Style :
Pop - Rock Louis Ville fait partie de ces quelques artistes affreusement méconnus malgré des concerts impressionnants et des albums qui auraient déjà du faire parler de lui au niveau national. Au Balthazar en tout petit comité, puis a l'Intermédiaire ou nous étions a peine plus nombreux, il m’avait impressionné par ses textes beaux et crus et surtout par sa voix écorchée et chaleureuse (un peu a la Arno mais en plus rugueuse). Apres Hôtel Pourri (qui figure dans mes disques préférés toutes catégories confondues) et Une goutte voici son troisième album, qui plus encore que les deux précédents ne fait pas dans le facilité. 12 morceaux d’une chanson dure encore plus épurée, plus brute (roots dirais-je s'il s'agissait de reggae) que sur les précédents. Au cœur de ses 12 chansons on retrouve les thèmes qui le (et nous) tiennent a cœur avec en première ligne l’amour et la tristesse forcement associée. Par moments sa diction s'approche de celle de Jacques Brel (en fait sur a choisir on croirait entendre Bertrand Cantat ou Néry en train de reprendre du Ces gens la). Quelques morceaux plus légers en apparence comme Loli ou Les ours, un petit duo mixte bien sympa avec Sentimentale plus deux très chouettes reprises ; l’une de Léo Ferre (Y'en a marre) digne de celles de Bell Oeil, l’autre de Jean Tranchant, Louis Ville, toujours accompagné du fidèle Gonzo et de Taz (plus quelques invités sur disques aux violon, violoncelle, contrebasse …) nous offrent ici encore une petite merveille de chanson rock qui espérons le passera un peu moins inaperçue que les précédentes.
ps : Pour l'instant le disque n'est disponible qu'en version promo cartonnée (avec livret téléchargeable sur le site) en attendant qu'un distributeur ou label inspiré se charge de lui donner la couverture médiatique qu’il mériterait.
pps (20/04/07) : ça y est Besides s'occupe de lui !
Style :
Pop - Rock Après un premier disque énorme Hotel Pourri passé affreusement injustement inaperçu Louis Ville donne enfin une suite à ses aventures solo. Toujours accompagné du fidèle Gonzo (batterie) et depuis moins longtemps par Taz à la contrebasse, il nous offre un nouveau concentré d'amour et de joie de vivre très bien caché derrière une certaine noirceur. En effet il a beau dire que ce nouveau disque est "moins introspectif, et plus amoureux" que le précédent, cela ne saute pas aux oreilles comme une évidence. En dehors de quelques rares titres légers comme Super (sur internet) dans les autres ils est question de séparation (La Lune), d'amour ratés ou finis, de sexe, de temps qui passe ... Aime moi est certes jolie et sincère mais encore triste. Musicalement on retrouve toujours quelques influences orientales discrètes, et des envolées équestres, mais le son semble s'être durci. Au niveau du chant Louis Ville s'éloigne de Arno pour se rapprocher sur certains morceaux de Tom Waits comme sur le début de Pour tout ça. Pour ceux qui le connaissent déjà, en dehors de BBB ta femme (face B de Hotel Pourri) et de Ploc Ploc (déjà entendu en concert) les 12 autres morceaux sont nouveaux. Ne passer pas à côté de ce nouveau joyau de la chanson française (uniquement disponible pour le moment par VPC sur son site)
Contact : louisville@infonie.fr Signature :Pirlouiiiit Page Web Conseillée : http://www.louis-ville.com
Artiste :
Louis Ville Titre :
Hôtel Pourri
Style :
Pop - Rock Je ne sais pas ce qui m'a poussé à réécouter ce disque déjà vieux de quelques années ...
un peu de nostalgie, l'envie d'entendre des textes un peu tristes remarquablement bien chantés peut être ... tombé dessus par hasard au Balthazar, puis revu avec encore plus de plaisir à l'Intermédiaire, j'ai aussi été emballé par ce premier album. Il faut dire que Louis Ville a une voix écorchée grave et râpeuse particulièrement agréable à écouter (un peu à la Arno) et qui se prêtent très bien à ses chansons réalistes désabusées ou tristes à l'image de Hôtel Pourri qui reste pour moi l'une des plus belles chanson jamais écrite. Les textes remarquables parlent de sexe, de passé, d'alcool, d'amour ... ils sont pour la plupart tristes voire assez crus, mais toujours sincères et tellement vrais que ça passe. Certains sortis de leur contexte frôlent le ridicule comme sur Schyzo. A noter qu'en dehors de 3 morceaux où ils sont épaulés par un violon ou un violoncelle, l'ensmebe du disque est (comme sur scène) défendu par la seule paire Gonzo / Louis Ville (tous deux ex Do It). On trouvera dans ce disque un bel eventail de leur très gros répertoire avec un peu de live sur la fin, et même des titres en anglais (tout aussi bons) ainsi que pour finir une version autrement plus inspirée que celle de Bruel de Mon amant de Saint Jean. Souhaitons que nous aurons bientôt de leurs nouvelles ... si vous en avez écrivez moi !