Arrivé vers 21h au Dock des Suds (Dock et non pas Docks comme je l'écris depuis des années) on a trouvé qu'il n'y avait pas beaucoup de voiture autour => pas beaucoup de monde ? Pourtant c'était dans la grosse configuration que se trouvait la salle. En entrant j'ai été surpris de trouver la salle pleine (et assise). Le public était moins varié que pendant la Fiesta ...
Sur scène les 5 de
Lo Cor de La Plana (prononcez
"Lou couar dé la plane" comprendre le Coeur de la Plaine - La plaine étant le quartier (haut lieu culturel et nocturne) de Marseille où se trouvent entre autres L'intermédiaire, le bar des Maraîchers et pas trop loin Le Poste à Galène, Le Balthazar, Le May Be Blues, ...) étaient debout au milieu de la scène en train de chanter a capella. Je me suis glissé au pied de la scène pour essayer de faire quelques photos (sans flash avec un automatique compact et une pellicule de 200 ... désolé ... mais c'est fini maintenant à l'heure où je corrige ces lignes j'ai un numérique !) et j'en ai pris plein les oreilles.
Le son était nickel. Leur truc est vraiment au point, c'est beau, c'est chaud (chaleureux), c'est varié (ça ressemble parfois à des chants indiens ou en effet à des truc limites techno plus rarement). Ils jouent de leurs 5 voix comme d'instruments, en polyphonies ou à l'unisson comme ils disent. Les morceaux pour la plupart pris dans le répertoire traditionnel religieux (
Noël,
Ave Maria etc ...) provençaux. Mais attention point de moquerie ! Les morceaux étaient introduits par
Manu Theron (ex
Gacha Empega et leader de cette nouvelle formation pleine d'avenir), de façon assez amusante. De temps en temps ils se sont assis pour accompagner leurs chants de tapement de pied ou clappement de mains. Toujours aussi réussi. Contrairement à
Gacha Empega ou même
Dupain (que je n'ai vu qu'une fois), je ne me suis pas ennuyé une seconde et ce malgré l'absence d'instruments.
Citons quand même pour finir les 5 membres de cette mini chorale :
Vincent Audat,
Manu Théron,
Pierre-Pascal Lenk-Santini,
Sébastien Spessa et
Benjamin Novarino-Giana. Ne les ratez pas !
Puis vint le tour de
Cristina Branco ... Ca a commencé par un long morceau instrumental à trois guitares sèches (en fait une guitare portugaise, une guitare classique et une guitare basse). Très impressionnant. Ils étaient vraiment forts ... dommage que celui à la guitare portugaise (celui qui faisait le gros des solos) fasse autant de cinéma. Ok il est à fond dans son truc, mais je l'ai trouvé un peu extravagant ... Puis est arrivée la fameuse
Cristina, celle qu'on décrit comme la nouvelle reine du Fado ... . Elle est arrivée tout de noir vêtue, pas très souriante avec une longue robe, un foulard et tout ... Bref 100 % fado pittoresque ... c'est d'ailleurs l'impression qu'elle m'a donné, elle en faisait trop. L'air triste et grave en permanence, même entre les morceaux, le visage appliqué en chantant. Entre les morceaux elle nous explique ce qu'est le fado, elle dédie la chanson maria à sa mère mais surtout à la vierge (c'est bon on a compris !). Sinon elle avait une belle voix (à la
Luz Casal de
Talon Aiguilles) mais ça ne m'a pas laissé une impression terrible au bout du compte. Un peu fatigué on est parti avant la fin. (peut de temps après le deuxième morceau purement instrumental qui à la limite était plus rigolo).
Bilan des courses une soirée bien sympathique tout de même ...