Il incarne aujourd'hui la fusion entre la chanson française réaliste et le rock indépendant. Ses compositions ont un parfum de voyage : des guitares espagnoles, des pianos mélopés percutent des ska galopants, des chansons mexicaines,des tempos africains...
C’est parti pour une des grandes soirées à la grande Arche de la Défense.
On commence par Naturalibus. Duo Hélène Mittet et Guillaume Farley accompagnés pour l’occasion de plusieurs musiciens. Des chansons sur le couple en général mais qui ne décollent pas spécialement.
Deuxième à rentrer sur scène et pas le moindre : Mano Solo.
Le visage toujours un peu plus marqué mais la silhouette et la présence restent inaltérables.
Quel bonheur de réentendre cette voix éraillée et chargée d’émotion.
Mon premier concert de Mano avait été, à ma grande surprise, très enjoué et sautillant. Son public est venu pour cette énergie là alors que ce soir nous sommes cloués au sol par la sécu.
C’est vrai que Mano a choisi un programme qui respecte cette consigne mais nous voulons danser et nous balancer au rythme de l’accordéon. Il essaye de faire que tout ce passe bien avec de temps en temps « Sur celle là vous pouvez vous lever ».
Et puis Mano à Paris, est moins provocateur qu’en province ou il prêche pour sa paroisse. Il est chez lui et semble moins révolutionnaire. Bizarrement, ses chansons s’écoutent différemment dans la capitale. J’aime toujours autant mais en ayant l’impression que la hargne a laissé la place à la mélancolie.
Dernier à rentrer en piste : Bernard Lavilliers.
Accompagné de musiciens hors paires, de percussions impressionnantes et toujours ce même charisme. J’étais assez sceptique sur cette partie et même si le personnage ne m’attire pas vraiment, ses musiques métissées m’ont conquise.
Mano Solo - 18 mars 2008 - Espace julien marseille Mano Solo est arrivé sur scène vêtu de noir jusqu'au chapeau, quel personnage, quelle présence! Le dernier album, in the garden, m'avait un peu moins touché que les précédents mais ses textes .../...
Mano Solo est arrivé sur scène vêtu de noir jusqu'au chapeau, quel personnage, quelle présence! Le dernier album, in the garden, m'avait un peu moins touché que les précédents mais ses textes poétiques sont tellement bien interprétés que l'on se laisse emporter dans cet univers entre mélancolie et guinguette.
Notons que le personnage a su s'entourer d'excellents musiciens. Puis quel beau cadeau que d'avoir chanté seul avec guitare, lors du premier rappel, des chansons du premier album (le premier après celui des frères misères). Réagir à cette critique
Mano Solo + Tom (Festival Avec le Temps 2008) - 18 Mars 2008 - Espace Julien - Marseille
Ne soyons pas mauvaise langue et bassement subjectif, je ne peux me contenter d'une seule chanson -qui n'a pas submergé mon enthousiasme- pour écrire quoi que ce soit sur ToM, l'ouvreur de bal. Je .../...
Ne soyons pas mauvaise langue et bassement subjectif, je ne peux me contenter d’une seule chanson -qui n’a pas submergé mon enthousiasme- pour écrire quoi que ce soit sur ToM, l’ouvreur de bal. Je n’ai pu qu’apercevoir une silhouette marron au phrasé mélancolique, voire plombant, entourée de trois musiciens qui avaient peut-être l’air un peu moins plombés.
Entracte-suspense, Mano Solo se fait désirer, tandis que l’on se laisse doucement bercer par l’atmosphère chaude et capitonnée de la salle. Il apparaît, tout de noir vêtu et coiffé de son chapeau ombrageux, accompagné d’un accordéoniste, d’un claviériste et du guitariste de la Mano (Negra). Monsieur Mano (Solo) est de bonne humeur ce soir, il se délecte de parisianisme et l’atmosphère de ses chansons est plus à la mélancolie qu’à la sombritude. Nous voila conviés à une guinguette intimiste, face à cette grande ombre gesticulant comme un pantin tendrement désarticulé, entre son pied de micro et une chaise sur laquelle vient s’heureux poser, entre deux clameurs de voix couturée, sa fragilité.
Engoncés dans une arène fiévreuse aux visages hétéroclites, nous devons faire avec le voisinage bruyant aux remarques improbables (‘fais péter !’ - ‘rock’n roll !’) qui javellisent quelque peu l’horizon cosy. Un rappel fait revenir Mano Solo tout seul d’abord, voix et guitare aux accents bluesy, puis auréolé de ses musiciens qui colorent le spectacle d’une allégresse décalée et enthousiasmante.
Seul petit point d’orgue de cette jolie soirée, la musique FM au bar qui brise le huis clos rêveur et nous rejette abruptement dans une réalité déconcertante. Ça nous apprendra à boire, tiens.
>> Réponse (le 19/03/2008 par Anna) soyons bref / un retour sur les moins connu s'impose !
ToM : Je me baserai sur mes impressions et essaierai d'être .../...La suite
>> Réponse (le 25/03/2008 par caro) Mano Solo est arrivé sur scène vêtu de noir jusqu'au chapeau, quel personnage, quelle présence! Le dernier album, in the .../...La suite
Le Festival Artefact de Strasbourg a bien commencé ce vendredi : c'était complet.
A l'affiche la Rue Kétanou (que nous avons manquer malheureusement mais qui aparament on su mettre l'ambiance)
Sinclair qui nous a supris tant par sa complicité avec le public que par son originalité sur scène (il nous a tout de mm fait chanter une chanson le dos tourné vers les gradins)
Mano Solo (le gros titre de la soirée!) qui a vraiment assuré sur scène, il a su emporté tout le public c'était formidable ! Un artiste à part entière... MERCI
Les Fatals Picards sont un mélange des Wampas et de Marcel & son Orchestre, mêlent humour et dénonce sur des rythmes ska, c'était assez sympatique aussi.
Quand à Emir Kustirica il a aussi su entrainé le public strasbourgeois pour une super clôture de soirée... Bref un bon festival ! Réagir à cette critique
Mano Solo - 25 janvier 2005 - Docks du sud, Marseille
Je ne suis pas entièrement d'accord avec la critique de Pirlouiiiit sur le concert de Mano Solo au dock du sud. Outre le fait que le concert était excellent, je n'ai pas du tout interprété les .../...
Je ne suis pas entièrement d'accord avec la critique de Pirlouiiiit sur le concert de Mano Solo au dock du sud. Outre le fait que le concert était excellent, je n'ai pas du tout interprété les "deux couacs de la fin" comme des couacs. Mano (comme Noir désir jadis...) tient toute son essence d'une qualité : l'intégrité. Ses mots résonnent de sincérité, il existe brutalement et simplement. Mano a l'empreinte de paname, de ses scènes et de son public. Oui, le public marseillais est du genre bruyant, gueulard et mauvaise tête (et c'est un marseillais qui parle). Mais quand il aime, il aime. Dès que Mano a lancé les dernières notes de son final "shalalala" et s'est éclipsé de la scène; le public en voulait tellement, qu'on aurait poussé la chansonette une heure durant pour un rappel. Au bout d'un quart d'heure, Mano est réapparu déjà changé, prêt à partir. Le public contemplatif n'est pas marseillais, ou très peu.
Mano a critiqué les mouvements de foule, l'attitude générale, par opposition aux ambiances de paname plus posées et attentives (c.f live au tourtour). Je pense qu'il a mis du temps à saisir la sincérité du public marseillais qui dépasse largement la fierté d'être sudiste ou la vénération d'une équipe de foot. Mano : "Rien que pour vous emmerder je vais devenir supporter du psg !" public : "on s'en fout du foot !!!". On en veut, on a de l'humour (nombreux éclats de rire aussi bien sur la scène que dans la fosse) et surtout, on a l'excentricité d'aimer. Je ne me suis pas senti blessé par ses deux remarques, injustement baptisées "couacs". D'abord, concernant la personne qui filmait au premier rang, il a demandé grâce pour le morceau final (le rappel imprévu) et c'est tout à fait légitime de sa part.
On l'acclame, il revient, il veut être écouté en face et pas à travers un écran lcd. C'est un respect de base envers l'artiste qui nous offre un final hors programmation, parce que derrière l'attitude bordélique du public il a parfaitement senti sincérité et chaleur. Ensuite, pour ce qui est du "tapez pas dans les mains bandes de péquenots" ça s'inscrit dans la même veine, à la démesure d'un public entier, franc, aussi provocateur et vivant. Tu sais Mano ... nous on bronze pas au soleil : on brûle; nous on crie pas : on s'arrache la voix; nous on fait pas comme les parisiens : on les emmerde. Sa franchise était belle, les marseillais ne sont pas si cons au point d'être susceptibles. Hého, c'est sérieux, c'est de la vanne ? Voilà, vous êtes dans toute l'ambiguïté de cette soirée ... mais quand on peut se permettre de dire ça, en souriant à des gens qui vous sourient, alors... "vive la révolution !"