La chanteuse folk tisse un voile poétique autour d'interprétations ancestrales et ésotériques de la cosmogonie indienne qui l'ont bercé et intrigué depuis l'enfance. Chaque titre, souvent basé sur des développements incantatoires complexes, à la limite de la transe, invite l'auditeur à être l'acteur des histoires initiatiques de Mariee .
Emily Jane White + Mariee Sioux - 16 février 2009 - La Maroquinerie Paris
Jolis concerts à la Maroquinerie avec à l'affiche Mariee Sioux et Emily Jane White. La mise en bouche par Mariee Sioux est des plus agréables. Mêlant des influences qui vont de Nick Drake aux Fleet Foxes, la jolie brune se fend de douces ballades des plus efficaces. L'ambiance est à la mélancolie et la salle (comble ?) retient son souffle, .../... La suite
Jolis concerts à la Maroquinerie avec à l'affiche Mariee Sioux et Emily Jane White. La mise en bouche par Mariee Sioux est des plus agréables. Mêlant des influences qui vont de Nick Drake aux Fleet Foxes, la jolie brune se fend de douces ballades des plus efficaces. L'ambiance est à la mélancolie et la salle (comble ?) retient son souffle, assurément sous le charme.
L'arrivée d'Emily Jane White se fait tout en douceur, dans la continuité de la première partie. C'est la première fois que je vois la Maroquinerie aussi calme, attentive, concentrée, pour ne perdre aucune goutte des mélodies de l'américaine. Ses chansons conservent sur scène la grande beauté entendue son album, Dark Undercoat. La force d'Emily Jane White, c'est son naturel, égrenant ses perles, Dark Undercoat, Hole in the middle, à la façon d'un Neil Young assagi. Certains arrangements me font penser à Mazzy Star ou Cat Power, en conservant la force originale qui caractérise la californienne. Un moment de lumière au milieu de la grisaille de février.
Mariee Sioux - 7 février 2009 - Le poste à Galène - Marseille Amis de l'amateurisme, bonsoir.
Mariee Sioux, dont le dernier album est plutôt sympathique fait une tournée. Alors que sur le disque, le choix des instruments et les arrangements sont parfaits, elle a choisi de tourner en solo ou presque. Elle est accompagnée d'Ashley qu'elle ne connaît que depuis quatre mois. Ce n'est ce soir que leur .../... La suite
Amis de l'amateurisme, bonsoir.
Mariee Sioux, dont le dernier album est plutôt sympathique fait une tournée. Alors que sur le disque, le choix des instruments et les arrangements sont parfaits, elle a choisi de tourner en solo ou presque. Elle est accompagnée d'Ashley qu'elle ne connaît que depuis quatre mois. Ce n'est ce soir que leur deuxième concert. Ça se voit : sur un morceau, Ashley ne reconnaît même pas l'intro à la guitare et commence à jouer du xylophone. Elle a juste un morceau d'avance.
Débarrassons-nous tout de suite des imperfections vraiment criantes avec au moins deux vautrages de Mariee à la guitare dont un qui la fait arrêter le morceau et dire "je vois pas les cordes" alors qu'elle a toujours les yeux fermés de toute façon.
Dommage, c'était bien parti. Mariee est charmante avec ses tresses indiennes et son maquillage tribal. Elle joue un premier morceau tout neuf Old Magic qui nous fait apprécier sa douce voix et nous explique que ses amis vont arriver. En fait, j'avais mal compris, il n'y avait pas de s à friends. Après Twin Song, un ancien morceau sur lequel elle commet le fameux vautrage, j'attends impatiemment l'arrivée de la flûte et de la mandoline qui donnent tant de relief à ses compositions. C'est là qu'arrive Ashley qui vient s'asseoir derrière son xylophone. En fait, son instrument ne lui sert pas à grand chose. C'est surtout sa voix qui vaut le détour et explique sa présence. C'est vrai qu'elle fait très bien les chœurs et me fait presque apprécier Bravitzlana Rubakalva, le titre que j'aime le moins sur l'album. Les deux voix se marient très bien, Ashley chante peut-être même un peu trop bien et sa voix éclipse celle de Mariee.
Mais la courbe d'intensité de la prestation de ce soir est on ne peut plus plate. Le pic de la soirée est certainement le moment où les deux filles décident de se déchausser (et pourtant, je ne suis pas fétichiste des pieds) parce que les sièges sont inconfortables (sic).
Sinon, les morceaux s'enchaînent, Mariee nous dit des fois des trucs mais d'une voix trop timide pour que ce soit vraiment audible.
Après le très répétitif et difficilement supportable Flowers And Blood et l'insipide Friendboats, elles jouent coup sur coup Buried In Teeth, Wizard Flurry Home et Two Tongues. Mais les trois notes de xylophone distillées çà et là ne nous font pas oublier que Gentle Thunder, la flûtiste sur l'album et Gary Subonia, le papa de Mariee mandoliniste sont restés outre-Atlantique.
Après ça, Ashley ramasse ses chaussures et c'est reparti pour trois nouveaux morceaux solo de Mariee Sioux : Tale, Swimming Through Storm et Homes. Le public est enthousiaste, Mariee en est la deuxième surprise (le premier, c'est moi) et elle revient pour un rappel, Lovesong des Cure puis s'en va pour de bon, à peine plus d'une heure après son entrée sur scène, et sans avoir joué Wild Eyes, mon morceau préféré. C'est pas plus mal...
Sinon, le Poste a l'air d'avoir amélioré l'éclairage de la scène. Et moi, je trouve qu'on y est bien assis. C'est peut-être à cause de la bière y est toujours très bonne.
http://www.myspace.com/marieesioux
Plus de photos par Pirlouiiiit (qui lui a trouvé ce concert plus vivant sinon en tout cas émouvant que celui de Alena Diane), en cliquant ici
Mariee Sioux - Faces In The Rock par Mcyavell Cet album n'est pas exactement le premier de Mariee Sioux puisqu'il existe un album autoproduit "Pray Me A Shadow" et un CD 6 titres "A Bundled Bundle Of Bundles" pratiquement repris entièrement ici avec des orchestrations plus abouties. Cette amie d'enfance et choriste d'Alela .../... La suite
Cet album n'est pas exactement le premier de Mariee Sioux puisqu'il existe un album autoproduit "Pray Me A Shadow" et un CD 6 titres "A Bundled Bundle Of Bundles" pratiquement repris entièrement ici avec des orchestrations plus abouties. Cette amie d'enfance et choriste d'Alela Diane sur sa dernière tournée cultive les ressemblances avec son aînée de deux ans : elle aussi est une auteur compositrice guitariste originaire de Nevada City et très attachée à ses racines ; elle aussi se fait accompagner par son papa (mandoline).
Les morceaux sont limpides. On remarque sa douce voix et le mariage parfait entre son chant et la flute de Gentle Thunder (également coproductrice de l'album) dès le premier titre Wizard Flurry Home.
On peut reprocher le format de certains titres (morceaux de 8 minutes un peu trop répétitifs parfois). En revanche, le morceau le plus long Wild Eyes est une vraie réussite avec deux dernières minutes (guitare, mandoline, flute & voix) qu'on voudrait ne voir jamais s'arrêter. Le prochain album de Mariee et sa prestation sur scène en ce début d'année en France devraient confirmer ce talent naissant.