Après avoir pris notre carte d'adhèrent qui a la forme d'une magnifique étiquette Soldes et après s'être acquitté du tarif "royal" 14 euros, "normal" 9 euros ou "fauché" 4 euros (à décider en son âme et conscience sans demande de justificatifs), nous voilà assis dans la petite salle de l'Epicerie (ou il vaut mieux avoir réservé si on vuet être sûr .../...
Après avoir pris notre carte d’adhèrent qui a la forme d’une magnifique étiquette
Soldes et après s’être acquitté du tarif « royal » 14 euros, « normal » 9 euros ou « fauché » 4 euros (à décider en son âme et conscience sans demande de justificatifs), nous voilà assis dans la petite salle de l’Epicerie (ou il vaut mieux avoir réservé si on vuet être sûr de pouvoir entrer) ; quelques rangées de chaises et au fond une scène a peine plus grande que celle de l’Exodus.
Je ne sais pas si c’est le lieu ou le style mais le public me parait un peu plus âgés que dans les autres lieux de musique environnants. A peine plus tard que l’heure annoncée le concert commence. Les 4 musiciens s’installent c'est-à-dire au centre
Jeanne Added derrière son violoncelle, au fond
Gildas Etevenard que je ne verrai pratiquement plus du concert (caché par
Jeanne).
A gauche et à la guitare
Thibault Frisoni (déjà croisé à de multiples reprises sur scène, que ce soit en compagnie de
Oshen il y a un moment, ou surtout de
David Lafore dont il fait partie du
Cinq Têtes) et à droite
Julien Tamisier coincé entre ses claviers et son piano.
J’ai eu la surprise de découvrir qu’il y avait une fille dans le groupe, car sur la photo que j’avais vu il n’y avait que les 3 garçons. Au début du concert j’ai eu un petit peu peur car c’est parti très jazz (que je qualifierai d’) expérimental (mais vu mon manque de culture dans ce style …).
Au début pour être vraiment honnête je me suis inquiété … pas spécialement fan de jazz (mes premières vraies expériences sur scène sont assez
récentes) je me suis demandé si j’allais resté attentif. En effet lorsque plusieurs musiciens jouent des trucs sans donner l’impression de se soucier de ce que joue l’autre … j’ai du mal. Je caricature un peu, mais c’est un peu ça que je ressens parfois avec le jazz.
Et puis dès que j’ai vu les lèvres de
Jeanne s’approcher du micro jet que j’ai compris qu’il ne servirait pas uniquement a parler entre les morceaux j’ai été rassuré (c’est toujours plus facile avec des paroles). Tout de suite après j’ai été doublement surpris puisque à défaut de paroles j’ai eu le droit à des vocalises qui parfois donnait l’impression de ne (volontairement) pas coller a la musique ; en d’autres termes elle était en train d’utiliser sa voix comme son instruments. Intéressant.
Et puis le véritable déclic s’est produit au 2eme ou 3eme morceau ; un morceau qui s’est rapidement emballé, ou la batterie est devenue presque métal et ou le « chant » après être passé par une phase de petits bruits et couinements retenus (ou comme quelqu’un qui parle dans sa barbe de façon irrégulière) c’est transformé en véritable cri … superbe. J’ai pensé à
Nnecra Packe, j’ai pensé à
Shirka deux groupes (ou ex groupes) marseillais de « post rock »
A partir de la je me suis vraiment régalé … Que ce soit les yeux fermés, bercé par les moments les plus calmes, ou ouvert, à les regarder s’exciter sur leurs instruments je me suis extasié à l’écoute du jeu de chacun et de l’ensemble finalement très harmonieux. Ce son de clavier si particulier, cette guitare toute en finesse, cette batterie entraînante, ce violoncelle magique et cette voix tour à tour torturée ou claire.
Ce groupe fait donc une musique expérimentale entre jazz et musique improvisée avec une touche de (post-)rock aux accents métal tout à fait séduisante qui plaira certainement autant aux fans de rock (expérimental) pour l’énergie qu’ils y mettent mais surtout qui s’en dégage, et qu’aux fans de jazz et autres musiques improvisées qu’on voit rarement en dehors des lieux étiquetés jazz ou musiques improvisées (je parle par exemple du GRIM).
Une vraie belle découverte pour moi. Ce qui fait que, un peu avant (ce que je pense être) la fin, c’est à contre cœur que j’ai quitté la salle pour me rendre au
Balthazar ou dans le cadre du Tremplin
Emergenza j’avais hâte d’aller découvrir
Soleil Noir. Mais en rentrant chez moi je me suis jeté sur le
disque et ai pu me rendre compte que tout était déjà dedans et que je n’avais juste pas pris le temps de l’écouter …
Site de l'
Epicerie :
http://www.epicerie-marseille.org/Réagir à cette critique