Saxophoniste jazz qui mélange à merveille le jazz, le funk et la musique africaine. La ‘World Music' naissait à l'aube des années 70. L'Afrique, sous la forme du makossa camerounais, pointait son nez dans la soul, héritière du jazz et du rythm'n blues.
Manu Dibango - 18 juin 2005 - Aubagne Pour les milles ans de la ville d'Aubagne les musiciens d'Aubagne, dont je fais partie, se sont rassemblés autour de Manu Dibango et de sa musique afin de fêter comme il se doit le millenaire de la ville. Je peux en témoigner, j'étais à côté de Manu car je suis saxophoniste également : à 70 ans il n'y a pas beaucoup de personnalités comme lui qui .../...
Pour les milles ans de la ville d'Aubagne les musiciens d'Aubagne, dont je fais partie, se sont rassemblés autour de Manu Dibango et de sa musique afin de fêter comme il se doit le millenaire de la ville. Je peux en témoigner, j'étais à côté de Manu car je suis saxophoniste également : à 70 ans il n'y a pas beaucoup de personnalités comme lui qui sont encore comme ça, IL EST EXCEPTIONNEL ! Et en plus il est super sympatique, je garderais ce souvenir toute ma vie je n'ai que 17 ans alors ne manquez sous aucun pretexte Manu. Parce que si vous aimez son style vous vous régalerez obligatoirement. Réagir à cette critique
Manu Dibango et Ray Lema - 27/07/2004 - Théâtre de verdure de Gémenos Cadre superbe pour ce festival dans le théâtre de verdure de Gémenos. Les gradins sont accrochés à la colline au milieu des cigales...
Le concert a commencé a la nuit tombée. Beaucoup de monde était venu voir le concert. Manu Dibango et Ray Lema nous ont offert un superbe spectacle en ayant su à merveille mélanger le jazz et la musique .../...
Cadre superbe pour ce festival dans le théâtre de verdure de Gémenos. Les gradins sont accrochés à la colline au milieu des cigales...
Le concert a commencé a la nuit tombée. Beaucoup de monde était venu voir le concert. Manu Dibango et Ray Lema nous ont offert un superbe spectacle en ayant su à merveille mélanger le jazz et la musique africaine. Manu Dibango est rentré sur scène en jouant du sax. Ray Lema était au piano. Pour les accompagner on trouve deux choristes, un batteur, un excellent bassiste et un guitariste virtuose du jeu en cocotte caractéristique de la musique créole. Je connaissais surtout Manu Dibango et connaissait déjà son jeu magnifique au sax mais j'ai pu apprécié le talent de Ray Lema. C'est un super pianiste et il a de plus une voix magnifique qui m'a beaucoup fait penser à Ismael Lo.
On retrouve dans leurs morceaux un thème très proche du jazz avec une impro beaucoup plus dansante proche de la musique africaine ou créole . Le public est resté assis mais était très enthousiaste pour finalement venir un peu plus tard danser dans la fosse. On rentre très vite dans la bonne humeur dégagé par la musique et les musiciens, Ray Lema et Manu Dibango étaient souvent en train de blaguer tour a tour en francais ou dans leur langue natale comme de vieux potes.
Au milieu du concert ils ont changé leurs positions, Manu Dibango au piano (très bon encore d'ailleurs) et Ray Lema au chant. J'ai beaucoup pensé alors aux chants africains popularisés par Paul Simon. bref j'ai passé un très bon moment
Après être restés devant les grilles d’un Zénith complet pendant une demi-heure, nous rentrons enfin pour assister à une réunion intitulée L’art et la culture contre Le Pen. 7000 personnes se sont déplacées et il paraît que 3000 personnes n’ont pu entrer. cette manifestation contre la Lepenisation de la société est donc un succès populaire !
Très bien organisée, cette réunion/concert a permis à de nombreux artistes et journalistes de délivrer un message clair : votons Chirac le 5 mai pour dire non à Le Pen et après, une fois le péril passé, chacun pourra exprimer ses réticences sur le président Chirac, sur Jospin, sur tout !
Costa Gavras et Patrice Chéreau ont démontré que les cinéastes sont toujours à la pointe de la contestation des totalitarismes de tous bords. Le discours de Marcel Bluwal, réalisateur, était, lui aussi, particulièrement offensif, convaincu et convaincant : il a connu la guerre de 39/45, le nazisme et n’a pas envie de voir l’histoire se répéter ! Laure Adler, même si elle a essuyé quelques sifflets pour son soutien à Jospin, a provoqué une salve d’applaudissements nourris en demandant si le grand Jacques tiendrait compte du peuple de gauche ayant voté pour lui dans sa future politique. Une bonne question en effet !
Pour éviter l’ennui et conserver un côté festif , après deux ou trois discours, des musiciens venaient chanter et apporter leur pierre à l’édifice anti Le Pen. A mon arrivée, c’est Kent qui ressort sa chanson anti Front National qui date de quinze ans mais qui n’a pas pris une ride, malheureusement ! J’aime un pays fait un effet assez considérable, on a la chair de poule en écoutant les paroles, criantes de vérité et de bon sens. La chanson a en plus un coté festif qui pousse à y croire et à relever la tête devant l’extrême menace. Merci Kent !
Un peu plus tard c’est Souad Massi qui, sur un ton plus grave, interprète sa chanson qui demande d’« arrêter de faire la guerre ». Il serait temps de comprendre que la haine, le racisme, l’extrémisme, la guerre n’ont pas lieu d’être. Pourquoi ne parlerions nous pas d’amour, de tendresse, de joie, d’amitié entre les peuples ?
C’est au tour de Pascal Obispo (oui, vous avez bien lu !) accompagné par Daran de nous chanter Violence zéro, une chanson de circonstance... Il va de soi que je ne suis pas le premier fan d’Obispo mais ça me fait plaisir qu’il soit là pour chanter ces paroles même si sa voix me dérange fortement. C’est le seul artiste de variété ayant un énorme succès qui se soit déplacé ce soir : il faut lui reconnaître ce mérite. Il aurait pu rester chez lui et composer une autre comédie musicale dégoulinante de guimauve. A la fin de la chanson, ils font reprendre au public le refrain qui fait : « Violence zéro » puis ça se termine en « Le Pen, zéro », « F.N., zéro ».
Manu Dibango vient souffler dans son saxophone magique un peu plus tard dans la soirée. Il ne dit pas grand chose mais les deux morceaux qu’il joue nous font bien comprendre où il veut en venir !
La Grande Sophie a, elle aussi, fait le déplacement et nous chante deux morceaux, toute seule à la guitare. Le premier a un refrain qui pose une question d’actualité : « lequel de nous tous n’est pas bizarre ? »La Grande Sophie conclut avec son tube Martin et remporte un succès mérité.
Des silhouettes un peu frêles s’avancent sur le devant de la scène, c’est Thomas Fersen et ses musiciens qui viennent nous chanter un chant de résistance en italien : Bella ciao. Tout le monde tape dans ses mains pour soutenir cette chanson galvanisatrice. Une ovation très longue vient ponctuer la fin du morceau, les musiciens restent immobiles, comme figés par la gravité de la situation. La sobriété exemplaire de l’interprétation a transmis le message aussi bien qu’un discours de 3 minutes...
Sally Nyolo et ses nombreux musiciens africains nous enchantent avec deux chansons colorées et dansantes. La diversité culturelle est une richesse incomparable qui doit perdurer, n'en déplaise à certains...
Le discours d’Emmanuelle Laborie, traduit par un interprète, était lui aussi primordial : sourde de naissance, elle rappelait comment les nazis avaient traité les juifs, les homosexuels, les handicapés, les tziganes pendant la deuxième guerre mondiale.
Vers la fin de la réunion, Elie Semoun fait rire les gens mais délivre un message tout aussi clair et précis. Enfin, Atmen Kelif nous dit qu’il est fier d’être français et qu’il faut se réapproprier le drapeau bleu blanc rouge et chanter La Marseillaise.
Cette soirée contre Le Pen a réussi à prouver une chose assez réconfortante : il n’y a pas que des gens haineux en France !