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|  | Monkomarok - 22 février 2002 - La Gare, Coustelet (84)  Qu'est ce que ca fait du bien d'entendre ca !!
Ca, c'était Monkomarok et c'était tout simplement de la musique, de l'imaginaire, de l'énergie.
Enfin, quelque chose qui change de l'air du temps qui tend à s'asphixier un peu je trouve, non ?
D'accord, il y a de la chanson souvent de bonne qualité mais 1000 fois entendue, du festif pour .../...
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Qu'est ce que ca fait du bien d'entendre ca !!
Ca, c'était Monkomarok et c'était tout simplement de la musique, de l'imaginaire, de l'énergie.
Enfin, quelque chose qui change de l'air du temps qui tend à s'asphixier un peu je trouve, non ?
D'accord, il y a de la chanson souvent de bonne qualité mais 1000 fois entendue, du festif pour s'amuser mais bon ..., de l'electro mis à toutes les sauces, ... Soit.
Bref, je trouve qu'il y a plein de choses de bonne qualité mais rien qui vraiment ne procure une émotion forte, une sensation de vie, de découverte, de remise en cause, de jubilation, d'amour ou de colère ...
De la musique forte quoi !
Meme Sanseverino et qui est passé à La Gare 15 jours avant pour un concert ultra sympathique, et dont j'adore le tube et la voix et que tout ce qu'il fait est bien et sincère... OK, certes, mais c'est déjà si connu de nous tous que j'ai l'impression que ca tient pas dans les meninges très longtemps. C'est terrible de dire cela, non? Suis-je normale ? Est-ce une course effrénée et aride à l'éternelle nouveauté ? Je ne sais pas...
Bref, en tout cas, me voilà en ce vendredi à La Gare, un de mes endroits préférés. Ce soir, non loin de là à Cavaillon, il y a aussi de l'"Electro-Jazz" avec La Phaze et Cosmik Connection. Mais bon, mon copain Adrien m'a fait ecouté le premier opus d'un groupe toulousain, monk o maroc, "din din dan" , écoute-ca qu'il m'a dit. Bon voyage déjà, avec ce disque plein de fraicheur jazz-orientale, alors allons-y...
Et voilà, arrivée dans la salle 2 minutes avant leur arrivée sur scène vers les 22h. C'est bon signe :-) Une grosse centaine de personnes en ce debut de concert.
Ils s'installent donc à leur place ... et je ne sais pourquoi, mais c'est déja hypnotique, attirant !?
Le sax a une clarinette basse et un gros fatras (de samples) sur une table. Chouette. La chanteuse, dreadlocks colorées en l'air, est là, bien là. Une table de percussions et d'objets est posée à coté de la batterie. Enfin, le bassiste est accroupi, en attente derrière un beau fourre-tout de pédaliers et machines à sons.
Et c'est parti. D'entrée, c'est mystique, tout en nuance puis en puissance. Un grosse énergie se dégage sur l'intro en forme de transe orientalisante aux accents electro, le public crie, moi aussi.. Puis, ça repart tout bas, en silence pour une histoire de petit garcon Theo qui finit en afro-beat. Après, je ne sais plus, mais ce que je sais, c'est que ca ne s'arrêtera qu'à la pause (corde cassée du bassiste) ...
La reprise est magique, on ne s'ennuie pas une seconde. On écoute, on danse, puis on sourit. C'est beau, intense, risqué, jubilatoire.
Alima, la chanteuse est magnifique et tellement différente de ce qu'on attend d'une chanteuse. Une Brigitte Fontaine maghrebine? La paire rythmique est absolument hors-normes, que dis-je étourdissante, incroyable meme (j'ai jamais vu ça de ma vie auparavant ! ). Les sons générés par le saxophoniste et mixeur, toujours étonnants. Les mélodies sont subtiles et accrocheuses, ou simplement belles.
C'est souvent l'Orient qui fait le lien dans leur musique. Une espèce de musique du voyage. Et puis, à partir de là, la surprise est quasiment toujours là, soit dans l'improvisation jazz, soit dans le texte surréaliste, soit dans les sons électro, soit dans l'énergie carrément rock (le bassiste est en transe du début jusqu'à la fin).
Plein d'images me sont passées dans la tête. Cette histoire de Lune...de théo ... cette basse au son electro-didjeridoo ... ces chants incantatoires ... ces mélopées du monde ... cette histoire de Michaux.... et ce final tout en joie et en danse pour se défouler.
Ah oui, j'oubliais la techno bosniaque suivi de "din din dan" , énorme !! Ils sont seulement les 3 instrumentistes à ce moment-là.
Il est vrai que leur prestation instrumentale est tout simplement impressionante et que ca scotche la plupart des gens (au vu des commentaires entendus après "ca fait plaisir d'entendre des vrais musiciens").
2 rappels, forcément et tout le monde finit un peu hagard !!
Comme tout ca s'est passé trop vite, je viens d'acheter le 2nd disque, "au plafond" à la Fnac d'Avignon. Oui, c'était bien cela. Il est superbe.
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|  | MONK O MAROK + GUS WEG Watergang - 03 Mars 2001 - Cave a Musique / Macon  Soirée découverte, musiques nouvelles ce samedi là.Description alléchante de la cave à musique: on parle de Crimson, de jazz, d'Akosh et de Lo'jo qui traine.Affiche alléchante: Le Gus Weg Watergang de Marseille qui s'est fait sa petite réputation avec son jazz trash rock déjanté et un groupe toulousain dont j'ai entendu parler plusieurs fois (des .../...
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Soirée découverte, musiques nouvelles ce samedi là. Description alléchante de la cave à musique: on parle de Crimson, de jazz, d'Akosh et de Lo'jo qui traine. Affiche alléchante: Le Gus Weg Watergang de Marseille qui s'est fait sa petite réputation avec son jazz trash rock déjanté et un groupe toulousain dont j'ai entendu parler plusieurs fois (des amis, un article intriguant dans Nouvelle Vague et une surprise dans Libé!). Mes potes m'ont prevenu: ca va te faire tout drole, "le trip", des furieux ... !? Boah! J'en ai vu d'autres! Et puis moua, me surprendre! Et Voilà, ça commence. Bonne ambiance à la Cave, comme d'hab. Une bonne 150aine de personnes, tout ca pour découvrir. Et Boom! Ou plutot pas Boom tout d'un coup sur la tête mais plutot, "tout doux" ... "chutt" ... "venez partager" ... "musique hors du temps, tribale, qui monte" .... "et ca monte et ca s'arrete pas"...et Boom. C'est eux, dès qu'ils arrivent sur scène, on comprend qu'il va se passer quelquechose de pas normal. D'ailleurs le public se rapproche de suite. Un batteur hallucinant, un soufflant à la clarinette basse (brzzz, terrible!) au sax et aux flutiots, un bassiste taré du manche et du micro et une chanteuse qui fait plus que chanter. Les 4 se posent là. Simplement, naturellement. Ils ont l'air de s'amuser en faisant leurs rythmes de fous (si si) et leurs mélodies hallucinatoires. On se ballade du Maroc à la Roumanie, en passant par toutes sortes d'états singuliers (une technoisation du muezzin, des chansons Akoshtiques dans le texte, du yiddish gongesque (si si), ...). Bref un délire, pas prise de tête , juste délirant. C'est speed, poétique, tripant, hors du temps, ca s'apelle Monk o marok. Allez-les voir.Ensuite, viens le Gus Weg Watergang. Surprise, ils ne sont plus que 4. Je les avais connu à 6. Ca commence carton. Du jazz trash, j'adore. Des super compos et pleines de finesse. Ca passe un peu moins bien et quelques personnes s'en vont (c'est l'effet jazz). Et puis, faut dire que c'est rare d'en prendre une comme celle de la demi-heure d'avant. Peut-être un peu moins de présence sur scène. Mais bon, tout ca finit dans la joie. D'ailleurs eux aussi ont leur technoisation instrumentale du chant des sables. Pour finir, boeuf avec Monk 'O maroK . boeuf tribal et joyeux. Comme la soirée. Merci la musique. Réagir à cette critique |
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