spirituels des Hatepinks, ou même des Gasolheads ! Efficaces et coupants comme les glorieux ancètres, avec les mêmes concerts de 23 minutes à prévoir ! A signaler une touche de modernité quand même : quelques effets marrants sur les voix de Love, et quelqu'un qui a trouvé le bouton "flanger" sur la finale Frustration 441... Gadget sans doute, mais ça sonne pas mal du tout ! Comme le reste du disque d'ailleurs, bien assez plaisant pour envisager d'aller ou de retourner les voir sur scène !
Au fait, on a viré plus bas le malheureux Zhou, lui qui a bien sûr chroniqué la chose avant nous, sur l'excellent Massilia's Burning - il voudra bien nous pardonner, ou alors nous régler la petite ardoise pour les 14 chroniques que lui et ses sbires nous ont pompé le mois dernier ! En attendant quel que soit votre âge, sachez que c'est précisément à cause de ce genre de chose, un LP de Les Jolis - ça et l'industrie moribonde du CD bien sûr - que vous devriez vraiment envisager sérieusement d'acquérir une platine vinyle...
(Wombat Records / Scanner Records, 2009)
Signature : Philippe
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Page Web Conseillée : www.myspace.com/lesjolis
Artiste : Les Jolis Titre : S/T (Scanner Records / Wombat Records)
Style : Pop - Rock
Premier album pour Les Jolis. Mais un disque qui fait suite à un split partagé avec Ynodible. Nouvelle scène marseillaise qu’on dit. La jeunesse opte également pour le microsillon (pochette sérigraphiée incluse) avec ce 9 titres qui sort conjointement sur deux nouveaux labels : Scanner et Wombat (déjà auteur du méfait en 45 tours minute).
Les Jolis font du garage rock visant vers le punk. Les influences sont là, on pense aux Dogs (Albert Hofmann et autres) dans le meilleur des cas, à la nouvelle vague française – ce qui est moins flatteur – dans le moins bon (heureusement minoritaire). On songe aussi aux – désormais – mentors d’Aggravation (Sunlies) pour le côté urgentistes et à l’épileptisme des Hatepinks. Ca se fréquente. Rythmique effrénée, air énervé, chant en français, c’est bien fait. Un bon premier essai, frais et swinguant. To be confirmed sur scène (histoire de voir s’il n’y a pas duperie sur la marchandise : Les Jolis sont ils vraiment jolis ?).
www.myspace.com/lesjolis
Chronique initialement parue sur Massilia Burning !
Signature : zhou
Envoyer un message à zhou
Page Web Conseillée : www.myspace.com/lesjolis
Style : Pop - Rock
Premier album pour Les Jolis. Mais un disque qui fait suite à un split partagé avec Ynodible. Nouvelle scène marseillaise qu’on dit. La jeunesse opte également pour le microsillon (pochette sérigraphiée incluse) avec ce 9 titres qui sort conjointement sur deux nouveaux labels : Scanner et Wombat (déjà auteur du méfait en 45 tours minute). Les Jolis font du garage rock visant vers le punk. Les influences sont là, on pense aux Dogs (Albert Hofmann et autres) dans le meilleur des cas, à la nouvelle vague française – ce qui est moins flatteur – dans le moins bon (heureusement minoritaire). On songe aussi aux – désormais – mentors d’Aggravation (Sunlies) pour le côté urgentistes et à l’épileptisme des Hatepinks. Ca se fréquente. Rythmique effrénée, air énervé, chant en français, c’est bien fait. Un bon premier essai, frais et swinguant. To be confirmed sur scène (histoire de voir s’il n’y a pas duperie sur la marchandise : Les Jolis sont ils vraiment jolis ?).
www.myspace.com/lesjolis
Chronique initialement parue sur Massilia Burning !
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