A l'écart des parcours fléchés "fille-qui-chante-de-la-chanson-française", MeLL trace un chemin original et personnel, défrichant avec une assurance tranquille une voie nouvelle entre rock'n'roll déluré, jazz chancelant et manouche de terrain vague, sur des textes qui oscillent entre gravité et dérision.
MeLL + Hey Hey My My + Dondolo (soiree Indetendances) - 05 octobre 2007 - Cabaret Aleatoire, Friche Belle de Mai - Marseille
Joli plateau que nous propose ce soir la Fnac dans le cadre de son opération "Indétendances" qui met en valeur chaque moi une dizaine de groupes plus ou moins inconnus sous la forme d'une compilation (qu'ils devraient à mon avis offrir – plutôt que vendre – pour tout achat d'une des artistes de la compile comme c'est fait dans de nombreux pays). .../...
Joli plateau que nous propose ce soir la Fnac dans le cadre de son opération « Indétendances » qui met en valeur chaque moi une dizaine de groupes plus ou moins inconnus sous la forme d'une compilation (qu'ils devraient à mon avis offrir – plutôt que vendre – pour tout achat d'une des artistes de la compile comme c'est fait dans de nombreux pays). Au programme ce soir au Cabaret Aléatoire MeLL pour qui je suis là (j'ai adoré ses deux disques Voiture à pédales et C'est quand qu'on rigole) ; Hey Hey My My groupe que j'aurais vite qualifié de « pop molle » après l'écoute des titres sur leur myspace mais que Pierre et Jean Phi ont l'air de bien aimé, et pour finir Dondolo dont les morceaux (sur leur myspace toujours) ont éveillé ma curiosité.
J'arrive à l'heure prévu de passage du premier groupe (21h30) m'étant fait jeté du concert de Zazie (vous pouvez rentrez mais contrairement aux autres – les vrais journalistes ? – vous ne pouvez pas rentrer avec votre appareil photo …. Ah ben comment je fais je le cache sous la selle de mon vélo). Il n'y a pour le moment pas grand monde, les gens traînent à l'extérieur de la salle et la soirée prend déjà du retard … ce qui n'arrange pas mon humeur (avec tous ces aller et venu je n'ai pas pu dîner).
Un peu avant 22h, MeLL fait son apparition sur scène en appelant la public qui est dehors à coup de riffs de guitare. Elle est rejoint par tout son groupe (les même que sur le disque j'imagine) à savoir un batteur, un contrebassistes et deux cuivres : un trompettiste et un saxopho/trombo-niste.
Son set sera à l'image de ses disques. Poétique, charmeur, rentre dedans, sympathique, rock, tendre, … Elle a un très bon contact avec le public qui ne parait pas surjoué.
Les musiciens qui l'accompagnent sont très bons. Les deux cuivres apportent un vrai plus au son et sont en plus très visuels à se tordre en arrière … le contrebassiste et le batteur sont plus discrets mais tout aussi efficaces. Elle alterne entre grosse guitare (avec laquelle elle fait la guitar hero – version un peu pitre quand même) et plus petite.
Elle alternera morceaux bien rock (limite punk), morceaux acoustiques (juste accompagné par la contrebasse), ska festifs, … avec toujours des paroles très imagées pleines de jeux de mots, ou de situations cocasses. On aura le droit aussi à son morceau en anglais.
Le set durera assez longtemps (le temps de nous jouer quasiment tout C'est quand qu'on rigole et même un peu plus, et d'un petit rappel mérité, mais qui m'a fait quand même jeter un coup d'œil à ma montre.
En effet, et surtout à cause du changement de set assez long (pendant lequel DJ Zoom nous passera ses sélections), Hey HeyM y My n'a attaqué qu'à 23h20\.
Comme je le disais plus haut j'avais peur que ce soit un peu trop mou, et juste après l'énergie de MeLL j'avais peur que ça en prenne pas. Mais finalement il s'était écoulé tellement de temps que c'est comme si on assistait à un autre concert ailleurs. Sur scène ils sont 4 : deux aux guitares (dont le chanteur), un à la basse et un à la batterie.
Mes craintes se sont finalement rapidement envolées car le groupe était très tonique sur scène, et plutôt amusant entre mes morceaux (très nature lui aussi). Hey HeyM y My, surtout à cause de son chanteur m'a beaucoup fait penser à Kevin Rowland & the Dexy Midnight Runners avec cette façon de partir dans les aigus sur des rythmes pop plutôt entraînants. J'ai aussi (comme beaucoup autour de moi) penser à Neil Young à plusieurs reprises.
Pop et folk donc, en anglais bien sûr, qui pourrait aussi bien s'écouter assis mais que j'ai pris plaisir à écouter debout. Par contre pendant le nouveau changement de set j'irai m'asseoir commençant à fatiguer.
Mais j'étais curieux de découvrir ce groupe marseillais dont je n'avais jusqu'à) ce soir jamais entendu parler. J'userai de tout mon charme pour faire patienter mes chauffeurs ne tenant pas à renter à pied quand même …
Lorsque Dondolo attaque je retrouve ce son bizarre qui m'avait frapper sur leur myspace. Un gros mélange plein de trucs très variés, mais tous dansants. Sur scène ils sont 5 : batteur, machiniste, guitaristes et bassiste. La première comparaison qui m'est venu en les voyant a bien sûr été Katerine (tiens ce qui me fait penser que à un moment en écoutant MeLL raconter ses blagues, j'ai pensé à Coluche). Le chanteur a une petite ressemblance physique (minime) mais surtout comportementale.
Genre désinvolte, au look pas spécialement rock n' roll, et aux textes plutôt délirants. Musicalement le début était beaucoup plus rock que Katerine puisque je me souviens avoir même penser à feu-Virago. Plus tard sur My fluffy angel je penserai aux Pixies. Au milieu il y aura un morceau instrumental …
On ne restera pas tellement plus que 4-5 morceaux mais je suis bien décidé à retourner les voir lors de leur passage prochain (décembre) au Poste à Galène, car voilà un groupe qui a de la personnalité et qui ne ressemble pas à grand-chose (ou alors a trop de choses à la fois)
Au final un très belle soirée découverte à laquelle on ne peut que regretter le manque de public … et le retard sur la planning. En effet ça ne me dérangerait pas plus que ça que le concert commence tard, mais qu'on nous annonce le bon horaire et qu'on le respecte ! En effet beaucoup de gens qui se pressent pour en pas rater le début finissent par se lasser en attendant et ne sont ensuite plus du tout ni réceptifs ni patient. Mais bon malheureusement à Marseille, en dehors des salles qui ont des problèmes avec le voisinage (comme l'Espace Julien, et le Moulin) … c'est malheureusement une (mauvaise) habitude courante …
MeLL + Oshen - 27-28 avirl 2006 - La Poudrière (Rochefort) Oshen/MeLL
27 et 28 avril, soirées gratuites à la poudrière : première partie, pièce de théâtre signée la cie vernisseurs mise en scène par Thierry QUITTE.
Première soirée
MeLL arrive : "Vous avez payé très cher pour venir me voir ce soir, merci...".Stupide la brunette ? Si l'on en croit l'inscription sur son tee-shirt...outre cela, plutôt .../...
Oshen/MeLL
27 et 28 avril, soirées gratuites à la poudrière : première partie, pièce de théâtre signée la cie vernisseurs mise en scène par Thierry QUITTE.
Première soirée MeLL arrive : « Vous avez payé très cher pour venir me voir ce soir, merci… ».Stupide la brunette ? Si l’on en croit l’inscription sur son tee-shirt…outre cela, plutôt lucide. Les mots, la guitare et les vents sont là, le public suit et la salle est presque pleine. 'Voiture à pédale', 'Même pas peur', les titres s’enchaînent et MeLL se déchaîne. Imposante et époustouflante la lorraine qui ne se laisse pas marcher sur les pieds ! Elle qualifiera d’ailleurs l’ensemble des têtes présentes de : « meilleur public gratuit » !!
2ème soir :
un public toujours présent à l’appel et une blondinette nommée Oshen que l’on pourrait croire timide. Les apparences sont souvent trompeuses. La chanteuse, danseuse, comédienne, en parfaite harmonie avec ses trois musiciens (ils forment vraiment un groupe) nous livre un show étonnant. En attendant Jim qui n’arrivera pas, la parisienne que Marseille a adopté nous chante ses origines avec le titre : 'Les Marseillais'. Dotée d’un talent d’imitatrice impressionnant, en effet elle fait aussi bien l’algue que le plancton ou la parisienne, son concert est vraiment un one man show en chanson. La poétesse qui parle de tout mais pas comme les autres a ravi tout le monde ce soir.
Ces deux soirées placées sous le signe de la féminité se sont avérées hautes en talent. « Un pied en pleine face » à ceux qui penseraient que les filles ne sont pas faîtes pour la musique.
Maniacx + 13 en place + Assoumani + Mell + De La Colline + Les Rats sCassent + Kabu ki Buddah - 30 juillet 2004 - Festival des Collines, St Julien le Montagnier Il est 8h du mat, à tout casser, et déjà la tente se transforme en sauna, et c'est dégoulinant que j'en sort pour accepter une bière bien fraîche des voisins qui eux ne se sont pas encore couchés. La journée sera rude...
Départ d'expédition à la recherche d'un point d'eau et d'un peut d'ombre vers le lac d'Esparon, après mettre trompé de chemin, .../...
Il est 8h du mat, à tout casser, et déjà la tente se transforme en sauna, et c’est dégoulinant que j’en sort pour accepter une bière bien fraîche des voisins qui eux ne se sont pas encore couchés. La journée sera rude…
Départ d’expédition à la recherche d’un point d’eau et d’un peut d’ombre vers le lac d’Esparon, après mettre trompé de chemin, je croise des vttistes qui hallucinent de voir ma Clio perdu dans la colline, et après un début de communication sur l’endroit ou pourrait être le lac, ils nous rembarrent en nous disant qu’ils ne parlent pas français (c’étaient des allemands) et que de toutes les façons ma Clio ne pourrait pas descendre jusqu’en bas vue l’état du chemin…
J’aurais du les écouter, me disais-je sur le parking du festival, entrain de mettre des canettes de bières sous le carter de ma voiture pour récupérer l’huile qui en sortait (faut pas polluer !!!), quelque minute plus tard c’est la dépanneuse qui emmenait mon fidèle destrier blessé profondément… Eh Merde !!!!
Il est 14h, je n’est pas eu l’impression de dormir ce soir, mais la sieste n’est pas réalisable, c’est un 38° qu’affiche le thermomètre, et je suis sur qu’il ment…Je n’est jamais eu autant l’impression de toutes ma vie d’être un morceau de viande que l’on cuit à l’étouffer tout doucement.
L’après midi sera une fièvre, et ce n’est que vers 19h que l’on a l’impression que cela peut s’arrêter.
Nous sommes vendredi, et les camions de sons qui arrivent en klaxonnant se font de plus en plus nombreux, il y aura du monde ce soir…
Echaudés par la queue de 1h30 que j’avais fait l’année dernière, nous allons retirer nos places en début de soirée et faire un petit tour.
Maniackx + 13 en place ont commencé sous le chapiteau, c’est sympa, une sorte de fanfare avec un groupe rock, la basse est remplacé par un tuba, les sonorités bien que connus, surprennent par des mises en places assez originales.
Dehors Assoumani essaye de réveiller le festival à grand coup de rythme africain, le monde commence à rentrer, et à grand renfort de danseuses, de percussionnistes qui frappent comme des sourds, et de cris de ralliement, Assoumani remplis sa mission d’apéro dansant, même si je me dis qu’à l’instar de Torpedo deluxe ou des bosinaires de nissa, ils auraient put mettre encore plus le feu en étant avec nous et non pas sur la scène.
Surtout que l’ambiance est assez spéciale, je me suis permis de nommer ce vendredi le MDMA Day, en effet, on en trouvait de partout, c’est ce que tout le monde voulaient, et c’est ce que tout le monde prenaient, jamais vue autant de personnes aussi peace de ma vie, tout le monde avaient le sourire, même le festival avait l’air d’être sous MDMA, la terre entière avait l’air d’être sous MDMA (moi je n’en ai pas pri, et franchement il y avait tant de monde sous effet que l’empathie gagnait les « non-mdmahisé »).
Juste le temps de rater Mell, je croise le publics qui en sort, et tout le monde après le concert, est du même avis : c’est une future « grande », beaucoup de charisme, une présence sur scène, un style inclassable tout en passant par toutes les musiques que nous connaissons, il faudra que je me fassent mon avis, mais il est rare de rencontrer des artistes qui comme ce soir se mettent tout le public dans la poche alors que personne ne la connaissait avant.
Bon retour à la grande scène pour une grande partie de la soirée, j’apprend qu’Ektola et la BB aurait splitté dans la semaine, bizarre !?! Du coup ce sont les Rats s’Cassent qui les remplacent au pied levé, pour une soirée intitulé par Aram « Joyeux Bordel Varois ».
En effet le programme sera le suivant : De la Colline, Les Rats s’cassent, De la colline, Les rats s’cassent et enfin De la colline/Les Rats s’cassent. Les musiciens des deux groupes se connaissent, s’apprécient, et cela se sent sur scène, morceaux des uns repris part les autres et vice versa, vus que ce sont les seul groupes du soir, ils joueront pratiquement tout leur titre depuis leur début (style un Skapitalistes de feu pour de la co), et finiront part un grand bœuf interminable tous ensemble, il y a eu quelque plan qui justifierait même un collaboration future, style un grand groupe « Les Rat s’Cassent de la Colline »…
Un petit détour sous le chapiteau pour voir les Kabu Ki Buddah, inclassable musicalement, c’est une batteuse, un guitariste/bassiste, un trombone, un esprit très Punk pour un style très personnel, dansant, mélancolique, haineux, rigolard tout ça des fois en même pas 2 minutes !
Le son n’était pas super, mais ça rentrer aussi dans le délire, en fait Kabu ki buddah me ferait dire d’eux qu’ils sont punk mais pas seulement au niveau musical, sa transpire le punk tout en étant pas un combo punk de base (cela serait limite réducteur pour eux).
Il est 4h du mat, les bosinaires de nissa n’ont pas sommeil et renvoient la sauce sur le festival, pour ma part, comme toutes les années je vais faire mon tour dans le parking « Excités » (nous dormions sur le parking « Calme »), de plus en plus glauque toutes les années, je me demande quand tous ces pitres qui viennent au festival tout en disant « c’est trop cher 15€ pour rentrer ! » et puit passent facilement 100€ en achat de matos pour se défoncer, arrêteront de venir nous casser les couilles à faire leur cake, franchement je connais des « Tribe », et jamais de la vie ils iront se perdre à St Julien juste pour squatter sur un parking, prendre du matos, et cracher sur les festivaliers alors qu’il y a des Teckos de partout en Europe…enfin chacun son truc…
Bon c’est un peut véner, (j’lai pas prit l’Mdma !), que je retourne à ma tente, pour essayer de dormir les 2h qui s’annoncent encore fraîche avant que la rôtissoire ne se mette en marche. Réagir à cette critique