J'arrive en retard car je ne devais pas assister à ce concert.
De plus j'étais resté sur un grand choc émotionnel à Vaison la Romaine pour le concert de
Noir Désir.
Je rate donc
Burning Spear mais pil poil pour
Manu Chao.
Sur la scène un tchacheur black joue les doublures de Manu et en mets plein la vue.
Ska punk à fond de cale, pas de temps mort entre les morceaux,chaleur étouffante c'est parti à 100 à l'heure...
Les morceaux sont assez méconnaissable et c'est pas plus mal.
Les 8 premiers titres font bloc et transportent la salle submergée par des effluves illégales...
La suite est plus nuancée, la tension baisse un peu et laisse place à un manu chao accoustique.
Puis on a droit encore à un torrent de décibels et là je note que le son et de plus en plus inaudible. Il me semble, c'est mon opinion que la sauce a du mal à reprendre avec un schéma sans surprise et je commence à me lasser quelque peu. Les seules paroles que j'arrive à distinguer c'est "merci marseille" une bonne vingtaine de fois.
Les derniers morceaux m'épuisent musicalement et même certains me déçoivent. Je reste un peu sur ma faim surtout que le début était vraiment puissant mais au fil du concert j'ai ressenti une longueur quelque peu frustrante. Cependant il faut avouer qu'il se donne à fond et que les musicos assurent vraiment. Cela mérite d'être signalé, car la tendance aujourd'hui est à l'économie...
Manu chao et une vrai bête de scène. Il n'a pas changé depuis que je l'avais vu avec la
mano en 1989 à l'espace Julien. La seule chose qui manquait un peu c'est une sorte d'intimité qui fait d'un concert qu'il est inoubliable. Seulement au lieu du Stade Vélodrome ce fut le Dôme. L'endroit joue forcement et le Dôme n'est pas connu pour être propice à la magie et à la communion.
(photos Hum !)