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|  | Mansfield Tya + Talitahaa - 18 Mai 2006 - Poste à Galène - Marseille  Les filles dans le vent, un événement annuel printanier organisé par l'UDCM, ces soirées itinérantes en Région PACA font découvrir les artistes féminines de la planète chanson-pop-rock-électro, l'une venant d'ici, l'autre d'ailleurs...
J'arrive malheureusement sur le dernier morceau de Talitahaa, groupe électro-pop, un morceau assez péchu avec .../...
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Les filles dans le vent, un événement annuel printanier organisé par l'UDCM, ces soirées itinérantes en Région PACA font découvrir les artistes féminines de la planète chanson-pop-rock-électro, l’une venant d’ici, l’autre d’ailleurs...

J'arrive malheureusement sur le dernier morceau de Talitahaa, groupe électro-pop, un morceau assez péchu avec de la guitare distordu dedans. A revoir donc.

Les deux filles de Mansfield Tya rentrent ensuite sur scène. Silhouettes fines, fugitives, timides mais dont la complicité est flagrante. Elle se partageront une foule d'instruments durant tout le set qui s'est révélé fascinant. Julia Lanoë (chant, guitare, claviers) et Carla Pallone (violon, accordéon, claviers) ont une intensité qui m'ont rappelé les Nosfell et les Cocorosie.

Leur musique mélancolique et intimiste vous noue la gorge. Que ce soit chantés en français ou en anglais, ces histoires d'amour, forcement tristes, sont soulignées par une orchestration poignante. Parfois un folk aérien à la guitare sèche/piano ou bien un noisy bruitiste très The Ex à l'accordéon/guitare électrique. dans tous els cas l'intensité est au rendez-vous.

Leur magnifique, et glauquissime ballade, Pour oublier, je dors est joué piano/violon et encore une fois le public est fasciné par cette voix qui murmure le (non) remord d'un assassin. Encore une fois, malgré leur timidité, l'intensité de ces deux filles, transfigurée par la beauté de leur musique rend leur univers envoûtant.

Site: mansfieldtya.free.fr
Photos Pirlouiiiit un peu decu par la taille des morceaux et la gene des deux chanteuses sur scene, mais qui continue a écouter le disque Réagir à cette critique |
|  | Mansfield. TYA (Les Volcaniques de Mars 2006) - 8 mars 2006 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand 
Un spectacle à voir absolument
En ouverture de la première soirée des Volcaniques de Mars 2006, Mansfield. TYA a sans doute donné le concert le plus réussi du festival, devant une assistance nombreuse venue principalement pour voir sur scène le rock ethno – assez vite fatiguant – de Lo'Jo et le rock festif affligeant de La .../...
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Un spectacle à voir absolument
En ouverture de la première soirée des Volcaniques de Mars 2006, Mansfield. TYA a sans doute donné le concert le plus réussi du festival, devant une assistance nombreuse venue principalement pour voir sur scène le rock ethno – assez vite fatiguant – de Lo’Jo et le rock festif affligeant de La Milca. On pensait que le public écouterait Julia Lanoë (chant, guitare, claviers, batterie sur un titre) et Carla Pallone (violon, pump organ, claviers) d’une oreille distraite en parlant fort, ce qui aurait été intolérable vu le caractère intimiste de nombre de leurs compositions, mais la majorité des gens ayant fait le déplacement sera conquise dès le premier morceau interprété par les jeunes nantaises. Attentifs pendant l’interprétation des morceaux de l’album June, les festivaliers feront un véritable triomphe au duo à la fin de chaque titre. Un véritable miracle, mesdames et messieurs ! On n’avait pas vu un public aussi respectueux depuis des lustres, ça fait chaud au coeur de ne pas être entouré par des veaux incultes et lourdingues, une fois n’est pas coutume !

Show case émouvant dans l’après midi...
Prévoyant le pire, on était allé assister au show case donné par Mansfield. TYA durant l’après midi dans la cadre du forum de la FNAC de Clermont-Fd, ce qui nous avait permis de constater une nouvelle fois (après Sédières, cet été) que les deux jeunes femmes donnent une incroyable force à leurs morceaux en concert. Malgré une timidité visiblement difficile à maîtriser et un public silencieux, Mansfield. TYA émeut aux larmes avec ses notes et ses mots. Les dernières réticences sont balayées par un torrent d’émotions contrastées…

Concert renversant le soir.
Inutile de dire qu’on prend bien soin d’arriver à l’heure le soir même, pour ne pas louper une miette du concert, qu’on espère plus long que le show case. Nos vœux seront exaucés car le festival Les Volcaniques de Mars laisse le temps aux artistes de s’exprimer : la durée des concerts est correcte même pour les premières parties et, chose rare, les rappels sont autorisés. Conditions idéales donc pour assister à concert mémorable… La voix mutine de Julia (on pense à Chan Marshall de Cat Power), sa guitare tranchante (là, ce sont les irrésistibles Shannon Wright et PJ Harvey qui viennent à l’esprit), le violon insoumis de Carla et les quelques notes égrenées par chacune d’elles sur un piano font le reste… Le public est sous le charme de l’univers de Mansfield. TYA, qui peut prendre des atours chanson folk – en français ou en anglais –, rock bruitiste dissonant ou punk rock tendu à l’extrême. Les arrangements sont aussi sobres qu’hallucinants de richesse ; c’est fou, tout ce qu’on peut faire avec si peu de moyens quand on a de bonnes idées ! La communion entre les deux musiciennes est impressionnante, ce qui contribue au succès du show : jamais éloignées de plus d’un mètre, les deux acolytes sont souvent si proches que l’une pourrait jouer sur l’instrument de l’autre. Les yeux mi-clos ou fermés, le bouche grande ouverte ou les mâchoires serrées, Julia et Carla vivent leur musique à fond. Et dégagent une ferveur vraiment rafraîchissante. Poignant, remuant, subversif, adolescent – en un mot, renversant –, le monde de Mansfield. TYA a fait tourner la tête une heure durant à un auditoire aux anges, malgré la mélancolie du propos. Un spectacle à voir absolument…

A lire également, les chroniques des concerts de Louis XIV, The Elektrocution, Alec Empire, The Briefs et Queen Adreena à l'occasion des Volcaniques de Mars 2006.
Sites Internet : http://mansfieldtya.free.fr/, www.inforockauvergne.com, www.lacoope.org.
Photo Jean-Pascal Blache
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|  | Rock & Roll + Mansfield. Tya + Syd Matters + Rhésus - 21 févirer 2006 - Glaz'Art, Paris  Avec un prix attirant, et une affiche aussi intéressante, la soirée CQFD Inrocks au Festival des Inaperçus était bien sur complete. Le terme Inrocks dans le titre d'une soirée parisienne est signe que l'on peut parfois trouver des bons groupes, mais qu'on est sur de trouver un public de merde. Effectivement ce fut le cas...
C'est le vainqueur .../...
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Avec un prix attirant, et une affiche aussi intéressante, la soirée CQFD Inrocks au Festival des Inaperçus était bien sur complete. Le terme Inrocks dans le titre d'une soirée parisienne est signe que l'on peut parfois trouver des bons groupes, mais qu'on est sur de trouver un public de merde. Effectivement ce fut le cas...
C'est le vainqueur de l'édition 2006 du tremplin CQFD organisé par les Inrocks qui ouvrait la soirée. Rock'n Roll joue comme son nom l'indique du rock'n roll. En vérité ils devraient plutot s'appeller rock'n poseur, tant ce groupe n'apporte aucune originalité aux Libertines & Co. On a l'impression de voir une copie falote de ce que doit être la branchitude. Et faut qu'ils arrêtent tous ses groupes avec leur mauvais textes chantés dans un mauvais anglais...
Heureusement les mauvaises choses ont toutes une fin et c'est le duo nantais Mansfield. Tya qui prit leur place. Changement radical d'ambiance avec ce groupe acoustique, rock et intimiste. Très touchant, notamment avec Pour oublier je dors, le groupe m'a beaucoup fait penser à l'excellent Laetitia Shériff.
Le suite fut un peu moins réjouissante avec l'ennuyeux Syd Matters. Si je trouve certaines de ses chansons très sympas, je sais pas pourquoi j'accroche pas. Peut-être parce que le chanteur a le charisme d'un poulpe.
La majorité du public s'évada après la fin de son set pour récupérer les derniers métros et c'est dans une assistance malheureusement clairsemée qu'apparurent les grenoblois de Rhésus. Dommage ce fut le meilleur set de la soirée Excellentes chansons et excellent concert, très rock. J'adore leur pop-rock lumineux. Ca valait le coup de prendre les bus de nuits.
Mauvais point : si le cadre est sympa, le son est vraiment trop fort Réagir à cette critique |
|  | Elysian Fields + Kelly De Martino + Mansfield. Tya + Grand National (Festival de Sédières 2005) - 25 juillet 2005 - Granges du Château de Sédières, Clergoux 
Il fallait bien un dimanche sans concerts pour se remettre des émotions ressenties lors des deux premières soirées du festival de Sédières avec Devendra Banhart, Mugison, Bang Gang, The National, The Wedding Present, Alamo Race Track et quelques autres... Après avoir goûté aux joies du farniente en Corrèze (un département riche en paysages .../...
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Il fallait bien un dimanche sans concerts pour se remettre des émotions ressenties lors des deux premières soirées du festival de Sédières avec Devendra Banhart, Mugison, Bang Gang, The National, The Wedding Present, Alamo Race Track et quelques autres… Après avoir goûté aux joies du farniente en Corrèze (un département riche en paysages magnifiques, lacs préservés et petits villages superbes), le retour vers le Château de Sédières s’effectue dans la joie et l’allégresse : on a rendez-vous avec Elysian Fields et Kelly De Martino !
Mansfield. Tya
C’est un duo venant tout droit de Loire-Atlantique qui est chargé de débuter cette soirée qui s’annonce sous les meilleurs augures. Mansfield. Tya est composé de deux jeunes femmes multi instrumentistes, la chanteuse principale (qui possède une belle voix à la Suzanne Vega quand elle chante en anglais) s’accompagne à la guitare (sèche ou électrique) et à l’orgue, son acolyte pouvant, quant à elle, se saisir tout aussi bien d’un violon (qu’elle utilise avec talent) que d’un piano, sans oublier d’assurer les choeurs. L’univers musical de Mansfied Tya est assez riche : on passe sans crier gare de la chanson/folk/pop au punk/rock/blues à la PJ Harvey, avant de s’arrêter quelques instants sur une ballade au piano. Les textes en français sont assez naïfs mais ce duo-là a sans aucun doute un bel avenir devant lui.
Kelly De Martino
Malgré quelques problèmes de son au début (dus à une arrivée tardive et donc à une balance vit expédiée avant de jouer), Kelly De Martino a pu dévoiler au public tous les charmes de sa musique, à la fois pop, folk, rock, country & western. Ce petit bout de femme possède une superbe voix qui évoque souvent celle de Hope Sandoval des regrettés Mazzy Star ; cela lui permet de survoler littéralement ses compositions alanguies, sans cesse traversées par une captivante mélancolie. La belle est, en plus, brillamment secondée par un groupe d’un grande finesse, on reconnaît en particulier le guitariste d’Holden et Silvain Vanot qui se fait fort de « salir » le son avec moult effets surprenants. A peine arrivée, et déjà partie : le concert de Miss De Martino est expédié en 45 petites minutes… Cela donne très envie d’avoir un second rendez-vous avec Kelly.

Elysian Fields
Pour l’avoir déjà vue lors d’un superbe concert avec Elysian Fields - en juin 2003 à la Coopérative de Mai - puis en novembre 2004 aux côtés de son ami Jean-Louis Murat, on savait que Jennifer Charles avait un potentiel de séduction hors du commun (en plus d’une voix à tomber raide dingue en quelques secondes). Après l’avoir aperçue dans l’après midi même près du plan d’eau de Sédières, en train de jouer… à la pétanque, on sait, désormais qu’elle est irrésistiblement sexy, en toutes occasions. Et oui, Jennifer est la seule femme qui, quand elle jette une boule de pétanque, a un geste de danseuse étoile pensionnaire de l’opéra de Paris !
Trêve de digressions sportives : le duo Elysian Fields (désormais couple uniquement à la scène) venait présenter en exclusivité quasi mondiale son nouvel opus à paraître en septembre 2005. Au court d’un show en duo d’une heure et quart, Jennifer Charles et Oren Bloedow ont permis au public de Sédières de découvrir sur scène des nouveaux morceaux aussi mélancoliques que langoureux, mais toujours d’une sobriété remarquable. A la fois rock, folk, jazz, blues et western, les inédits présentés dans un dépouillement quasi intégral (une voix + une guitare ou un piano) risquent de former un album saisissant. Si Jennifer et Oren semblent encore complices sur les planches, leur nouveau travail commun est fortement imprégné d’une tristesse sans doute inhérente aux épreuves traversées à deux. Quelques notes de guitares électriques ou de piano ajoutées au chant de Jennifer suffisent à créer des titres poignants et évocateurs. on remarque que le piano semble avoir une place plus prépondérante qu’auparavant… Autre nouveauté : Oren semble également avoir des velléités pour le chant, le magique duo Passing on the stairs lui a donné de (bonnes) idées. Quand ce titre est interprété, on le reçoit le corps frissonnant, comme happé par la beauté de ces deux voix en apesanteur. La fin de ce concert magistral est ponctuée par des salves d’applaudissements nourris (et mérités)… Faisant fi des aléas du bizness et de la vie, Elysian Fields est là pour encore longtemps.
Grand National
On ne souhaite vraiment pas la même chose à la bande de gommeux anglais qui composent le dramatique groupe Grand National. Non contents de mettre un temps fou à régler leur matériel (puis à jouer les stars qui montent sur scène quand ils le souhaitent), il a suffit de trois morceaux pour prouver l’incroyable vacuité de leurs fades compositions. Tout cela sonne mal, commercial et sans âme ; pour être franc, cela a autant de saveur qu’un plat mal cuisiné... et réchauffé de surcroît ! Pour couronner le tout, il faut supporter le cabotinage du chanteur tête à claques qui roule des mécaniques, fait semblant de boire du vin rouge à la bouteille (sans doute pour la crédibilité rock ‘n roll… ) et chante avec une voix sans intérêt.
C’est une occasion inespérée de rentrer se coucher à une heure correcte, en préservant ainsi nos forces pour le lendemain. Jean-Louis Murat est en effet attendu, peut-être avec Jennifer Charles ; cela risque d’être une autre histoire.
A lire également : les critiques des derniers albums d'Elysian Fields, ainsi que les chroniques sur les autres concerts de l'édition 2005 du festival de Sédières, sans oublier celles des années 2002 et 2004.
Sites Internet : www.sedieres.fr, www.elysianmusic.com, www.lfsm.net/8/kelly.htm, http://mansfieldtya.free.fr/index2.html. Réagir à cette critique |
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