Un bon petit concert pour finir ce mois d'août et juste avant de replonger dans un premier trimestre qui promet d'être bien studieux donc un peu moins musical (enfin pour moi en tout cas). C'est donc en compagnie de Jean Phi, du Pinguin et de ses deux Sophie que nous avons covoituré jusqu'à Toulon pour rejoindre les plages du Mourillon où avait lieu la deuxième édition du
Festival du Phare.
On est arrivé un peu à la bourre
Chokebore avait déjà attaqué. Du coup on a zappé le coin presse (c'est pas ce coup ci qu'on pourra faire de la pub pour ConcertAndCo ... la musique avant tout !).

Pas eu le temps de rentrer vraiment dedans du coup, mais j'ai retrouvé avec plaisir le groupe qui m'avait bien plus au Poste à Galène avec un chanteur qui se trémousse toujours autant en chantant parfois langoureusement.

Plus de morceaux calmes que dans mon souvenir mais vraiment pas mal : belle voie, belles mélodie et l'envie de plaisanter. Pas facile d'attaquer les premiers comme ça quand il fait encore jour et qu'il n'y a pas énormément de monde.

Mais ils s'en sont très bien sortis et ont conquis quelques néophytes ....
Dès qu'ils ont fini direction la petite scène pour aller enfin découvrir
Luke qui avait la lourde tache de remplacer
Dionysos qui a une nouvelle fois annulé une date près de Marseille ...

Ils attaquent tranquillement et on est tout de suite dans le bain. Même impression que sur disque on est vraiment quelque part entre
Miossec (pour pas mal de morceaux, les textes, les rimes, le phrasé , ...) et Noir Désir (lorsqu'il part dans les aigus surtout).

Mais par rapport je crois que je les ai nettement préférés à
Miossec : plus simples, plus sympas, plus sobres, plus humbles, et plus riche à tous points de vue (surtout musicale). Le chanteur parle pas mal entre les morceaux même si il ne sait pas toujours trop quoi dire, mais il s'en sort bien.

En tout cas chapeau au guitariste qui s'il n'a pas décroché un sourire et très peu de regards vers le public (j'espère qu'il s'amuse quand même) fait un boulot énorme (pleins de petits riffs qui tuent)... d'ailleurs même quand le chanteur a cassé 2 cordes le morceau tenait encore carrément la route ... Sinon le chanteur et le bassiste (ex bassiste de Purr alors que le batteur vient lui de Prohibition) bougent beaucoup ... celui au clavier et à la batterie sont un peu obligé de rester à leur places eux...
Il nous ont fait pas mal des morceaux de l'album dans le désordre
se taire ,
La cour des grands,
encore une fois qui part bien disco,
J'aurais aimé te plaire et ce qu'il a présenté comme une reprise de
Murat (comme il s'est mis à plaisanté sur Bertrand Cantal etc .. c'était pas bien clair). A noter un petit passage où il s'est mis à crier (sans que ça fasse démago) "la jeunesse emmerde le front national ... Toulon emmerde le Front national".
Ce qui est très agréable est le péchu avec la plupart des morceaux qui dégénère bien rock comme le laissait présager leur décidément très bon album
La Vie Presque. Je me suis régalé ... vivement leur passage à Marseille !
Ensuite retour sur la grande scène (c'est cool ce système) du coup aucune attente. Au passage petit commentaire sur le lieu.

Grand avec une superbe grosse scène ça m'a rappeler la disposition du stade de la Maussane où on avait vu
Gnawa Diffusion. Des tas de stands alimentaires avec paella, kebab, tartiflettes !!!, thé, mais aussi vêtements, et bibelots hippy, ... un sol un peu poussiéreux ... à ce propos on n'est pas vraiment sur la plage (dire que j'ai hésité à prendre mon maillot) mais il est vrai qu'on voit les mats des bateaux derrière les barrière.
Donc en arrivant au pied de la grosse scène on constate que c'est
Ceux qui Marchent Debout qui prennent le relais.

Bon autant le dire tout de suite, je ne suis pas hyper fan. Et une fois de plus je me suis très vite lassé.

Tous vêtus de orange et toujours aussi enclin à s'amuser ... ça ne m'a pas plus convaincu que les autres fois. Peut être un peu plus de morceaux chantés, mais même quand ils chantent ils répètent un peu tout le temps la même chose ...

comme j'avais faim je suis parti m'acheter à manger et je les ai écouter et regarder descendre dans le public de loin (ou on entendait aussi bien en fait). Cela dit on ne peut pas nier que c'est entrainant et dansant !
Ensuite retour sur la petite scène ou
Biyouna s'était installée. Je dois dire que j'avais plutôt bien aimé le disque, mais qu'en concert à l'Espace Julien j'avais été un peu déçu (il faut dire la salle était quasiment vide).

Là il y avait du monde et les gens dansaient. J'ai peut être trouvé ça un peu long sur la fin mais ce mélange sorte de
Brigitte Fontaine / Dalida arabe, était pas mal du tout.
Plein de youyou et de battements de mains, les morceaux sont entraînant et elle a vraiment une voix impressionnante râpeuse et grave. Elle traduit toujours ses morceaux expliquant qu'il faut être fidèle, que la seule richesse c'est la jeunesse ...
Enfin ce fut le tour de
Asian Dub Foundation pour qui a plupart des gens étaient venus.

Tout de suite à fond avec cette rythmique dub caractéristique sur laquelle deux MC sont très vite venus plaquer leur tchatche ragga. Je trouve toujours ça un peu mou, mais j'ai plus accroché qu'au Moulin.
Par moments ça m'évoque
Rage Against the Machine et puis des fois
Cypress Hill. De longs passages instrumentaux avec l'espèce de géant entambouriné.

Beaucoup de déclarations "politiques". Bon esprit. Sympathique, mais j'étais un peu crevé pour me laissé vraiment porté par la musique. Vers une heure du matin ils nous ont dit en revoir ...
les plus courageux ont peut être enchaîné avec la soirée électro au Zénith (
Ariel Wizman & co) ... pas moi.
En tout cas en conclusion ce festival a su s'imposer en deux ans comme un rendez vous incontournable de la fin d'été. Le lendemain il y avait
Alpha Blondy,
Thiéfaine,
Bénabar,
Nojazz, ...