Apres le bout de concert de Charlotte etc. au Divan du Monde , et un nouveau bain de foule, nous revoici dans le 11eme (non loin du Père Lachaise), plus exactement rue St Maur dans un petit bar répondant au doux nom de Zic Zinc. Tout en longueur, le bar sur la droite en rentrant, la salle qui s’élargit jsute assez pour qu’il y ait la place pour quelques tables et pour le tabouret sur lequel Louis Ville est perché.
Louis Ville c’est pour moi un premier coup de foudre (en mars 99) dans un Balthazar plutôt désert et quelques mois plus tard dans un Intermédiaire un peu plus rempli. C’est aussi 3 superbes albums qui gagneraient a être plus connus !
Ce soir il est surtout la pour défendre le dernier : A Choisir pas encore vraiment distribué. Il est venu seul (au lieu de en trio quand il est bien payé) comme il le fait assez souvent. Ce soir en effet l’entrée est gratuite (avec chapeau qui circule à la fin) … comme souvent les gens préfèrent se payer une bière de plus que de donner leurs sous pour de la musique.
Lorsque nous arrivons le concert est déjà bien entamé, les gens sont attentifs et reprennent en chœurs les refrains quand ils sont invités a le faire comme sur l’Amour (voir vidéo). On a l’impression d’être entre amis cote ambiance. Les murs sont couverts de disques de chanson réaliste ou festive plus ou moins connus. Au ras du sol un chien essaie de respirer les quelques cm3 d’air non pollués qu’il reste. En effet le Café est un véritable fumoir, c’est le seul reproche (mais de taille) qu’on peut faire au lieu.
Du coup je serai obligé de boire une bière pour apaiser ma gorge irritée. Sur « scène » je retrouve un Louis Ville tout aussi poignant qu’il y a 7 ans. Toujours cette voix unique (proche de celle de Arno), ces textes plein d’humanité et de fragilité, souvent crus. Par rapport au disque, on retrouve cette brutalité et puissance, cette urgence qui caractérise les prestations live de Louis, ici seul avec sa guitare.
Vers la fin pendant le rappel il jouera la chanson que je n’osais pas espérer (surtout ayant raté les 3/4 du concert) son tube du premier album, l’une des plus belles chansons jamais écrite selon moi, la fameuse Hôtel Pourri (dont il existe d’ailleurs pas mal de reprises sur Internet parait il). A 22h30 comme prévu, le concert s’arrêtera … dommage … d’autant que la musique passée après sera au moins aussi forte. On restera encore un peu (mais pas trop a cause de la fumée) et on partira manger dans un restau mexicain pas trop loin, le sourire aux lèvres et plein d’airs dans la tête.