Matt Elliott - Barth - 2 Février 2007 - Espace Doun - Rognes (13) Vendredi 2 Février 2007, nous voilà repartis avec nos billets en poche et une accompagnatrice de luxe (@ny) pour faire à nouveau le trajet Avignon - Rognes à la tombée de la nuit. Direction l'Espace Doun, une fois de plus. La fleur au fusil (ou plutôt à l'oreille), assurés de passer une soirée agréable parce que (il est sans doute nécessaire de le .../...
Vendredi 2 Février 2007, nous voilà repartis avec nos billets en poche et une accompagnatrice de luxe (@ny) pour faire à nouveau le trajet Avignon - Rognes à la tombée de la nuit. Direction l'Espace Doun, une fois de plus. La fleur au fusil (ou plutôt à l'oreille), assurés de passer une soirée agréable parce que (il est sans doute nécessaire de le rappeler pour les non habitués à l'Espace Doun) la salle où nous allons ce soir est MAGIQUE (le lieu est beau et bien sonorisé, et l'équipe de l'espace Doun est impeccable) !
Arrivés à Rognes après quelques détours par les petites routes du nord bouches du Rhône, nous commençons, comme à l'habitude, par les très bons sandwiches à l'huile d'olive des dounniens (certainement basés sur l'excellente recette du pain à l'huile de monsieur Zeitoun)... Après une pause clope à l'extérieur (l'Espace Doun était en avance sur la fameuse loi dite du "tu fumes, t'es un méchant"), la soirée commence par le concert de Matt Elliott (ex Third Eye Fondation), seul à la guitare folk + guitare électrique + flute + sampler dont il use et abuse (le sampler). Les textes ont beau être beaux, Matt Elliot a beau avoir un certain charisme et une voix troublante, la magie a du mal à prendre.
Le "schéma" de ses chansons jouées ce soir-là est perpétuellement le même : départ calme en arpèges à la gratte élecro-acoustique, sample de cette guitare, et ajout de samples électriques, acoustiques bruististes, de flute, etc. jusqu'à la rage, jusqu'à la limite de l'audible... dommage... d'autant plus dommage que même si je n'entre pas totalement dans le trip, j'ai le sentiment qu'il est de plus en plus à l'aise au cours de son set… la dernière de ses chansons étant sans aucun doute celle que j'ai préférée (comme si tout le show était callé sur le même schéma que chacune des chansons, montant en puissance, mais trop lentement)
Après une courte pause, arrivent Barth et ses deux compères du soir : Axel (de Axel & the Farmers), le complice de Barth sur "Under the Trampoline" et Fabien Leroy (complice également des deux susnommé pour la partie visuelle – Fabien Leroy étant le réalisateur des très bons clips de Barth et Axel & the Farmers).
C'était pour eux que j'étais venu, trop content de voir interprétées en concert les chansons qui ont accompagné une partie de mes vacances ensoleillées de l'été dernier. La majorité de l'assistance qui était assise (comme Matt Elliott) pendant la première partie de la soirée se rapproche de l'avant de la salle, debout cette fois ! Envie de pop fraîche et de rythme sans doute…
Malheureusement, les trois gars n'ont pas l'air très heureux d'être là (surtout Barth et Axel d'ailleurs)… ou alors ils se la jouent rock'n-roll attitude (un peu trop à mon goût, et apparemment au goût des autres dans la salle). Le son manque de pêche (la formation restreinte de Barth ne comporte ni basse ni batterie, ce qui finit par rendre la prestation un peu terne).
Heureusement, les vidéo-samples faits en direct par Fabien, à défaut de captiver l'oreille ou de nous faire bouger les fesses, nous ont amusé et enchanté les yeux (Fabien est un DJ visuel et ils joue du logiciel vidéo comme d'une platine vinyle qu'on scratche, en accord parfait avec les chansons de Barth).
Heureusement aussi, Barth et Axel (qui sont d'excellent musiciens) arrivent sur quelques titres (entre deux privates jokes quasi inaudibles dans la salle) à faire un monter la température, sauvés par leurs implacables et impeccables mélodies parigo-liverpuldiennes (rrraaahhhh dommage que tout ça ait manqué de partie rythmique).
En résumé, la performance de Barth ce vendredi n'était pas exceptionnelle, mais pas mauvaise non plus. Et ce concert ne m'empêchera pas d'avoir envie de mettre son album quand un rayon de soleil apparaîtra (en particulier si je suis en "voiture avec ma mère" !), ni de guetter la sortie de son prochain album (à l'automne, si je me souviens bien).
Heureusement enfin, les trois ex-normands ont cédé à l'habituel rituel (pour l'Espace Doun) de la bière au bar avec le public après le concert, et les quelques mots échangés avec eux me font penser qu'ils n'étaient pas si malheureux d'être là et que leur apparence froide sur scène est une façon d'être moins dédaigneuse qu'il n'y paraissait pendant le concert.
Une soirée donc moins réussie que les précédentes à Doun (mais il était difficile pour l'association B.à.O. de maintenir le niveau étant donné les excellents concerts précédents).
A noter qu'il s'agissait d'une soirée "anniversaire du label Ici d'Ailleurs", dont la présence était plus que discrète.
Matt Elliott - Barth - 2 février 2007 - Espace Doun - Rognes (13) Le label Nancéen "Ici et ailleurs" fête ses 10 ans à L'Espace Doun de Rognes (et ailleurs en France certainement). Et les gars n'ont pas d'autres idées pour illustrer leur "Ici et ailleurs" que de coller sur une même affiche la thèse et l'antithèse.. Alors, forcément, les avis sont partagés, hein, mon avis, t'en as pensé du bien, hein, mon avis, tu .../...
Le label Nancéen "Ici et ailleurs" fête ses 10 ans à L'Espace Doun de Rognes (et ailleurs en France certainement). Et les gars n'ont pas d'autres idées pour illustrer leur "Ici et ailleurs" que de coller sur une même affiche la thèse et l'antithèse.. Alors, forcément, les avis sont partagés, hein, mon avis, t'en as pensé du bien, hein, mon avis, tu t'es fait chier
ça commence pour moi comme dans un film. Je file ma caisse à un couple d'amis au RMI avec 3 gosses qu'en ont besoin pour gagner un peu de thune au black... J'"emprunte" une autre caisse un peu en filou, j'enfile mes gants en cuir et dans ma petite caisse, je me prends pour Steve McQueen dans Bullit. Parti à 20h45 de Marseille, arrivé à Rognes à 21h15. Concert démarre 5 minutes après. Juste le temps d'enlever mes gants...
Bonjour Arthur et ses minimoys, c'est concertandco, je viens parce que les autres garnements marseillais préfèrent aller se trémousser sur du punk ou Laurent Garnier à l'affiche du cabaret aléatoire.
L'espace est assez garni pour une affiche un peu pas beaucoup pas du tout connu. Y a même un gars qui freine sa caisse devant l'entrée, baisse sa vitre et demande ce qu'il y a ce soir... "Folk" on lui répond, un verre de pif à la main. ça pas l'air de lui plaire au fan de johnny qui connait même pas la plus grande chronique de l'idôle du pays réalisé par Lester Bang junior voici deux semaines... Il démarre sur les chapeaux de roue... Putain, Rognes, ça change...
Dans la salle, comme d'hab, y a les étudiants propres sur eux, les parents sans enfants et même des grands parents... S'il y en a qui rêve d'ouverture culturelle intergénérationnelle, c'est là que ça se passe.
Allez, trève de plaisanterie, ça démarre avec un gars qui s'installe sur une chaise avec sa gratte. Basket, pantalon baggy, tee shirt, cheveux blond rasé ras, c'est Matt Elliott, ex third eye fondation qui s'y colle en premier alors qu'il était annoncé comme tête d'affiche. Mais y a Barth qui était parti faire le singe à Marseille au Lollipop, alors le gars y va en premier...
Bon, tout de suite, dans la pose, il me fait penser à Fink, vu au dernier Marsatac. Un DJ qui est revenu de ses platines pour sa vieille gratte, un mec qui en a marre de faire trémousser tout le monde, il a le Bluuuuues et y a qu'à la guitare que ça sort.
Guitare folk, accord en la et mi mineur, boucle samplé, une voix par dessus, voix samplée, il chope sa gratte électrique, s'aligne des riffs, re sample, il sort une flûte, un clavier à soufflet et hop. Au premier morceau, on est stochépar sa maitrise.
Au second, on le suit, au troisième, heureusement, il change de formule, démarre avec Nick Drake pour finir comme My Bloody Valentine, mur de son mixé en live avec tous ses putters alignés devant lui. Ouf, on avait peur à la formule flunch, buffet à volonté mais toujours les mêmes ingrédients. Non, le Matt a vraiment le blues, je dirais même carrément la déprime, les boules et ça s'entend.
Son concert monte progressivement en intensité, il double ou triple sa voix avec un octave différent à chaque fois, il triture sa guitare classique avec un finger picking de première main qui, dès fois, prend des allures rythmiques de... Brassens... Exactement !!!
Au fil des morceau, l'ambiance devient claustro, d'autant qu'il met de la reverb et que ça devient franchement gothique comme folk. O là, j'aimerais pas être dans sa tronche pour sortir des morceaux aussi douloureux...
Merde, c'est ça qu'on éprouve dans la cabine de DJ, pendant que les cakes s'épuisent à draguer les gonzesses qui puent sous les bras à force de lever les mains... (ouais, je sais, c'est pas trop distingué, mais... j'ai vérifié...)
Finalement, il s'arrête au bout d'une heure et on est presque content tant ça devient douloureux pour nous aussi. Son premier disque s'appelait Drinking Songs, le second Falling songs... De quoi finalement se remonter le moral en se disant qu'on va toujours moins mal que lui...
Heureusement, il revient pas faire un rappel. Mais dans pas longtemps, on va le regretter. Car le second groupe, c'est son antithèse parfaite.
Soit Barth, qu'on nous vend, sur le flyer de l'entrée, comme un "fan de pop anglaise dont le dernier album, Under the trampoline, est une démonstration éclatante (!) de classe (!!!), de nonchalance (ah ouais, ça d'accord), de précision (hum) de vivacité (ouais,le mec qui écrit nonchalance et vivacité dans la même phrase, il devrait acheter un dico) "des gemmes pop aux contours Dub" (exact pour une fois) et attention, le meilleur pour la fin : "une voix qui est la sienne sur des textes qui sont les siens"...Je tiens le flyer pour ceux qui n'y croit pas... Si si, on peut écrire autant de conneries en trois lignes
Bon, voilà, tout est résumé. Barth se présente avec deux copains nonchalants : un regarde son portable mac pour passer des petits films (très marrants pour le coup), l'autre risque pas de suer sous les bras en jouant de son clavier. Nonchalance on vous dit.
Et le Barth en question, il a sa guitare, une veste kaki boutonné jusqu'au cou et une coupe de cheveux très étudié (mèches qui cachent ses oreilles, court sur le front...) Mais attends, je l'ai déjà vu y a 10 ans... Liam Gallagher, Oasis...C'est ça, le Barth
Côté musique, ritournelles dub heureusement courtes, le plus souvent sauvé par une boite à rythme de ma grand mère quand elle allait à l'Hacienda de Manchester dans les années 80...
Et en plus, il parle Français comme vous et moi et même pas sympa avec les gens qui l'accueillent (alors que c'est de notorité mondiale qu'à Rognes, on s'en fout plein la lampe au catering, c'est le boulanger d'â coté qui régale... Quand il ira au Poste à Galène, il aura droit aux pizzas, il verra la différence ce connard...) Il balance au bout du 3e morceaux "j'ai pas l'habitude de boire de la bière dans un verre en plastique, on dirait de l'urine".
Je dirais presqu'au final que c'était peut être le meilleur moment, tant on s'est fait chier durant les morceaux nonchalant en conserve. Un sous Beck et un vrai prétentieux
Oh, puis tiens, on n'a qu'à mater les deux pouffs dans la salle, la blonde et la brune qui se la joue London avec leur coupe à la Chris Waddle et leur décolleté Cool, pas la peine d'aller ce we au salon de l'érotisme, elles sont là... Elles ont l'air fan, elles... Bizarre...
Faudra attendre le dernier morceau pour comprendre... C'est des copines de Barth ! Y en a même une qui monte sur scène pour pousser la chansonnette à la fin...Attention l'émeute... A peine la dernière note jouée, que tout le monde se barre en courant.
Ici et ailleurs, c'est vraiment un bon titre pour cette soirée... Allez Arthur, rassemble des chevaliers de la table ronde et pond nous quelque chose de bien le mois prochain pour te rattraper... Réagir à cette critique
>> Réponse (le 12/02/2007 par Guillaume L) espace Doun, Rognes - 02 février 2007 Cher Stéphane Sarpaux,
visiblement tu n’as pas apprécié le concert ; cependant rien ne t’obligeait à être insultant .../...La suite
>> Réponse (le 13/02/2007 par stéphane) Yeah, Guillaume Tell, pointe ta sarbacane sur ma pomme, ça fait toujours du bien de se prendre pour Robin des bois... .../...La suite