Quand un groupe nous a bluffé avec un premier album qu'on a écouté en boucle, on attend le deuxième opus avec autant d'impatience que d'inquiétude. Les nouveaux morceaux prennent souvent un tournant trop commercial ou au contraire leur écoute déçoit l'auditeur qui s'est perdu en .../...

Quand un groupe nous a bluffé avec un premier album qu'on a écouté en boucle, on attend le deuxième opus avec autant d'impatience que d'inquiétude. Les nouveaux morceaux prennent souvent un tournant trop commercial ou au contraire leur écoute déçoit l'auditeur qui s'est perdu en entendant des plans qui se veulent trop cérébraux. Avec
Marvin, il n'en est rien. Les trois compères reviennent avec une formule qui marche plutôt bien : une guitare électrique, des claviers oscillant vers des ambiances étranges et une batterie aux accents stoner qui donne une couleur pêchue aux compos math-rock avec un groove évoluant jusqu'à plus soif ! La petite nouveauté sur ce dix titres, c'est la présence du chant. Certains s'offusqueront d'une utilisation trop intensive du vocoder sur
Hangover the top. Il faut plus tôt y voir un moyen de communiquer une énergie permettant à
Marvin de se démarquer des autres groupes de noïse. En effet, la basse est ici remplacée par des claviers qui boostent les morceaux et donnent du relief aux plans d'une six cordes survoltée. Le petit bémol du cd, c'est sans doute la reprise de
Here come the warm jet de
Brian Eno. On regrette que le trio ne se soit pas plus réapproprié cet excellent titre, surtout quand on sait que Marvin est capable de redonner une seconde vie à certains morceaux comme ce fut le cas avec
Immigrant Song de
Led Zeppelin. Cependant, l'album reste très convaincant et on ne manquera pas de louer le travail de
Miguel Constantino qui apparaît en guest sur « AU 12 » mais qui a surtout réalisé un enregistrement et un mastering de qualité.
06/04/2010