Alors d'abord dans le public, question people rock, il y avait Géant Vert, Ritier (frère jumeau d'Helno) et Bruno Roy (accordéoniste de Radio Bemba désormais dans El Gafla). Portes ouvertes à 20h25, début du concert à… 22h15 ! Entretemps, un soi-disant "sound system" — tu parles, mettre un CD de reggae ragga sur la console pendant une heure et demie, génial… Enfin, ensuite, on a eu droit à une heure cinquante de live (jusqu'à 00h10). Ça a commencé par un petit jingle Radio Bemba + une intro de samples (différents de 2001) avec Aldo la Classe en marin et casquette de capitaine qui présente en trois mots Radio Bemba. Son beau chapeau (pas un bonnet péruvien, un genre de truc tressé qui a la forme d'un verre pour boire mais à l'envers, celui qu'il arbore sur la couv' des Inrocks en 1998) vissé sur la tête, Chao arrive et l'enlève dix secondes après pour ne plus jamais le remettre de la soirée : ouf ! Attention : tous les morceaux joués en 2001 sont tous réarrangés. Par exemple, certains passages reggae deviennent rock ou inversement. Ou alors ils restent reggae mais avec d'autres arrangements. Il y avait le percu, le batteur, le bassiste (j'étais à gauche de la scène, pile poil un mètre en face de lui à hauteur d'homme, et à deux mètres de Manu Chao !), le clavier, le guitariste de la tournée 2001. Fermin Muguruza apparaissait de façon sporadique, pour quelques morceaux mais n'était finalement pas très présent par rapport à Manu Chao. Morceaux joués (dans le désordre) : Mr Bobby (1er morceau), El viento, Merry blues, Hamburger Fields, Sueno de solentiname, Casa Babylon, Welcome to Tijuana, Me Gustas Tu, La primavera, Mama Perfecta, Clandestino (assis sur son siège à la roots, en ouverture du second set), Desaparecido, Rumba de Barcelona, La despedida, Minha Galera, Mi vida (version technoïde lente), The monkey, etc, des titres de Negu Gorriak (Hitz Egin, Gora Herria) ou Fermin Muguruza Brigadistak Sound System (Pushka, le truc avec "combien de voitures de polices", etc). Il n'a PAS joué : Marijuana Boogie, Machine Gun, Promiscuity. Les morceaux les plus rock étaient encore plus radicaux qu'en 2001 et sonnaient comme du Negu Gorriak, sans doute à cause de l'absence des cuivres et de l'accordéon. A la fin, il a dit : "Pour ceux qui sont pas pressés, on revient dans un petit moment et on est là pendant un bout de temps". Il a dit à un autre moment : "Merci d'être venu chauffer la machine avec nous. La tournée commence le 18 mai". Peut-être ont-ils joué par la suite "king kong five", "mala vida" mais moi j'avais mon train à 0h45 gare du nord alors je suis parti. Chaude ambiance, bien bousculé de partout (surtout au début du concert) d'où j'étais. C'était rock'n'roll !