Lorsque je suis tombé sur ce disque (à l'occasion de sa présélection pour le printemps de bourges) il y a plusieurs mois je ne savais pas trop quoi en penser. Surpris et peut être un peu choqué par le côté exagéré voire grossier, je l'avais finalement laissé se perdre au fond .../...

Lorsque je suis tombé sur ce disque (à l’occasion de sa
présélection pour le printemps de bourges) il y a plusieurs mois je ne savais pas trop quoi en penser. Surpris et peut être un peu choqué par le côté exagéré voire grossier, je l’avais finalement laissé se perdre au fond d’un pile de disques « à chroniquer ». Maintenant que je l’ai vu
sur scène, ou il m’a fait penser a un mix entre un
Renaud qui ferait des blagues et
Petit Vodo pour le cote one-man-band, le son de la guitare et l’harmonica, je re écoute ce disque avec une toute autre oreille. A l’image du premier morceau
Rico mi chante mi narre on se demande parfois si on est en train d’écouter une chanson ou un sketch. Mais finalement ca passe plutôt bien. Il parle / chante beaucoup à propos du sexe opposé ; souvent cru parfois un peu grossier, il ose dire ce qu’il pense. Du coup parfois ca sonne comme un
Bashung limite porno (
La dignité des femmes) comme du
Noir Désir coquin (
La Queue) ou comme du
Chinaski (
Les femmes des autres) … Au bout du compte un disque assez déroutant (comme ses concerts), mais qui reflète finalement bien son auteur : habité, décomplexé, rock, blues, acteur et sincère.
2006 (
http://www.melchiorliboa.com - http://www.label-durance.com/)