Style :
Pop - Rock / PunkBarré Extrême, rugueux, barré, le nouveau Liars… certes, mais un peu moins que le précédent disque concept trippant du trio américain établi à Berlin… Après être allé jusqu’au bout dans leurs lubies expérimtentalo noisy, Angus, Aaron et Julian continuent dans la même veine sur ce nouvel album, mais en injectant ici ou là des mélodies et des rythmes accrocheurs. Si l’on est loin d’un disque mainstream truffé de singles diffusables en rotation lourde sur les radios commerciales, quelques titres de ce nouvel album pourraient - éventuellement - paraître moins abscons aux fans de pop pure et dure. Les autres, c'est-à-dire ceux qui aiment se laisser emporter par un disque dans son intégralité et qui adorent se faire bousculer par des morceaux bizarroïdes, devraient trouver de quoi partir en vrille avec les cris chamaniques, les riffs maléfiques, les rythmes concassés et les ambiances psychotiques qui hantent cet opus… Une chose est sûre : le mélange proposé par Liars - entre kraut rock, punk, rock bruitiste, pop déjantée et tentations arty - reste malgré tout incroyablement original et saisissant. Capable de vider une salle entière avec des tourneries sonores sauvages ou de faire rentrer en transe son auditoire à l’unisson, Liars est une expérience scénique en soi. A vivre.
Style :
Pop - Rock / Ultra Aussi inaudible que fascinant, le nouvel album des néo Berlinois de Liars ne risque pas de faire concurrence sur les ondes à leurs ex camarades de jeu New Yorkais. Les Strokes, les Yeah Yeah Yeahs, We Are Scientists, White Hassle peuvent continuer « tranquillement » à chercher à enregistrer la chanson pop folk punk parfaite ; Liars a pris son envol vers la sphère du rock barré avec son avant dernier projet, et ce n’est pas le déménagement en Allemagne qui a fait retomber sur la Terre ferme le trio fasciné par les collages sonores bruitistes… Drum’s not dead est en effet un album composé de douze morceaux ultra expérimentaux enchaînés les uns aux autres. Le but semble être de créer une sorte d’état second dans lequel l’auditeur se sentira joyeusement déboussolé et salement malmené, avant de finir les yeux exorbités, les oreilles en compote et la cervelle gravement endommagée. Pour ce faire, Angus Andrew, Aaron Hemphill et Julian Gross ont cherché de multiples méthodes pour provoquer des accidents sonores… La batterie, loin d’être morte, subit un traitement de choc hallucinant, elle sert de base à l’édifice musical bâti par ces architectes à qui l’on ne confierait pas les plans de sa future maison. Après ce travail de déstructuration rythmique, les guitares et les basses sont passées au travers d’effets terrifiants, avant que le « chant » ne se lance dans des incantations sauvages. Les accalmies sont très rares dans ce tumultueux album, plusieurs écoutes ne seront pas de trop pour arriver à décoller avec le groupe. Le dvd joint, quant à lui, est au diapason de la pochette et des morceaux : difficile d’accès mais finalement intéressant. Au milieu de collages arty et de scénettes tournées dans un lavabo ou avec un escargot, on découvre des images live qui laissent à penser que Liars est un groupe à voir absolument sur scène, si l’on aime les performances déjantées et non figées.
Artiste :
Liars Titre :
THEY WERE WRONG, SO WE DROWNED
Style :
Rock Après un They threw us all in a trench and stuck a monument on top dont le punk funk pouvait provoquer des danses hystériques, le groupe new-yorkais Liars revient avec un ultra déroutant album de punk noise électro. Intitulé They were wrong, so we drowned, ce disque de transe bruitiste semble avoir été enregistré dans le but de lobotomiser soniquement ses auditeurs, pour mieux les faire partir en vrille ensuite.
Pour créer leur musique déstructurée et très peu accessible, Angus Andrew (incantations soniques, effets) et Aaron Hemphill (guitares expérimentales) sont désormais associés à Julian Gross (batterie concassée). Le trio semble désireux de partir dans la direction ébauchée lors du dernier morceau de son premier album, This dust makes that mud, affichant une demi-heure d’expérimentations répétitives au compteur. Comme cette longue performance, les premières écoutes des morceaux de They were wrong so we drowned provoquent des moues dubitatives, voire un rejet complet de ces bribes de sons apparemment sans cohérence. Toutefois, si l’on arrive à écouter l’album de nombreuses fois, ce qui ne sera certainement pas le cas de tout le monde, il produit un incroyable effet à la fois inquiétant et envoûtant. Courageuse et aventureuse, cette œuvre devrait être siglée “ public averti ”…